Le blog de Manu

Le blog d’un neo-libraire post-truqué

Des donuts en France…

Quelques temps après être rentré d’Espagne, il y a deux ans, je me suis rendus compte de la pauvreté de notre pays, pauvreté culturelle, culinaire, pauvreté des couleurs, pauvreté. En effet, après m’être gavé de succulents donuts pendant près de dix jours pour quelques euros les 6, impossible de retrouver ce goût fantastique, cette impression de gras, ces superbes couleurs.

Depuis quelques jours, certains activistes veulent que tout cela change, veulent que les donuts soient trouvable partout, pour tous ! Ainsi une pétition pour l’ouverture de Dunkins Donuts court sur le web, signez la vite !

Du manque de posts et du manque de temps.

http://blog.deluxe.fr/wp-content/uploads/2007/09/chat-dort-10.jpgDepuis quelque semaines, aucun post n’apparait sur ce blog, cette situation est intolérable et je compte bien y mettre un terme le plus rapidement possible ! Mais j’ai des excuses, certes peu recevables, et que seul les plus assidus méritent, mais je me lance tout de même :

  1. il fait beau, bien trop beau pour rester enfermer et blogger
  2. je suis beaucoup parti à Paris ces derniers temps
  3. j’avais beaucoup de boulots dût à un bug informatique dans mon entreprise
  4. je déménage, il y a donc eu la recherche d’appart’ et maintenant les cartons
  5. j’ai la flemme

J’espère que celà vous suffira. Et je vous promet (je ne dis pas que je tiendrais cette promesse) des posts bien plus réguliers.

Sinon, qu’avez vous lu dernièrement ? Pour ma pars, je viens de finir le roman de Rouillan, La part des Loups et c’était sympatique, sans être particulièrement original, je conseille tout de même, ça reste raffraichissant.

De la journée sans CSS

Aujourd’hui le blog est un peu étrange, ne vous en faite pas, tout est normal.

Les fichiers RSS sont désactiver pour la CSS naked day qui veut promouvoir les standars web. Celà ne dur que 24 heures, et c’est pour la bonne cause, peut-être qu’un jour tous les navigateurs réagirons de la même façon pour un même code source. Les innovations se concentrerons alors sur de nouvelles fonctions et une meilleur expérience utilisateur.

De la police dans les lycées

Les lycées et les lycéens essayent depuis quelques semaines de sauvegarder leurs acquis et leurs quelques profs. Ils essayent également de sauver le BEP/CAP, dernier maillon professionnel de l’enseignement.

Pour se faire, comme leurs ainées, ils bloquent leurs lycées, et essayent de se faire entendre par les manifestations. Sans droit de grève, et rée préjudice économique, c’est les seuls moyens qui leurs restent pour se faire entendre.

Les forces de l’ordre et leurs commanditaires, l’état donc, ne l’entend pas de cet oreille, et n’hésite pas à user de la force pour les déloger… à l’heure de Youtube et Dailymotion, les vidéos sont vite sur internet et l’impunité de la violence gratuite de l’état ne peut plus exister.

Découvert sur rue 89

une vidéo montrant la violence habituelle en France et ailleurs…


De l’affaire Olivier Martinez et Fuzz.

Le verdict vient de tomber, alors qu’Olivier Martinez avait assigné en justice Fuzz pour violation de sa vie privée suite à un lien vite tombé dans les méandres du système web 2.0. Eric Dupin vas devoir payer 1000 euros de dommages et intérêts ainsi que 1500 euros de frais.

La liberté d’expression est aujourd’hui un peu plus entaché, le simple faite de faire mention d’une information, si cette dernière est jugée illégale, est passible d’une amande.

Ne parlons plus de rien, ne lions plus d’informations, attendons d’être sur que l’information n’est plus érronée, sinon, qui sais, nous subirons peut-être le même sort qu’Eric Dupin.

Quand à moi, promis, je n’irais plus voir un seul film avec Olivier Martinez, j’espère que les producteurs m’entendrons…

Des coûts de la librairies et de l’édition, première partie

money....Souvent, la réaction des gens m’étonne, quand cela touche mon métier ou mon futur métier, j’ai une forte envie d’expliquer le vrai et le faux, dénoncer les idées reçues et remettre la vérité en place.

Aujourd’hui, une réaction m’a surprise, affirmant que les éditeurs s’en mettait plein les fouilles, après discussion, il s’avérait que les vrais profiteurs étaient les libraires… remettons donc les choses à plat, et déjouons les contre vérités.

La vérité sur ce que gagne un éditeur.

Pour cette première partie, intéressons nous au premier maillon de la fabrication d’un livre : l’éditeur (après l’auteur bien entendu).

Tout d’abord, les éditeurs gagnent environ 45% du prix d’un livre, 35% allant au libraire et 20% aux diffuseurs/distributeurs.

Sur ces 45%, l’éditeur doit payer, bien entendu et souvent avec une joie non dissimulée, l’auteur à la hauteur d’environ 1€ par ouvrages, pour un livre à 20€. L’imprimeur facture quand a lui environ 2 euros pour un petit tirage par livre, 1 euro pour un très grand tirage. Tous les coûts extérieurs sont maintenant payés, il reste à l’éditeur 6 euros sur chaque livre. Il lui faut maintenant payer la PAO, le maquettiste, les locaux, le personnel, les salons et autres frais fixes, la gestion et le stockage du stock et surtout, surtout, la prise de risque pour les autres livres. Sachez que la plupart des frais engendrés tombent avant la vente du livre et qu’il faut environ la moitié de vendu pour rentabiliser un livre. Autant un best seller peut rapporter des milliers d’euros, autant la majorité des livres se vendent en plusieurs années, et donc sont déficitaires pour plusieurs printemps. À cela rajouter les retours des libraires, facturé environ 2€ pour les pilonnés (et donc perdre le bénéfice possible).

Pour tourner convenablement, une maison d’édition à besoin d’une centaine de titres minimum, dont quelques un qui se vendent très bien. Editeur est un métier précaire, jusqu’à un certain nombre de succès, et peut, si vous vous appelez Hachette, Gallimard ou Editis rapporter énormément (bien que cela soit incomparable avec diffuseur/distributeur).
Creative Commons License photo credit: martha madness.

De la flemme le dimanche (9)

J’ai ri…


YouTube Direkt

De la droite et des medias…

Deux affaires déplorables ont eu lieu dans la politique française ces derniers jours, deux affaires où les médias ont été pris à partie, où les journalistes ont été violentés et où l’on a essayé d’empêcher d’exercer leur métier.

La première affaire est la moins importante, mais est tout de même révélatrice de l’attitude de certaines personnes de droite vis-à-vis de la liberté d’expression : les caméras de la chaîne de télévision sur internet latelelibre.fr se sont invité à une conférence publique de Rachida Dati. Alors, les jeunes de l’UMP ont tout fait pour empêcher à ces journalistes de faire leurs boulots : bousculades, cris, obstruction du champ… Pourquoi cette chaîne plus qu’une autre ? Sûrement car elle diffuse ce que disent les candidats, sans tronquer les petites choses qui peuvent déplaire.

La seconde affaire est infiniment plus grave, une journaliste de France Inter s’est vue bousculer violemment et encercler par quelques molosses lors d’une réunion publique d’un ami de Sarkozy : Dassault, qui se représente comme maire dans une ville. A la fin de la conférence, après s’être présenté, Pascale Pascariello à oser poser quelques questions gênantes sur la gestion de la ville, bien mal lui en a pris, les gardes du corps de Monsieur Dassault et les militants ne l’entendaient pas de cette oreille et ne se sont pas privés de lui faire comprendre physiquement.  Pour lire le récit de son affaire, c’est sur rue 89 ainsi que pour écouter son témoignage.

De la mise à jour papier.

Car ça change un peu, que c’est une bonne initiative et que c’est marrant. Aujourd’hui une note écrite sur du vrai papier, pas sur un pauvre ordinateur. Merci à Gérant d’Estrade pour l’idée originale.

mise à jour papier

De nouveaux moyens de lecture ? (ou la supercherie de l’e-book.)


Hier matin j’entendais sur France Inter (oui, le matin j’écoute France Inter, il n’y pas de mal à ça) que le format papier était en passe de devenir obsolète au profit du livre électronique (mettre des paillettes et tout et tout). Les arguments sont plutôt bon, il faut l’avouer : plus besoin de payer ces saletés d’imprimeurs et de diffuseurs, les seuls frais résiderons dans la mise à disposition du livre via internet, les prises de risques pourrons être plus importantes (comme si les quelques milliers de livres sortant chaque années ne suffisaient pas…) et donc plus d’auteurs publiés, les gens pourrons lire partout (je n’ai pas vraiment compris l’argument, un livre de poche tient mieux dans la poche qu’un de ces Kindle…) et surtout on nous promet la fin des bibliothèques encombrantes !

Reste que ma bibliothèque encombrante est un élément de décors chez moi, que mes livres tiennent déjà en poche, que je n’ai pas internet partout, mais que je lit où je veux et vu que je ne sais jamais quel livre je vais consulter avant de le prendre en main… Et surtout je ne peux déjà lire toute la production, j’aime qu’il y ait un petit tri en amont du lecteur… Alors le livre électronique, utile ? Pas tant que ça !

Et surtout, voyons les choses en face : en 1999 on nous le promettait déjà ce livre électronique, le livre de l’an 2000, on disais déjà que d’ici peu, tout le monde en aurais un chez soi, que le livre était obsolète… je n’en ai encore jamais vu dans la rue, et pourtant j’habite une grande ville…

Le Kindle, le futur du livre ? Non, vraiment je ne pense pas…

Creative Commons License photo credit: Brian Vallelunga

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