Nouvelle tête, nouvelle peau.
Juste un petit billet pour vous signifier ce que vous avez déjà tous vu : le blog à changer d’apparence. Je ne sais pas si cela va vous plaire, en tout cas, moi ça me plait, et c’est déjà pas mal. Mais si vous avez deux ou trois trucs à changer, j’écoute.
Une éducation libertine de Jean-Baptiste Del Amo
La rentrée littéraire fut une fois de plus très riche, de nombreux ouvrages ont été écrits, publiés et lus. Parmi la foultitude de livres, bon ou mauvais, j’ai jeté mon dévolu sur quelques-uns. Après Boutès, dont je ne ferais pas de chronique ici, j’ai osé lire le premier roman de Del Amo. Je dois dire que le titre, Une éducation libertine n’y est pas étranger.
Gaspard est un jeune homme venu de son Quimper natal à Paris pour échapper à son histoire naissante et passablement chiante : un père violent et une mère méchante. Le petit Gaspard découvre vite la capitale, sale et incommodante. Une éducation libertine sera l’histoire de son ascension. Comme le dit la 4e de couverture, on a le droit à un récit initiatique, tout est alors résumé.
De libertin, on aura en réalité que le titre, et la quatrième de couverture, ne vous attendez pas à trouver du cul de partout, les scènes de sexes sont rares et très superficiels, et c’est bien dommage ! Ne vous attendez pas non plus à découvrir comme Gallimard veut vous le faire croire un héros libertin, vous serez bien déçu.
La seule force véritable de cet ouvrage est son style cru et dur — surtout dans la première partie —, qui va parfois loin dans le dégoût du Siècle des lumières, la rue est sale, grasse et gluante et on vous le fait comprendre. Cette recherche des mots-chocs donne parfois une impression de trop, trop lourd, trop sale, et le style tombe alors à l’eau…
Cette histoire libertine, qui n’en est pas réellement une vous permettra de passer un peu de temps si vous avez lu tout ce qui est sorti ces 200 dernières années, sinon, vous pouvez passer votre chemin, l’intérêt est tout de même très limité, et les 400 pages, même si elles se lisent relativement rapidement ne valent pas vraiment le temps consacré.
Mon avis, parce que j’en ai envie : Un livre sympathique, sans plus, qui ne mérite pas les heures passées dessus, sauf si vous êtes fan du style parfois un peu lourd ou de la période, tout de même bien contée. Un petit 6/10 s’impose.
De la flemme le dimanche (12)
Avez vous déjà vu ? Ah ah ah…
La fin de la presse ou le début de la paresse !
Tous les jours, j’écoute la radio le matin, histoire de connaître les nouvelles de la nuit. C’est important l’information, et cette habitude journalière me procure un pur moment de bonheur. Enfin, pur, je vais peut-être trop loin, des fois l’information est banale, inintéressante, mais je m’égare. A la suite de ça, je consulte régulièrement les informations sur internet, je suis alors toujours au courant des choses de ce monde. Et de temps en temps, j’achète un journal quotidien. Cette dernière action m’est plus régulière lorsqu’il se passe quelque chose de réellement intéressant dans le monde, laissant les journaux les moins bons s’occuper de ces chimères que sont les faits divers.
Ce matin, lorsque j’écoutais avec attention mon petit déjeuner et ma radio, j’entends que les quotidiens vont droit dans le mur, plus personne n’achète Le Monde, Le Figaro, Libération, La Croix ou encore l’Humanité. Les fautifs sont vites désignés, ce sont bien entendu les journaux gratuits que l’on vous oblige à prendre et internet. Ces deux coupables idéaux sont à la presse ce que les jeux vidéos sont au crime : des prétextes.
Les gens préfèrerais lire des nouvelles rapides et gratuites que longues et payantes… oui, la presse gratuite et internet permet en effet de toucher de nouvelles personnes, des gens qui auparavant s’informais par la télévision et la radio, aujourd’hui ils lisent également, doit on s’en offusquer ? La vraie question n’est pas de savoir qui lit ces journaux gratuits mais pourquoi. Un manque de temps, c’est certains, une demi-heure de transport permet de lire la quasi-intégralité d’un 20minutes, et deux pages du Monde. Un manque d’argent, c’est également sur, 1€30 pour un journal c’est clairement trop chère, la barre psychologique de l’euro étant passé.
Mais que faire alors ? Baisser le prix des journaux ? Faire des articles plus courts ? Houlà, non, malheureux ! Cela ne ferais que renforcer la concurrence avec les gratuits et internet, et dans ce cas, ces derniers voleront des parts à nos adorés journaux, ce qu’il faut faire c’est tout le contraire : laisser plus de temps aux gens et augmenter leur pouvoir d’achat.
On me dit que c’est impossible… ?

