Deux affaires déplorables ont eu lieu dans la politique française ces derniers jours, deux affaires où les médias ont été pris à partie, où les journalistes ont été violentés et où l’on a essayé d’empêcher d’exercer leur métier.

La première affaire est la moins importante, mais est tout de même révélatrice de l’attitude de certaines personnes de droite vis-à-vis de la liberté d’expression : les caméras de la chaîne de télévision sur internet latelelibre.fr se sont invité à une conférence publique de Rachida Dati. Alors, les jeunes de l’UMP ont tout fait pour empêcher à ces journalistes de faire leurs boulots : bousculades, cris, obstruction du champ… Pourquoi cette chaîne plus qu’une autre ? Sûrement car elle diffuse ce que disent les candidats, sans tronquer les petites choses qui peuvent déplaire.

La seconde affaire est infiniment plus grave, une journaliste de France Inter s’est vue bousculer violemment et encercler par quelques molosses lors d’une réunion publique d’un ami de Sarkozy : Dassault, qui se représente comme maire dans une ville. A la fin de la conférence, après s’être présenté, Pascale Pascariello à oser poser quelques questions gênantes sur la gestion de la ville, bien mal lui en a pris, les gardes du corps de Monsieur Dassault et les militants ne l’entendaient pas de cette oreille et ne se sont pas privés de lui faire comprendre physiquement.  Pour lire le récit de son affaire, c’est sur rue 89 ainsi que pour écouter son témoignage.