De l’affaire Olivier Martinez et Fuzz.
Le verdict vient de tomber, alors qu’Olivier Martinez avait assigné en justice Fuzz pour violation de sa vie privée suite à un lien vite tombé dans les méandres du système web 2.0. Eric Dupin vas devoir payer 1000 euros de dommages et intérêts ainsi que 1500 euros de frais.
La liberté d’expression est aujourd’hui un peu plus entaché, le simple faite de faire mention d’une information, si cette dernière est jugée illégale, est passible d’une amande.
Ne parlons plus de rien, ne lions plus d’informations, attendons d’être sur que l’information n’est plus érronée, sinon, qui sais, nous subirons peut-être le même sort qu’Eric Dupin.
Quand à moi, promis, je n’irais plus voir un seul film avec Olivier Martinez, j’espère que les producteurs m’entendrons…


mars 31st, 2008 at 0:45
Quand l’avocat d’Eric Dupin dit que c’est comme si on condamnait le marchand de journaux d’avoir mis en rayon un magazine dans lequel figurent des propos diffamatoires, c’est tout à fait ça.
Personnellement je ne m’explique pas ce jugement. Au-delà du fait qu’il est dangereux pour le web, il est profondément illogique. Le juge n’a apparemment pas saisi l’aspect “automatique” des mises à jour de Fuzz. S’il s’agit d’une méconnaissance du sujet, alors c’est grave : une justice qui ne statue pas en connaissance de cause…
Parce que finalement, quelle différence y a-t-il entre l’article (source entrée par un internaute extérieur) et un commentaire de blogs ? Celui qui voudra faire condamner un blogueur n’aura qu’à calomnier tel acteur pour que l’hébergeur, désormais considéré comme éditeur, soit puni ?
Ce verdict n’a décidément aucun sens.
Et ne parlons pas des methodes… les tentatives de règlement à l’amiable d’Eric Dupin sont restées lettre morte. Une histoire d’argent quoi. Pour 1000 euros de dommages et intérêts…