Nicolas n’en finit pas d’essuyer les plâtres, après avoir vu sa côte de popularité dégringolée pour cause de pouvoir d’achat trop faible et de promesses non tenues, après avoir perdu encore quelques points suite à sa charmante histoire avec Carla Bruni, voilà que le nouvel observateur en remet une couche et sort de son téléphone un texto qui affirme que Sarkozy aimerait encore Cécilia

C’en est trop pour Sieur Sarkozy, qui décide de porter plainte contre ce journal plein de mensonges. Nouveauté tout de même, il porte plainte au pénal, chose qui ne s’était pas vue depuis… plus de trente ans.

En dehors du fait que la politique française est aujourd’hui plus préoccupée par les déboires amoureux de Sarkozy et qu’elle se métamorphose petit à petit en série de l’après-midi sur l’une des chaînes hertziennes, il est intéressant de voir comment Nicolas Sarkozy change du tout au tout la donne vis-à-vis des médias.

Le véritable problème d’une plainte au pénal contre un média est tout simplement l’histoire des sources… Si une plainte est déposée, surtout pour usage de faux, la meilleure réplique est de donner une source, or les médias se doivent de les protéger, histoire d’en avoir encore quelques-unes dans deux mois.

Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy décide en connaissance de cause (il est président de la République française, tout de même) de jouer à un jeu relativement dangereux : le risque de voir les médias être plus méfiants et de ne publier que les informations où ils ne courent aucun risque. Au revoir, donc, liberté de la presse et bonjour l’impression dictatoriale.

Je ne vois pas d’issues positives à porter plainte contre un groupe de presse… qui arrivera peut-être à se justifier, et là, le président devra réagir comme n’importe quel citoyen et expliquer ce mensonge. Je ne doute pas qu’il ne le fasse pas…

Il y a d’ailleurs un sujet et une discussion intérressante à ce sujet sur le blog de clair de lune.

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