Guy Debord racheté par la société marchande.
écrit par Manu dans Actu le 17-02-2010
Mots-clefs :BNF, debord, etat
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Guy Debord, l’heureux auteur de la société du spectacle ou du fameux In girum imus nocte et consumimur igni doit se demander ce qui ne va pas. Lui qui a toujours été conchié dans les sphères politiques et intellectuelles de son vivant (voir les considérations sur l’assassinat de Gérard Lebovici ou encore cette mauvaise réputation) est aujourd’hui autant adulé qu’il à été par le passé détesté. Passons sur les différentes expositions qui devaient lui rendre plus ou moins hommage, au centre Pompidou, entre autres et venons-en à des choses plus actuelles : la vente par Beckher-Ho des archives de l’écrivain situationniste.
L’université de Yale se portait acquéreur de ces quelques manuscrits, lettres et autres écrits qui encombraient depuis plus de quinze ans la maison de la veuve Debord pour quelques millions de dollars. L’État français ne voulant pas voir partir l’un de ses auteurs majeurs se décide à classer le fruit de la vente trésor national et à faire jouer son droit de préemption. Manque de chance, la crise passe par là, c’est pas donné, la nation n’a plus d’argent, la vie est dure et l’on doit se serrer la ceinture, les 200 mécènes invités par la BNF ne sont pas tellement intéressés, que faire ?
Nouvelle idée du ministère de la Culture : un appel au mécénat avec à la clé 90% de réduction d’impôts ! Debord aurait aimé, c’est certain, être racheté par ce qu’il à toujours combattu : la société spectaculaire marchande.










