À lire.

Les Belles américaines

Lire la suite

Bon, j’avais prévu de publier une review par semaine mais devant les attaques de mes détracteurs je me sens obligé de parler des auteurs afro-américains sinon Obama m’envoie la CIA, et SOS Racisme me colle un procès. Je pourrais pousser plus loin et impliquer des auteurs ayant écrit...

Nous suivre par RSS ou e-mail

Le Seuil s’engage à sauver la librairie indépendante

écrit par Jean-Mi dans Actu, Librairie -edition le 04-09-2011

Mots-clefs :, ,

0

Article écrit par Jean-Mi.

Scoop ! Le président du Seuil, Olivier Bétourné, a annoncé ce vendredi dans un article au Monde, qu’il fallait sauver les librairies indépendantes.

Une récente analyse du SLF (Syndicat de la Librairie Française, protecteur entre autre de la Loi Lang sur le prix unique du livre) et du ministère de la Culture, révélait que le chiffre d’affaires des librairies indépendantes avait trop baissé depuis 2003. Pourtant, Oliver Betourné, P-DG du Seuil, a conscience qu’en 30 ans les librairies françaises ont moins souffert qu’ailleurs. Grâce, bien sûr, est rendue à MM. Lang et Lindon (respectivement, en 1981, ministre de la Culture sous Mitterrand et patron des éditions de Minuit, qui ensemble avaient créé la loi dite « Lang »). Mais si le livre est sauvé en France à l’inverse des Etats-Unis, c’est au détriment des libraires eux-mêmes, ces petits commerçants pleins encore d’idéaux de gauche, qui essuient toujours les pots cassés, surtout les deux dernières années. Il paraitrait que les libraires ne se paieraient plus, affirme presque M. Betourné. Je ne veux pas paraitre cynique, mais c’est vrai, je confirme ce qu’a dit M. Betourné, les patrons des petites librairies, face à des charges trop élevées, ne se paient que difficilement, et n’embauchent plus de jeunes et dynamiques libraires pour réceptionner les livres et aider les samedis.

Loin de se faire défenseur passif des commerçants du livre, Oliver Betourné déclare qu’il prend les choses en mains. Conjointement à son diffuseur Volumen, il va mettre en place au sein du Seuil,  trois actions immédiates. Scandant un appel aux autres éditeurs de faire comme lui, il rappelle quelle a été l’aventure de la création en 1988 de l’Adelc (Association pour le développement de la librairie de création), par Gallimard, Le Seuil, La Découverte et Minuit, qui aujourd’hui fait encore recette, bon nombre de librairies n’auraient pu s’ouvrir sans elle.

Le Seuil reverra donc les Conditions Générales de Ventes faites aux libraires, pour leur permettre de se payer un peu mieux, une meilleure gestion des flux entre libraires et éditeurs, afin de ne plus faire trop de retours, surcharge de travail pour le libraire et coût énorme pour l’éditeur, de représenter clairement Le Seuil dans ses rayons en gardant un fonds minimum de son catalogue, de mettre en avant les nouveaux auteurs (à ne pas confondre avec le « nouveau roman »…) et ce qu’il appelle curieusement la « littérature de création » (sans doute la vraie littérature, pas les trucs en pile à l’entrée du magasin), et une remise au point des systèmes de commercialisation du livre (peut-être parle-t-il des frais de ports, des coûts des transporteur ? Peut-être veut-il développer les GIE aux quatre coins de Paris et des régions ?)

Rappelons simplement deux choses à mettre face à face dans cet article. Les éditions du Seuil, comme son diffuseur Volumen, appartiennent intégralement au groupe La Martinière. Rappelons que La Martinière s’est fourvoyée récemment auprès de Google, mais c’est une autre histoire. La Martinière, dont nous savons qu’il a eu de gros problèmes pour être accepté lors du rachat du Seuil en 2004 : beaucoup de mécontentements, beaucoup de départs. Nous pouvions nous demander : où vont les éditions du Seuil ? Et pourtant, l’intervention de son P-DG semble lui redresser la tête.

N’oublions pas, pour Le Seuil, qu’il était capable véritablement, d’aider à l’ouverture de librairies, hors Adelc. Il avait en quelque sorte été garant de l’ouverture d’une librairie, en proposant ses fonds de catalogue en dépôt (à savoir, le libraire paye le livre quand celui-ci est vendu) ou avec des échéances de paiement plus qu’alléchantes (à un an, si ma mémoire ne défaille pas). C’était le cas pour une chouette librairie parisienne : La Friche Librairie, rue Léon Frot dans le 11ème, métro Charonne.

Allez-y gaiement, pour sauver la librairie indépendante, et passez-leur le bonjour, à Manu, Marie et Guillaume, de la part de Jean-Michel de Carcassonne.

Pour lire l’article original d’Oliver Bétourné dans Le Monde, cliquez ici.

Partager cet article :
  • email
  • Facebook
  • Twitter
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Netvibes
  • Wikio FR
  • Add to favorites
  • Print

Billets en rapport :

Écrire un commentaire