À lire.

du sang et de la sueur et de la poussière

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L’auteur Cormac McCarthy, coulant ses vieux jours à Santa Fe, se débarrasse actuellement de sa vieille machine à écrire acquise il y a 45 ans dans un dépot-vente et avec laquelle il écrivait encore hier. Il voit aussi son œuvre littéraire adaptée au cinéma avec La Route (sortie hier...

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Guy Debord racheté par la société marchande.

Posted by Manu | Posted in Actu | Posted on 17-02-2010

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guydabordGuy Debord, l’heureux auteur de la société du spectacle ou du fameux In girum imus nocte et consumimur igni doit se demander ce qui ne va pas. Lui qui a toujours été conchié dans les sphères politiques et intellectuelles de son vivant (voir les considérations sur l’assassinat de Gérard Lebovici ou encore cette mauvaise réputation) est aujourd’hui autant adulé qu’il à été par le passé détesté. Passons sur les différentes expositions qui devaient lui rendre plus ou moins hommage, au centre Pompidou, entre autres et venons-en à des choses plus actuelles : la vente par Beckher-Ho des archives de l’écrivain situationniste.

L’université de Yale se portait acquéreur de ces quelques manuscrits, lettres et autres écrits qui encombraient depuis plus de quinze ans la maison de la veuve Debord pour quelques millions de dollars. L’État français ne voulant pas voir partir l’un de ses auteurs majeurs se décide à classer le fruit de la vente trésor national et à faire jouer son droit de préemption. Manque de chance, la crise passe par là, c’est pas donné, la nation n’a plus d’argent, la vie est dure et l’on doit se serrer la ceinture, les 200 mécènes invités par la BNF ne sont pas tellement intéressés, que faire ?

Nouvelle idée du ministère de la Culture : un appel au mécénat avec à la clé 90% de réduction d’impôts ! Debord aurait aimé, c’est certain, être racheté par ce qu’il à toujours combattu : la société spectaculaire marchande.

La meilleure part des hommes de

Posted by Manu | Posted in Livres | Posted on 13-02-2010

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tristan garcia la meilleure part des hommesParis n’est pas exclusivement un musée géant, ni un bar à pute. Non, pas seulement, ce fut aussi le théâtre de la communauté gay dans les années 80-90, pour s’effacer lentement mais sûrement les années suivantes. Le quartier mythique du marais n’est aujourd’hui plus qu’un ensemble de bistrots et restaurants pour bobos où se retrouvent les hommes amoureux d’autres hommes. Tristan Garcia veut nous raconter par le biais de quatre personnages d’un milieu révolu l’histoire du véritable Paris gay, celui d’il y a quinze ou vingt ans. Non, le jeune auteur ne l’a pas vécu, mais il est suffisamment renseigné et n’hésite pas, avant même que le livre ne commence à nous avertir : « Les personnages de ce roman n’ont jamais existé ailleurs que dans les pages de ce livre. » mais que s’ils nous semblent pourtant si proche de personnes réelles c’est que « plongés dans des situations parfois comparables, personnes et personnages n’agissent pas autrement. ».
La meilleure part des hommes n’est pas un essai, mais bien un roman de fiction, nous voilà tout de suite rassurés. Nous suivrons Élisabeth, femme travaillant dans les pages cultures de Libé et (trop ?) proche du milieu gay. Elle connaît tous les grands penseurs de la société homosexuelle parisienne : Willy, un jeune paumé qui se fera une joie de détruire ce qui l’a construit ; Dominique, la figure du père pour le jeune Willy et patron d’un certain Stand-Up (hum…) apôtre de la prévention sur le SIDA et enfin l’amant de la journaliste, Leibowitz, ancien gauchiste passé de l’autre côté de la barricade et qui finira par soutenir Chirac puis Sarkozy.
Tristan Garcia ne se concentre que sur les personnages antagonistes de Dominique, le patriarche et de Willy, le jeune fou ne voulant que la destruction des institutions, tout en ne tournant qu’autour de la narratrice. La haine de Willy pour Dominique l’amènera bien entendu à sa perte alors que ce dernier renait de ses cendres. Une épopée qui n’a rien d’original, mais l’intérêt de ce premier roman n’est pas là, les véritables héros ne sont autre que le SIDA et les années folles pour la communauté gaie parisienne. Essayant de nous plonger dans les coulisses d’un milieu, qui — comme tous les milieux — fascine et nous permettant d’accepter une histoire N’AYANT de sens et d’intérêt que par son existence, le lecteur y croit sans réellement être convaincu, un peu comme un reportage sur M6. Nous sommes au plein cœur d’un environnement dur, où tous les coups bas sont possibles, où les gentils sont méchants et où les méchants sont gentils, mais où l’ensemble est totalement cloisonné, où tout le monde est à SA place. La psychologie des personnages n’existe pas vraiment, ils ne sont qu’une fonction : le type qui retourne sa veste, le papa rassurant et garant de la bonne morale et le jeune fou se détruisant tout en brisant les personnes autour de lui. Le sujet avait tout pour plaire, le tout est d’ailleurs plutôt réussi. Ne manque qu’un peu d’éclectisme.
Tristan Garcia choisit pour nous conter cette histoire un rythme rapide, entrecoupé sans arrêt par un chapitrage trop imposant cassant la construction du roman. Le choix n’est pas anodin et renforce le côté télévisuel du roman, nous rappelant que oui, ce livre est une fiction, qu’il ne raconte pas la réalité, comme il nous avait prévenus dès le départ. Reste que ce rythme gâche parfois le récit, nous empêchant de nous y plonger totalement, de ressentir ce qu’éprouvent les protagonistes. Il aurait peut-être été bon de laisser quelques fois l’action brute de côté pour nous émouvoir, pour comprendre, pour nous interpeller.
La meilleure part des hommes est une satisfaisante introduction à un milieu, un de plus, que nous ne maitrisons pas encore, de par sa jeunesse. Mais le récit souffre d’un manque de temps pour que nous y croyions absolument. Un premier roman plutôt agréable dans l’ensemble, mais qui nous laisse une impression d’inachevé et dont le manichéisme est trop important pour en être réellement satisfait. Si vous êtes intéressé par la période et le sujet, vous ne serez surement pas déçu, Garcia vous y promènera et vous prendra par la main pour visiter cet environnement que l’on ne connaît pas.

Les grands auteurs : Georges Darien

Posted by Manu | Posted in Livres | Posted on 10-01-2010

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La nouvelle année est commencée, c’est le moment de reprendre les vieux classiques que vous n’avez jamais eu le courage d’ouvrir, ce qui est bien dommage, si vous voulez mon avis. Vous ne le voulez certainement pas, de toute façon. Commençons par celui qui fut l’un des auteurs fétiches de Breton dont il affirma que l’oeuvre « est le plus rigoureux assaut que je sache contre l’hypocrisie, l’imposture, la sottise la lâcheté » : Georges Darien.

Je vous avertis tout de suite, nous ne savons rien ou presque de Georges Darien, la seule biographie disponible est sortie en 1996 sous le titre Georges Darien et fut écrite par David Bosc aux éditions Sulliver.

Né en 1862 pour mourir quatre mois jour pour jour après son mariage à seulement 59 ans. Georges Darien commence sa vie par s’engager dans l’armée. Ce geste est – contrairement aux apparences – certainement la meilleure idée qu’il n’a jamais eue : après avoir été l’un de ces insoumis qui pensent toujours avoir raison, la République Française décide de l’envoyer au bagne de Biribi pour lui apprendre à respecter l’autorité. Il y séjournera trente-trois mois, ce qui lui donnera tout le loisir de réfléchir à sa condition et de pondre à sa libération l’une de ses plus grandes œuvres : Biribi. Il ne s’arrêtera alors plus d’écrire. Bien entendu, son livre sera retardé, par l’éditeur Savine, le scandale étant trop grand, Darien racontera cette histoire ainsi qu’une attaque contre le monde de l’édition du début du siècle dernier dans le très bon Les Pharisiens.

En plus d’être un insoumis, notre auteur n’hésite pas à collaborer dans les milieux anarchistes, à L’En dehors au coté de Zo d’Axa ou encore pour L’ennemi du Peuple – réédité l’année dernière par L’âge d’homme. Que voulez vous, cet homme est un insoumis, un fou, un sans foi ni loi qui n’hésite pas à écrire l’histoire d’un voleur qui vole pour voler, pour dire non à tout. Un nihiliste ! Le voleur sera son œuvre majeure, celle qu’on étudie aujourd’hui dans les salles des facultés, celle qui à la reconnaissance de tous. La preuve : André Breton l’a préfacé. L’histoire y est pourtant simple : un jeune homme décide de devenir voleur. Non pas par conviction ou par besoin, mais par envie. N’est-ce pas là le plus beau métier du monde. L’un des plus anciens, indéniablement. Il paraitrait que ce livre serait autobiographique, même si personne ne pourras vous le confirmer. N’est-ce pas là ce que défend Darien plus que tout au monde : la liberté, la liberté de faire ce que bon nous sembles, sans pour autant avoir peur du lendemain et des représailles ? Le premier No Futur du siècle des révolutions, quoi que Isidor Ducasse n’est pas très loin non plus.

L’oeuvre de Darien traduit majoritairement une violence contre une société qu’il exècre, contre une vie qu’il déteste et contre un peuple qui lui semble fébrile. Il ne s’encombre pas de rhétoriques, quels quelles soient, il crache sur toutes les institutions, sur tous les drapeaux, bien que le noir soit le plus beaux. Le style est alors pamphlétaire, directe et virulent, racontant le monde tel qui le vit : mauvais et violent. Seul le voleur dénote dans cette vie fait d’extrêmes, ce quatrième ouvrage qui n’a qu’un succès misérable à sa sortie est bien plus aboutit littérairement. Le style y est dense, la langue y est riche et la lecture y est un véritable régal. Je lui préfère tout de même Biribi pour la force et la passion qui lui sont propres, mais il est incontestable que l’écriture de Darien prend toute sa splendeur dans Le Voleur.

Moins connu, Georges Darien écrivit également quantité de pièces de théâtre, aucune n’a eu de grands succès, et encore aujourd’hui il n’est pas simple de se les procurer, encore des petites perles à rééditer. Faisons confiance aux éditeurs, ils retrouveront sûrement un jour tout ces textes enfouis dans les abymes de l’édition française.
Vous pouvez trouver en poche un peu partout la plupart des romans de Darien, sinon vous pouvez acheter pour 25 € l’Omnibus qui les regroupe tous. Par contre, c’est plus lourd et moins pratique à transporter. Si vous êtes riches, vous pouvez chercher et trouver assez facilement les éditions originales.

Joyeux noël en musique.

Posted by Manu | Posted in humeur | Posted on 24-12-2009

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Pour tous ceux qui n’ont aucune vie sociale et familial, pour tous ceux qui ne savent pas quoi faire en ce 24 décembre au soir, je vous propose un joie de vivre en musique. Ça s’appelle Antiforfora, ça vient de Lyon, et ça claque !

http://www.antiforfora.org/

 
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La BNF sur la place de grève.

Posted by Manu | Posted in Actu | Posted on 09-12-2009

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Il n’y a pas que les NMPP qui se mettent en grève dans le monde du livre, il y a aussi la Bibliothèque National de France. Mardi 8 décembre, l’intersyndicale à poser un préavis de grève pour contester la suppression de 64 postes en 3 ans, ce à quoi nous pouvons rajouter une trentaine d’emplois non pourvus qui ne seront toujours pas financer en 2010. Ce plan de restructuration s’inscrit dans la Révision générale des politiques publiques qui fait tant de bruits du côté des musées qui ont tour à tour déposé des préavis de grèves avec à la clé une médiatisation dont la BnF n’a pas eu le droit.

Des piquets de grève ont bloqué les entrées de l’institution et tout fut rentré dans l’ordre quand l’intersyndicale fut reçue par la direction. Il paraît que le mouvement devrait se durcir… pour l’instant il ne reste plus que le centre Georges Pompidou à être sérieusement touché.

Mais qui est-ce ?

Posted by Manu | Posted in Vie du blog | Posted on 03-12-2009

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Le blog de Manu, c’est bien joli, mais comme vous le savez, nous sommes maintenant quatre à tenir les rennes de ce site internet. D’ailleurs, je me propose d’appeler cet ensemble d’articles portant sur la littérature et le monde de l’édition un magazine. Le blog de Manu (ou plutôt le magazine de Manu), est donc composé de : Jules, un type qui fait pleins d’articles et qui est actuellement au Maroc, Jean-Mi, un type qui fait pleins de longs articles et qui est dans le sud de la France, Michaël, un type, qui, parait-il fait parfois des articles et habite dans la plus belle ville de France et, enfin, Manu, un type qui fait des articles de temps en temps et qui profite de ses copains pour faire vivre son magazine.

Maintenant vous savez qui se cache derrière Le blog de Manu !

Ah, oui, une dernière chose, vous pouvez maintenant être fan du blog de Manu sur Facebook : c’est par là, et c’est la classe ! Parlez en à vos amis.

Les gens du blog de Manu

Tient, de la musique !

Posted by Manu | Posted in Vie du blog | Posted on 24-11-2009

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Que ceux qui se disent : « que pourrais-je donc bien écouter aujourd’hui ? C’est vrai ça, mes 25687 mp3 ne me suffisent pas ! » soient heureux ! La playlist du blog fut mis à jour.

Une sélection chanson française trop top la classe. Bon j’avoue, ça à moins de gueule que Britney Spears ou la fantastique Lady Gaga, mais j’ai pas la tête à ça.

Claude Levi-Strauss est mort…

Posted by Manu | Posted in Livres | Posted on 03-11-2009

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Levi_Strauss20081127elpepucul_5L’information vient de tomber, un an seulement après sa sortie en Pléiade pour son centenaire, l’auteur, entre autre du fameux Tristes Tropiques ou encore de La Pensée sauvage est mort dans la nuit de samedi à dimanche à l’âge de 100 ans.

Ce sera toujours une bonne excuse pour essayer de lire le monsieur.

Jean-Mi sur un fidèle destrier !

Posted by Manu | Posted in Vie du blog | Posted on 01-11-2009

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Oh ! une nouvelle tête ! On avait bien trop de place par ici, je me suis alors dit, tient et si une nouvelle personne pouvait venir histoire de conter des histoires par milliers.

Accueillez comme il se doit Jean-Mi de Carcassonne ! Il devrait, si tout va bien vous parler régulièrement de la grande Amérique et plus particulièrement des moules États-Unis du même continent. Mais d’autres choses aussi, bien entendu. Un peu. Si si !

Le salon du livre de Paris deviendrait il un luxe ?

Posted by Manu | Posted in Librairie -edition | Posted on 18-10-2009

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Les organisateurs du salon du livre de Paris, soit le syndicat national de l’édition doit vraiment penser que leur salon est indispensable. À moins qu’ils ne décident d’évincer les petits éditeurs qui pourraient (mais comment le pourraient-ils ?) faire de l’ombre aux grands groupes qui président en sous-main le syndicat ? En tout cas, l’augmentation de 75 % du prix du stand pour les éditeurs réalisant un chiffre d’affaires de moins de 300 000 € montre bien le mépris des grands fasse aux petits. Une raison de plus pour ne pas y aller cette année. Sauf si vous pouvez grappiller à manger, bien entendu.

Ci-dessous la lettre ouverte envoyé à M. Eyrolles et au ministre de la Culture, le dénommé Mitterand.

(via Blog-O-Book)