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Puisqu’on parle de polars

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Puisqu’on parle de polars, en voici un découvert il y a peu et dont je me souviens encore. Lors d’un week-end chez mes beaux-parents, je parcours leur bibliothèque polar comme à mon habitude, et je tombe sur un Rivages Noir à la belle couverture provenant d’une photo de l’intérieur...

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Le MOTif aimerait aider la librairie indépendante

Posted by Jean-Mi | Posted in Actu, humeur | Posted on 14-09-2011

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La révolte des éditeurs et libraires indépendants continue.

Vincent Monadé, président du MOTif (observatoire du livre en Ile de France), expose dans un article paru sur Actualitté, son idée. Il ouvre également le dialogue avec les candidats de 2012 pour s’activer.

Faites un tour sur l’article pour savoir de quoi il en retourne. J’ai la flemme de le synthétiser. En gros, il aime le métier de libraire de quartier, pas celui de boutique en ligne. Il propose, comme Jean-Marc Roberts, de n’aller acheter de livres que dans des librairies dignes de ce nom.

J’ai raté la rentrée littéraire : 2 minutes pour se rattraper

Posted by Jean-Mi | Posted in Actu | Posted on 07-09-2011

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été très présent pour parler de cette rentrée littéraire. À peine pour venir parler d’un livre dont on n’a pas entendu parler ailleurs. C’est sans doute pour cette raison : on entend trop parler de la rentrée littéraire, partout, pour que je n’ai rien à y ajouter. Si ce n’étaient mes propres critiques à apporter aux livres que j’aurais lu si je n’avais pas eu mieux à lire. J’ai commencé celui de Lydie Salvayre « Hymne », à propos de Jimi Hendrix. Je ne sais pas si le début m’a assez emballé pour lire la suite. J’ai vraiment envie de lire « L’art français de la guerre », « Limonov », « Le Système Victoria », « Tout, tout de suite » et je vais lire « Désolations », peut-être « Courir » et « Kampuchéa ». La lente litanie des romans de la rentrée.

En attendant, sont parues les premières sélections pour les prix Goncourt et Renaudot. Là encore, vous les aurez lues partout ailleurs. Il est de mon devoir dans ce blog de vous donner au moins cette information.

Sont en lice pour le Goncourt :

  • « Les souvenirs », David Foenkinos (Gallimard)
  • « Limonov », d’Emmanuel Carrère (P.O.L.)
  • « Rom@ », de Stéphane Audeguy (Gallimard)
  • « Retour à Killybegs », Sorj Chalandon (Grasset)
  • « Dans un avion pour Caracas », Charles Dantzig (Grasset)
  • « L’Art français de la guerre », Alexis Jenni (Gallimard)
  • « Jayne Mansfield 1967″, Simon Libérati (Grasset)
  • « Un sujet français », Ali Magoudi (Albin Michel)
  • « Du Domaine des Murmures », Carole Martinez (Gallimard)
  • « Des vies d’oiseaux », Véronique Ovaldé (L’Olivier)
  • « Le Système Victoria », Eric Reinhardt (Stock)
  • « Monsieur le Commandant », Romain Slocombe (Nil)
  • « Tout, tout de suite », Morgan Sportès (Fayard)
  • « La belle amour humaine », Lyonel Trouillot (Actes Sud)
  • « Rien ne s’oppose à la nuit », Delphine de Vigan (JC Lattès)

Pour le Renaudot :

  • « Kampuchea », de Patrick Deville (Seuil)
  • « Un amour de frère », Colette Fellous (Gallimard)
  • « Brut » Dalibor Frioux (Seuil)
  • « Paris en temps de paix », Gilles Martin-Chauffier (Grasset)
  • « Le ravissement de Britney Spears », Jean Rolin (P.O.L)
  • « Assomons les pauvres ! », Shumona Sinha (L’Olivier)
  • « Vers la mer », Anne-Sophie Stefanini (JC Lattès)
  • « Du temps qu’on existait », Marien Defalvard (Grasset)
  • « L’Art français de la guerre », Alexis Jenni (Gallimard)
  • « Jayne Mansfield 1967″, Simon Libérati (Grasset)
  • « Du Domaine des Murmures », Carole Martinez (Gallimard)
  • « Le Système Victoria », Eric Reinhardt (Stock)
  • « Tout, tout de suite », Morgan Sportès (Fayard)
  • « Rien ne s’oppose à la nuit », Delphine de Vigan (JC Lattès)
  • « Limonov », Emmanuel Carrère (P.O.L)

L’oeil, même non averti, peut remarquer que l’on retrouve sept titres deux fois sélectionnés. Il s’agit là des auteurs les plus chanceux. Le jeu consiste à ne retenir que ces sept auteurs et de deviner lesquels des sept disparaitront le 12 septembre dans les choix du prix Médicis et le 15 dans ceux du Femina. Ne vous inquiétez pas, ils seront au repêchage, dans les derniers prix de la saison ; Décembre, Interallié, Flore, Académie française…

Ce que je peux dire sur ces deux sélections, c’est qu’elles ne m’empêcheront pas de lire d’autres romans. Avis aux amateurs !

Le Seuil s’engage à sauver la librairie indépendante

Posted by Jean-Mi | Posted in Actu, Librairie -edition | Posted on 04-09-2011

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Scoop ! Le président du Seuil, Olivier Bétourné, a annoncé ce vendredi dans un article au Monde, qu’il fallait sauver les librairies indépendantes.

Une récente analyse du SLF (Syndicat de la Librairie Française, protecteur entre autre de la Loi Lang sur le prix unique du livre) et du ministère de la Culture, révélait que le chiffre d’affaires des librairies indépendantes avait trop baissé depuis 2003. Pourtant, Oliver Betourné, P-DG du Seuil, a conscience qu’en 30 ans les librairies françaises ont moins souffert qu’ailleurs. Grâce, bien sûr, est rendue à MM. Lang et Lindon (respectivement, en 1981, ministre de la Culture sous Mitterrand et patron des éditions de Minuit, qui ensemble avaient créé la loi dite « Lang »). Mais si le livre est sauvé en France à l’inverse des Etats-Unis, c’est au détriment des libraires eux-mêmes, ces petits commerçants pleins encore d’idéaux de gauche, qui essuient toujours les pots cassés, surtout les deux dernières années. Il paraitrait que les libraires ne se paieraient plus, affirme presque M. Betourné. Je ne veux pas paraitre cynique, mais c’est vrai, je confirme ce qu’a dit M. Betourné, les patrons des petites librairies, face à des charges trop élevées, ne se paient que difficilement, et n’embauchent plus de jeunes et dynamiques libraires pour réceptionner les livres et aider les samedis.

Loin de se faire défenseur passif des commerçants du livre, Oliver Betourné déclare qu’il prend les choses en mains. Conjointement à son diffuseur Volumen, il va mettre en place au sein du Seuil,  trois actions immédiates. Scandant un appel aux autres éditeurs de faire comme lui, il rappelle quelle a été l’aventure de la création en 1988 de l’Adelc (Association pour le développement de la librairie de création), par Gallimard, Le Seuil, La Découverte et Minuit, qui aujourd’hui fait encore recette, bon nombre de librairies n’auraient pu s’ouvrir sans elle.

Le Seuil reverra donc les Conditions Générales de Ventes faites aux libraires, pour leur permettre de se payer un peu mieux, une meilleure gestion des flux entre libraires et éditeurs, afin de ne plus faire trop de retours, surcharge de travail pour le libraire et coût énorme pour l’éditeur, de représenter clairement Le Seuil dans ses rayons en gardant un fonds minimum de son catalogue, de mettre en avant les nouveaux auteurs (à ne pas confondre avec le « nouveau roman »…) et ce qu’il appelle curieusement la « littérature de création » (sans doute la vraie littérature, pas les trucs en pile à l’entrée du magasin), et une remise au point des systèmes de commercialisation du livre (peut-être parle-t-il des frais de ports, des coûts des transporteur ? Peut-être veut-il développer les GIE aux quatre coins de Paris et des régions ?)

Rappelons simplement deux choses à mettre face à face dans cet article. Les éditions du Seuil, comme son diffuseur Volumen, appartiennent intégralement au groupe La Martinière. Rappelons que La Martinière s’est fourvoyée récemment auprès de Google, mais c’est une autre histoire. La Martinière, dont nous savons qu’il a eu de gros problèmes pour être accepté lors du rachat du Seuil en 2004 : beaucoup de mécontentements, beaucoup de départs. Nous pouvions nous demander : où vont les éditions du Seuil ? Et pourtant, l’intervention de son P-DG semble lui redresser la tête.

N’oublions pas, pour Le Seuil, qu’il était capable véritablement, d’aider à l’ouverture de librairies, hors Adelc. Il avait en quelque sorte été garant de l’ouverture d’une librairie, en proposant ses fonds de catalogue en dépôt (à savoir, le libraire paye le livre quand celui-ci est vendu) ou avec des échéances de paiement plus qu’alléchantes (à un an, si ma mémoire ne défaille pas). C’était le cas pour une chouette librairie parisienne : La Friche Librairie, rue Léon Frot dans le 11ème, métro Charonne.

Allez-y gaiement, pour sauver la librairie indépendante, et passez-leur le bonjour, à Manu, Marie et Guillaume, de la part de Jean-Michel de Carcassonne.

Pour lire l’article original d’Oliver Bétourné dans Le Monde, cliquez ici.

des nouvelles des librairies indépendantes américaines : payer pour assister à la rencontre d’un auteur

Posted by Jean-Mi | Posted in Actu, Librairie -edition, humeur | Posted on 24-06-2011

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Vue récemment sur le Net, l’info (ici en VO) fait parler d’elle outre-atlantique, mais aussi chez nous, dans le pays du prix unique sur le livre. Quand Amazon, les tablettes et autres e-books augmentent leurs ventes aux États-Unis, les libraires cherchent à diversifier leur offre. Qu’est ce qui donne envie de venir dans une librairie,  puisque je peux acheter les livres sur internet ? Les lectures et signatures d’écrivains.

Aussi, sûres d’elles, les grandes librairies indépendantes (indépendantes = qui ne font pas de ventes en ligne ?) font payer l’entrée dans leur boutique pour rencontrer son auteur préféré. Je dis bien préféré, parce que si je ne connais pas l’auteur, je ne vais pas payer pour le voir. C’est ça aussi qui est bien avec les librairies d’accès libres, je peux faire toutes les rencontres si je veux, même sans connaitre l’écrivain invité, et avoir le choix ou pas d’acheter son livre pour le faire dédicacer.

Ce choix, dans ces librairies américaines, on ne l’a plus. Les plus grandes librairies vendent une carte, que j’imagine fonctionnant avec des unités. D’autres librairies font payer un droit d’entrée de 5$. D’autres font entrer le public contre l’achat du livre. Plus humain ou plus mesquin ? La librairie est un commerce, qui se doit de faire du chiffre pour progresser, d’autant plus, et c’est le cas aux USA,  quand la tendance est plutôt à la baisse. Si faire de la publicité pour son événement n’est pas suffisant, il faut générer une rentrée d’argent supplémentaire. Comme pour les concerts, en fait. Les bars et les salles ont pu faire du fric grâce à la consommation de boissons, mais le jour où la récession ou l’avarice avaient fait atteindre le point critique au public de ne plus venir à des concerts que pour regarder la scène sans prendre de boisson au bar, il a fallu le faire « participer aux frais », comme ils disent. La raison n’est pas la même pour les librairies, quoique proche.

En France, les libraires indépendants vont-ils faire la même chose ? On nous répondra : « mais non, en France le prix unique défend les petits libraires ». Oui, rétorquerai-je, mais certains s’intéressent déjà, pourtant, à installer des bornes de rechargement de vos livres électroniques. Comme quoi, on peut espérer que la FNAC ne vende bientôt plus que du livre numérique, en vente sur internet et dans leurs magasins à côté des caisses, et rester tout de même sur ses gardes. Les livres papier seront bien gardés et nos libraires pourront dormir sur leurs deux oreilles derrière leurs piles de bouquins à retourner.

Il y a quelques années, je faisais une formation professionnelle pour apprendre les techniques de la librairie (oui, oui, il y en a, le libraire ne fait pas que dormir derrière ses livres). Cette formation se concluait par l’écriture d’un mémoire, dont le mien portait sur la question de la rentabilité des rencontres d’auteurs dans la librairie où j’effectuais mon apprentissage (Mots et Cie à Carcassonne, 35 rue Armagnac, entre l’église Saint-Vincent et la place Carnot).

L’analyse soulignait le fait que les rencontres, pour être rentables, nécessitaient un travail de longue haleine du libraire (Mehdi, que je salue). Car en amont du nombre des ventes lors de l’événement, découlant de l’affluence pour cette rencontre, la connaissance du livre et sa mise en avant – pile bien en vue, coup de cœur, petit résumé critique et conseil, étaient nécessaires, en parallèle à la publicité sur le-dit événement, et parfois pendant plus de six mois avant la celui-ci, avant même que l’on ne parle de faire venir l’auteur. Ainsi, lorsqu’il vient il a la joie de rencontrer une foule de spectateurs (parfois jusqu’à une trentaine lorsque le livre a plu). Les clients ont peut-être déjà, en majorité, lu, donc acheté le livre, et c’est un cadeau, en quelque sorte, que leur fait le libraire, en faisant venir leur auteur préféré. Doit-on payer pour un cadeau ?

La solution face à la crise du livre numérique et face aux péages des entrées des librairies, je l’ai donnée. C’est simplement faire un travail de libraire. Avis.

Adieu Jorge Semprun

Posted by Jean-Mi | Posted in Actu | Posted on 08-06-2011

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Membre de l’Académie Goncourt, Jorge Semprun est mort mardi à 87 ans après une vie que l’on peut qualifier de tumultueuse.

Ceux qui ont parcouru son œuvre en parleraient mieux que moi, mais c’est un homme d’une imposante stature qui s’en est allé. Né au début du XXème siècle en Espagne, il la fuit en 1939 pour les raisons que l’on devine, avec une famille telle que la sienne, républicaine jusqu’au bout des ongles. C’est à Paris qu’il se réfugie et à Buchenwald qu’il est envoyé en 1943 parce qu’il jouait à la politique avec le parti communiste et les FTP.

Au début des années ’60 il est exclu du PC espagnol et commence à écrire le récit de sa vie. Elle ne s’arrête pas là sa vie, il écrit des scénarios pour le cinéma, reprend la politique dans les années ’80, entrant au gouvernement socialiste espagnol, entre dans le comité Goncourt. Il est devenu l’un des représentants de ces écrivains ayant décrit la déportation dans leur œuvre.

Je vous renvoie à l’article plus complet de Rue89.

Enfin : la lettre de refus des libraires aux éditeurs pour leurs livres pourris

Posted by Jean-Mi | Posted in Actu, Librairie -edition | Posted on 03-06-2011

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Si le libraire lambda doit craindre une chose parmi de nombreuses autres dans l’exercice de ses fonctions, c’est bien la merde qu’il reçoit à l’office en ouvrant ses cartons.

Pour réussir, enfin, à s’en débarrasser sans avoir recours au retour mange-monnaie, il suffit de copier-coller cette lettre-type écrite par l’écrivain Nicolas Ancion et pastichant les lettres de refus des éditeurs aux écrivains, ci-dessous, et de l’envoyer à(aux) l’éditeur(s) de son choix.

Madame, Monsieur,

J’ai bien reçu les ouvrages de votre rentrée littéraire et je vous en remercie.

Le comité de lecture de notre librairie s’est penché sur vos différents titres et, malgré les qualités indéniables de fabrication (noter ici quelques arguments flatteurs pour l’éditeur), nous sommes au regret de vous informer que vos livres ne correspondent pas à la ligne éditoriale que défend notre magasin. Ils ne pourront donc trouver place sur nos rayonnages.

Ceci n’est en aucun cas un jugement de valeur sur votre travail d’éditeur mais la simple expression d’un choix propre et forcément partial. Nous resterons bien entendu attentifs à vos futures publications.

Étant donné le nombre de titres que nous recevons à la librairie, nous ne sommes pas en mesure de renvoyer tous les livres à leur éditeur. Votre caisse de livres a reçu le numéro XXXX. Elle sera conservée en réserve pendant trois semaines à dater de l’envoi de cette lettre. Durant cette période, il vous est loisible de venir la récupérer sur place. Passé ce délai, ces livres seront détruits ou donnés à de bonnes œuvres.

Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations respectueuses.

Applaudissons l’audace et le culot de Nicolas Ancion, dont voici le lien de l’article original.

Nicolas Ancion, chez Pocket : Les ours n’ont pas de problèmes de parking, Écrivain cherche place concierge, Quatrième étage et Nous sommes tous des playmobiles, aux editions Luc Pire : L’homme qui valait 35 milliards, aux éditions Dis voir avec Killofer : L’homme qui refusait de mourir

le livre papier .2 : une révolution

Posted by Jean-Mi | Posted in Actu, Librairie -edition | Posted on 04-04-2011

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Sans doute pour contrer la venue des livres électroniques, les éditions Point sortent leur collection .2 (prononcez Point Deux). Les grandes particularités de ces livres .2 sont le format et la taille. Format à l’italienne, il se lit en fait verticalement, texte parallèle à la reliure. Petit, il peut être glissé dans la poche.

En plus, le .2 a une application pour zoomer, une application pour le partager, une application pour mettre pause, une application pour avancer d’un chapitre… mais tout ça, c’est la vidéo publicitaire qui le dit.

Suivez le lien : vidéo .2

L’Association dissociée

Posted by Jean-Mi | Posted in Actu, Librairie -edition | Posted on 20-02-2011

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Si vous ne le saviez pas déjà, L’Association, éditeur de bande-dessinée depuis 1990, est en train de vivre une crise sans précédent (dans leurs locaux).

Le marché de l’économie est tel, qu’aujourd’hui Jean-Christophe Menu, auteur de BD et directeur éditorial de L’Association, devrait licencier économique la moitié de ses salariés. Pas facile d’être un « cool » dessinateur de BD quand on doit gérer un gros truc, tout associatif qu’il soit.

Déjà il y a quelques mois, le Comptoir des Indépendants, distributeur des livres de L’Association auprès de vos amis libraires, avait dû fermer boutique. Trop cher. L’Association en était le principal actionnaire. Tout s’est passé sans trop de pots cassés, tout le monde aurait plus ou moins été bien reclassé (aux Belles Lettres Diffusion Distribution, qui distribue d’ailleurs maintenant L’Association et nombre d’éditeurs dont se chargeait aussi le Comptoir des Indés, L’Employé du Moi, L’Atrabile et Çà et Là entre autres).

Pas des pigeons, les salariés de L’Association ont été en grève pendant un mois, pour protester contre le revirement de situation, déjà tendue depuis plusieurs mois. Ceux qui étaient à Angoulême ne les ont pas vus à leur stand, seulement couvert d’affiches « En grève » et de leur flyer de revendication.

Des auteurs de BD proches de L’Asso soutiennent ouvertement les salariés en grève, certains vilipendent Menu haut et court, le traitent de dictateur et d’autre nom d’oiseau. Menu se défend. Il était le seul à être resté après le clash avec ses « associés », partis depuis belle lurette, sous des cieux bien plus bleus mais peut-être moins glorieux (Lewis Trondheim est directeur de la collection Shampooing chez Delcourt), d’autres font les médiateurs entre les deux parties, et les salariés ont repris le travail malgré tout avec l’assurance (pour combien de temps) de conserver leurs places.

Une vente aux enchères de soutien aux salariés de L’Association est montée. Dès demain lundi 21 février 17h01 vont être mis en vente des dessins originaux d’amis des salariés de L’Association.

Alors, si vous voulez continuer à trouver des bonnes bandes-dessinées dans vos librairies, à votre portefeuille ! Car si L’Association tombe, les prophètes pessimistes disent que toute l’édition indépendante de BD tombera avec. L’Association offrait un regard vaste dans les rayonnages des librairies. Sans elle, le reste des éditeurs ne montrera qu’un ou deux mètres linéaires sans plus de dynamique, et les acheteurs ne les verront plus, se rabattant sur les œuvres de Boulet et Sfar dans des maisons d’éditions ne se souciant pas de problèmes financiers.

L’Association peut perdurer, et pour cela, aidons ses salariés en achetant des oeuvres originales d’un goût extra.

le site de soutien aux salariés de L’Association : http://www.soutienasso.fr/

Infos recueillies grâce à Pierre Maurel et au Nouvel Obs.

Brèves (3)

Posted by Manu | Posted in Actu | Posted on 11-02-2011

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Une nouvelle fournée de brèves ! Toujours disponible en temps réel à votre droite, m’sieurs dames !

  • Egypte : un éditeur menacé par les sbires de Moubarak :http://bit.ly/gihhsY
  • Joyeux anniversaire, Penguin Modern Classics ! Pour leurs 50 ans, 50 minis Modern Classics pour 3£. http://bit.ly/gef6ao
  • Tennessee Williams aurait eu 100 ans ! Pour fêter ça, Bouquin sort le 17 février un tome d’ »œuvres choisis ». http://bit.ly/ebTrds
  • Le droit à la parodie ? Pas pour Tintin ! http://bit.ly/eQiU5A (dois-je payer des royalties pour l’utilisation du nom Tintin ?)

Enfin un prix des prix littéraires !

Posted by Manu | Posted in Actu | Posted on 10-02-2011

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Eclipse Bookstore - Bellingham, Washington Près de 2000 prix littéraires encombrent chaque années les librairies. Chaque petit site, vendeur, association d’amis y va de son coup de cœur de l’année dernière. Certains, de part leur dotation et leurs orateurs tirent leur épingles du jeu médiatiques mais la plupart de ces prix tombent vite dans l’oublie, ne décorant jamais d’un bandeau disgracieux la première de couverture du livre primé.

Voilà qu’un nouveau prix vient d’être annoncé : le Prix des prix littéraires. Le principe, comme son nom l’indique est de couronner un livre qui à déjà reçu un prix. Voilà qui permet de faire un premier tri dans les 67 000 titres qui sortent chaque années et de se limiter à environ 2 000 titres. Si l’on considère qu’ils ne primerons que des romans français, nous pouvons penser que seul 5 000 titres seront laissés de côté…

Pierre Leroy, créateur du prix et cogérant du groupe Lagardère (ainsi que bibliophile convaincu) saura s’entourer des plus fins limiers pour lire l’intégralité des ouvrages primés ; ainsi, ce n’est pas moins de douze célébrités* qui composeront le jury du premier Prix des prix littéraires.

*À vous de juger :  Remy Pflimlin, Nicolas Demorand, Alexandre Bombard, Christine Albanel, Olivier Poivre d’Arvor ainsi que Marie Drucker