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Retour de vacances

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Me voilà de retours de vacances. Après deux semaines en Croatie et en Slovénie, et un accès internet réparé, tout vas pour le mieux. Mes livres de l’été ? 17 minutes de bonheurs, petit livre policier qui se passe pas loins de chez moi, sympathique, sans plus. L’élégance du hérrisson,...

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Harlequin manque d’espaces.

Posted by Manu | Posted in Librairie -edition | Posted on 29-05-2010

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La fameuse collection sulfureuse Harlequin de bouquins érotico-nian-nian de Hachette est en passe à une véritable révolte interne. Les correcteurs se sentent floués, leurs conditions de travaille ne sont selon eux pas conforme au Code du travail.

Alors que même sur le blog de Manu, ou à l’INFL, les espaces sont comptés dans le nombre total de caractères, chez Harlequin, on se dit qu’un espace, ce n’est jamais que du vide, et le vide ce n’est jamais que du rien. Payer pour rien ? Pas l’affaire de la maison ! Et voilà les correcteurs avec 20 % de leur salaire en moins. Autre sujet de mécontentement, ces mêmes correcteurs n’ont pas le droit à la prime annuelle qui est octroyée à tous les autres salariés de l’entreprise. La raison invoquée ? Les correcteurs ne seraient pas des salariés contre les autres. Ils sont pourtant en CDI…

Alors, la révolte gronde, 7 correctrices (parce qu’on embauche que des femmes chez Harlequin) vont passer par les Prud’hommes. Les 15 autres ont accepté un accord proposé par la direction. Deux des révoltés ont eu des sanctions, pour l’une un avertissement, pour l’autre un entretient préalable à licenciement.

Tout n’est pas rose chez Harlequin, et le droit du travail est négligé. Autant que la qualité de leurs titres ? Ils seraient, selon une employée interrogée par Rue89, « calqués sur une grille, les personnages sont totalement interchangeables » et bourrés de stéréotypes, les seuls arabes présentés étant des Scheiks ou des Émirs.

Nous pouvons tout de même reprocher à nos vaillantes correctrices de passer par Rue89 plutôt que par le blog de Manu pour leurs revendications. Nous sommes pourtant un titre international, plein de promesses pour l’avenir.

Robert Laffont n’est plus.

Posted by Manu | Posted in Librairie -edition | Posted on 20-05-2010

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Robert LaffontJean-Mi est triste : l’éditeur de Salinger est mort hier à la suite de sa longue vie.

En plus d’avoir enfanté trois éditeurs et un animateur donnant de son talent pour Fort Boyard ou encore Pyramide, Robert Laffont reste un éditeur majeur de la seconde moitié du XXe siècle. Le jeune fils de prolo parti de rien ou de pas grand chose choisit en 1941 de se lancer dans l’édition. Son créneaux : les best-seller dont il achète les droits à l’étranger. Nous retiendrons surtout quelques petites pépites dans le magma de livres très moyens : Yourcenar, Henry James ou encore Buzzati.

Reste sa principale réussite, la très bonne collection d’intégrales à bas prix qu’est Bouquin.

Et pendant ce temps là on ne parle pas de Joachim Vita, fondateur de La Différence, qui est pourtant mort depuis à peine deux jours à l’âge de 62 ans. Le sens des priorités.

Blogueurs VS éditeurs.

Posted by Manu | Posted in Librairie -edition | Posted on 27-04-2010

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Les blogueurs, vous savez, ces « pseudo journalistes », s’aperçoivent aujourd’hui que le métier n’est pas de tout repos. Les éditeurs préfèrent les bonnes critiques aux mauvaises.

Des services presses sont de temps en temps envoyés à quelques blogueurs, histoire de faire un peu de pub à moindres frais, de toute façon, que ce soit en bien ou en mal, l’important est que l’on parle d’un livre. Certains éditeurs ne semblent pourtant pas l’avoir compris. Une certaine Antigone s’est vu demander d’enlever une critique négative d’un livre par son éditeur. D’autres fois, ce sont les auteurs qui vont un peu loin, comme sur le blog de Cynthia.

Rien de bien nouveau, les coups de pressions des éditeurs et la colère des auteurs envers les critiques n’a rien de bien récent, mais sur internet, tout va-vite, très vite. Et tout se sait. Même si nos confrères blogueurs ne sont pas toujours de grands critiques, il est tout de même incroyable qu’une maison d’édition ne se rende pas compte de la publicité négative que peut entrainée une diatribe qui serait passée inaperçue dans une salle de presse.

Remarquez, cette non-affaire permettra à ces quelques blogs d’avoir quelques centaines de visiteurs en plus. Vivement que l’on se fasse insulter !

Spams : Tee shirts bizarres, salons supers bizarres.

Posted by Jules | Posted in Librairie -edition | Posted on 25-03-2010

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La boîte a spams, on l’ouvre une fois par siècle pour y découvrir des mails farfelus dont on ne sait même pas d’où ils viennent. Moi ça m’est arrivé il y a pas longtemps, et c’était un courrier de « Les frogmaniacs ». Je suis allé sur leur site mais j’ai rien compris à ce que c’est. Mais en tout cas, ils vendent des sacs, pin’s et trucs de ce genre avec des portraits d’auteurs et des inscriptions : « In bed with Baudelaire », « Corneille addict », « Kiffe kiffe Corneille »… Ca change de Guevara et Bob Marley au moins. Apparemment, ça se vend à la BNF.
Ca c’est le premier truc que j’ai découvert donc : des gens sont prêts à porter des tee shirts à l’effigie d’auteurs classiques. Mais l’autre truc beaucoup plus impressionnant que j’ai découvert sur le site Frogmaniacs, c’est qu’il existe un Salon  du beau livre de cuisine. Là, j’étais scié. Des gens se rassemblent pour parler de cuisine, sous son versant littéraire, plus précisément de l’aspect beaux livres de la chose. Et ça s’appelle « Paris Cookbook Festival », et c’est au 104, ce centre culturel qui selon les rumeurs, ne fonctionne pas du tout… Malgré la présence du libraire-killer « Le merle moqueur » qui est un peu à la librairie parisienne ce qu’est la famille Corleone à New York. La vie est pleine de surprises, surtout avec une boîte spams.

Circul’livre, nouvel espace de diffusion du livre

Posted by Jules | Posted in Librairie -edition | Posted on 23-03-2010

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Circul’Livre propose un concept « alternatif » de diffusion du livre. Des livres récoltés sont mis à disposition de la population gratuitement en échange de la promesse qu’il soient après la lecture de nouveau mis en circulation. Sympathique en somme. Paris a tout l’air d’être le principal lieu d’activité mais Circul’Livre s’installe dans d’autres villes.

Comme dit sur le blog ( http://circul-livre.blogspirit.com/), « le prochain Circul’Livre aura lieu le dimanche 28 mars (au lieu de dimanche 21 mars) de 11h30 à 13h angle rue des Martyrs/Hippolyte Lebas ».

Deux petites questions du blog à un membre :

- Circul’Livre, c’est pour encourager l’échange ou la lecture ?

Circul’Livre emane principalement des conseils de quartiers et des associations qui ont pour vocation première de créer du lien social. Sur nos affiches, il est écrit : Pour partager gratuitement vos livres et vos passions avec les habitants du quartier.
Si le livre est notre « matière première », nous ne sommes en rien des salons littéraires.

- Circul’Livre, c’est une énième manifestation de la bourgeaoisie bohème parisienne?

La réponse à votre question précédente prouve je pense que cette question est provocante et déplacée.

Lu ailleurs : métiers du livre et syndicats sont bousculés.

Posted by Jules | Posted in Librairie -edition | Posted on 20-01-2010

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Les mutations techniques qu’a vécue la chaîne du livre avec la disparition de certains métiers, la division des taches à certains étages et la concentration à d’autres entraînent aussi des changements dans la stratégie de défense ouvrière. Le Monde dans son édition du 17 janvier rapporte la lutte qui s’opère entre deux courants au sein de la Filpac CGT, ce que certains appellent « Le Syndicat du Livre ». Orthodoxes, partisans de l’existence de la tactique « un syndicat par métier » et rénovateurs, soutiens de Bernard Thibault s’y opposent.
Sur les ouvriers du livre, une référence existe, introuvable en librairie, rare en bibliothèque mais absolument majeure : « Les ouvriers du Livre en France de 1789 à la constitution de la Fédération du Livre » de Paul Chauvet. La bibliothèque municipale de l’école Estienne (paris 13) en possède un exemplaire.

Pour les fidèles et pour les autres

Posted by Jules | Posted in Librairie -edition | Posted on 19-12-2009

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Exégèse, liturgie, droit, pédagogie, politique, actualité… Les éditions libanaises Al Bouraq et Tawhid (Lyon) sont les deux références en matière d’ouvrages précis concernant l’Islam. Si elles proposent un panel important d’études, leur catalogue offre aussi des ouvrages qui aident le fidèle dans son quotidien : apprentissage de la prière, de l’arabe, histoires du Coran et des Prophètes pour les enfants… Les deux leaders du livre musulman francophone ne sont malheureusement mais logiquement pas omniprésents sur les rayonnages de librairie généralistes. Alors voilà quelques pistes pour les trouver : Librairies Tawhid, 8 rue Notre Dame, Lyon et 9 bis Boulevard de Belleville, Paris. La Librairie Avicenne, à proximité de l’IMA possède aussi de leurs ouvrages dans son fonds, un des meilleurs en France concernant l’Islam et le monde arabe. Il existe bien sûr un nombre très importants de librairies islamiques à Paris, Lyon ou Marseille mais elles exposent souvent plus d’ouvrages en arabe qu’en français.

décembre 2009 ?

Posted by Jean-Mi | Posted in Librairie -edition | Posted on 14-12-2009

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Le mois de décembre est commencé depuis quinze jours. Le peuple s’approche des magasins tandis que la date de Noël se rapproche.

Et les français sont de retour en librairie. Première semaine de décembre très forte, au moins dans la petite librairie où je travaille actuellement ; une grande entrée en matière, donc.

Alors que le ministère de l’identité nationale tente d’obtenir une définition sur la question même de son titre, à l’occasion d’un débat qui se traîne depuis plus d’un mois, nous pouvons répondre en partie, qu’être français aujourd’hui, c’est faire ses achats de noël le mois précédent noël, et ce, même quand nos moyens nous l’interdisent.

Tous les français se réunissent dans les grands magasins, les rues, les centres, les zones et les sites commerciaux, pour s’offrir l’illusion de jours heureux. À côté d’eux et les regardant, d’autres gens ne fêtent pas noël, mais s’en mêlent à sa folie. D’autres ne peuvent pas fêter noël, ni même en donner l’illusion.

Picture0011Hier soir après une promenade entre plusieurs magasins en quête d’un cadeau (un chandail assez chaud pour une femme ; impossible à trouver dans les boutiques où la mode féminine est vouée à la sensualité et non au confort, ce que je ne déplore pas, entendez bien), je m’arrêtai boire un vin chaud au pub avec ma compagne. Ambiance de fêtes, noël à fond, et en sortant, un couple nous tombe dessus en nous demandant une pièce pour boire un café. On discute un brin, ils nous expliquent que personne ne les aide, la femme est enceinte, la température, on la connait, est très basse. Autour de nous, la rue est bondée, et à dix mètres, la patinoire sur la place, les chalets de noël gorgés de bouffe, montrent que tout va bien. Tout a l’air d’aller bien.

Une autre ombre au tableau pourtant : Johnny va mourir. C’est tombé comme un leitmotiv tout le week-end, et pourtant je n’ai pas regardé la télévision. Chaque flash d’info toutes les heures sur France Inter, et Johnny en était le premier sujet. Ce matin avec Stéphane Guillon, pareil. Le rocker de l’identité nationale est en coma artificiel depuis presque une semaine suite d’on ne sait quoi, une mauvaise opération, un voyage trop long, une vie trop dissolue, l’alcool, la vieillesse ; on ne sait pas. Le choc ! Noël peut attendre alors, Johnny va mourir, et s’il ne mourra pas tout de suite, il fera une dernière et ultime tournée d’adieu. Alors dès aujourd’hui, je le dis : Adieu, Johnny !
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J’en reviens enfin au thème premier de cette chronique. Que trouve-t-on en librairie en ce mois de décembre 2009 ? Le cadeau cette année sera de bon goût, il aura le goût de l’actualité. Alors, quand toute la France se pose la question de savoir si elle est française, un livre y répondra.

The New-Yorker, les meilleurs dessins sur la France et les français, celui de 2006. Jean-Loup Chiflet, qui avait réuni et traduit ces dessins comme chaque année avec chaque nouveau numéro, avait tenté une réponse bien avant le début des questions sur l’identité nationale. Si vous ne vous reconnaissez pas dans ces petites curiosités originales, alors il semblerait que vous n’ayez de français, comme moi, que votre situation géographique et au mieux, une carte d’identité.

Ne faites pas la grimace, si vous l’avez déjà eu entre les mains, et/ou si vous en avez assez d’entendre parler d’Eric Besson, alors faites comme moi, offrez vous le dernier sorti des presses des Arènes, avec une couverture violette, The New Yorker, l’humour des livres. Toutes les vignettes sélectionnées par Chiflet y sont en rapport direct avec le thème de ce blog ; les livres, les auteurs de livres, les éditeurs… et les libraires.

Ou alors, si vous avez le cafard en ces jours sombres, lisez des romans. Et oubliez le reste.

Mais dis donc, on n’est quand même pas venu pour beurrer des sandwichs

Posted by Jules | Posted in Librairie -edition | Posted on 01-12-2009

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Laurent Maréchaux et Jean-Pierre Bastid seront à la librairie Equipages (une des rares honnêtes du quartier, si si) pour présenter leur travail autour de la pègre, du banditisme et toutes cette sorte de choses.
Maréchaux a signé récemment « Hors la loi – Anarchistes, illégalistes, as de la gâchette… ils ont choisis la liberté » chez Arthaud, un beau livre illustré. Une quarantaine de portraits de ceux qui ont un temps défrayés la chronique avant de finir bien souvent à l’ombre du pénitencier ou assassinés à balles réelles avant d’être tué une seconde fois par les journalistes, ces charognards. L’auteur qui ne cache pas sa fascination avait déjà quelques récits à son actif (au Dilettante) où l’on croisait des moudjahidins et des tueurs. Son compère de la soirée, l’auteur et réalisateur Jean-Pierre Bastid a récemment sorti « La colère des tendres » au Temps des cerises, roman rappelant le sort des militants d’Action Directe. La quatrième de couv du dit ouvrage est parlante ; le livre aurait dû être un film mais « les conditions qui décident aujourd’hui de la production française l’ont interdit » et il est dédié à ceux qui ont fait des choix mal compris mais dont « seuls l’échec les a rendus illégitimes. » Bref, venez armés (« puissance de feu d’un croiseur et des flingues de concours » comme dirait l’autre)au 61 rue de Bagnolet dans le XX, historique quartier des apaches, youvois et beaux en tout genre, le 3 décembre à 20 heures.

Emmanuel Pierrat à propos du départ du Seuil de la rue Jacob : « De le couper pour en faire de la pâte à papier ? »

Posted by Jules | Posted in Librairie -edition | Posted on 04-11-2009

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Le départ du Seuil de la rue Jacob (Paris VI) pour Montrouge entraîne une -mini- polémique. On imagine que certains employés trouvaient plus plaisants Paris centre, et quelques « intellos » types crient déjà au scandale. Emmanuel Pierrat, conseiller à la mairie du VIème, romancier et éditeur répond à Jules à ce propos.

J. – Quels sont les dangers, pour le quartier, du départ du Seuil de la rue Jacob? On imagine que les cars de touristes ne s’y rendaient pas par centaines, mais l’identité du quartier n’est-elle touchée?

E.P. Les restos, cafés, etc. vont changer de clientèle… et tout sera peu à peu aseptisé.

J. – Lorsque le divan avait cédé la place à Dior, beaucoup s’étaient offusqués – alors même qu’une enseigne Dior a le don d’attirer un nombre incroyable de jolies filles. Avez-vous eu vent d’indignations de ce genre?

E.P. Non, car le Seuil était caché dans des étages… et d’accès privé.

J. – Peut-on voir le déplacement des grandes maisons d’éditions comme un pas vers une démocratisation de la culture?

E.P.
Certainement pas, car ce sont des entreprises où l’on ne rentre pas comme dans un lieu public…

J.- Qu’avez-vous prévu pour le mythique if qui était dans la cour du Seuil?

E.P. De le couper pour en faire de la pâte à papier ?