Et le Goncourt est…

novembre 11, 2008 by Manu · 4 Comments
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La sentence est tombé, le nouveau Goncourt est pour Singué Sabour de Atiq Rahimi, encore une fois, aucune surprise donc.

Il parait que le livre est bon. Il à également la chance d’être chez P.O.L., racheté il y a quelques années par Gallimard. Peut-on imaginer un Goncourt sans Gallimard ou Grasset ? À de rares exceptions, je ne pense pas. Je ne vais pas entrer dans la critique des prix, cela a dors et déjà été trop fait et est aujourd’hui trop facile, je vous laisserais par contre le soin de lire les autobiographies d’éditeurs, vous en apprendrez plus que dans n’importe quels articles du monde littéraire. Je conseil, pour ceux que ça intéresse Ascendant Sagittaire de Gérard Guégan, qui même s’il reste fort partial donne une idée de ce milieu.

Dur métier de libraire (2) : L’inventaire.

septembre 22, 2008 by Manu · Leave a Comment
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LivresLe métier de libraire n’est pas toujours de tout repos, en réalité, il ne l’est pas souvent. Encore que je n’ai pas trop à me plaindre. Les cartons s’accumulent, les livres arrivent en continue, les clients sont pressants (mais tellement sympathiques) et une fois par an (deux pour les entreprises les plus réglos) l’inventaire arrive. Pour la majorité des librairies, informatisées, cela signifie plusieurs jours à « bipper » des livres, dans une ambiance sympathique et studieuse.

Parfois, la librairie n’est pas informatisé, là tout se complique, il faut alors compter les livres un par un, les inscrire dans un tableau Excel et re-rentrer le tout informatiquement pour que tout cela soit exploitable par le comptable. Dans tout les cas, l’inventaire est synonymes de mouvements de livres, de mal de dos, de rêves de chiffres et de peur de se retrouver enfoui sous un millier de livres.

Mais à quoi sert cet inventaire ? Comme dans tout les commerces, il est obligatoire de savoir ce qui se trouve en magasin, pour en connaitre sa valeur marchande, le chiffre d’affaire ne suffit en effet pas à connaitre l’argent que possède le magasin. Ensuite, cette donné peut-être traité pour connaitre le stock moyen et le taux de rotation moyen des livres, histoire de savoir si vous allez bientôt couler car vos livres ne sortent que 2 fois dans l’année ou si tout vas bien car ils sortent en moyenne 5 fois. L’inventaire, en plus des mals de dos permet de gerer un peu mieux sa librairie, et de concentrer, par exemple, l’attention sur certains rayons fonctionnant moins bien.

Amazon et Hachette sont sur un Bateau

juillet 22, 2008 by Manu · Leave a Comment
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http://www.homedepot.ca/wcsstore/HomeDepotCanada/images/catalog/7eb7d433-b924-4bfd-8789-979db699f234_4.jpgParce que j’aime bien tiré sur la librairie Amazon (le reste de leurs services est plutôt intéressant, je trouve), nous voilà avec une nouvelle affaire qui ne fait qu’aller dans un sens apocalyptique si il y avait fin de la loi du traître Lang.

Dans les belles contrées du Royaume-Uni, que Napoléon n’a jamais réussis à prendre, l’américain Amazon est plutôt bien implanté. Ainsi, 16% de la vente de livre passe par ce mastodonte (en France, la vente internet dans son ensemble est d’environ 4%, celle des librairies d’une vingtaine tout comme les Fnac, Virgin, ainsi que les supermarchés) il est alors fort simple d’imposé quelques petites choses aux éditeurs. La plupart ne disent rien, ne se formalisent pas pour si peu, et acceptent des remises extrêmement importantes (jusqu’à 60% pour les petits éditeurs…) mais le gros français qu’est Hachette n’aime pas que l’on lui pompe son bénéfice, il décide alors de protester. Pour se faire, rien de plus simple, il refuse obstinément d’augmenter sa remise aux sieurs Amazon UK.

Bien entendu, la multinational ne l’entend pas de cette oreille et commence un bras de fer entre les deux protagonistes. Après discutions, aucun accord est trouvé, le site internet le plus vendeur du web décide alors de retiré les liens de vente vers les articles d’Hachette. Tout simplement. Hachette pourras t-il faire face à une baisse de son chiffre d’affaire ? Les clients déserteront ils Amazon pour leurs librairies de quartier qui propose de tout, même du Musso ? La suite très bientôt !

Il reste que cette pratique est extrêmement inquiétante pour la suite du circuit du livre, les prix demandés par Amazon étant bien trop bas pour pouvoir vivre convenablement (avec des tables en marbre et une piscine chauffé, j’entend), les éditeurs risquent de ne plus pouvoir suivre et de disparaître. Autant je ne m’en fait pas pour Hachette (qui à tout de même le courage et l’honneur de s’opposer au géant américain), autant la situation est extrêmement préoccupante pour les petits éditeurs qui ne pourrons pas suivre la baisse de revenue et encore plus pour les auteurs qui verront leurs droits d’auteurs s’amenuiser (quelques pourcents de la vente du livre au diffuseur).

Amazon n’est définitivement pas le chevalier blanc qu’il veut nous faire croire, il est simplement un vendeur voulant gagner le maximum, sans prendre en considération l’objet qu’il vend.

Courrez chez vos libraires tant qu’il en est encore temps !

Finitude, maison d’édition de qualités.

juillet 4, 2008 by Manu · Leave a Comment
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Finitude est une petite maison d’édition Bordelaise qui devrait se permettre d’être une des grandes du livre. Au lieu de ça, les associés essayent tant bien que mal de continuer à faire ce qu’ils aiment : éditer des livres, mais pas n’importe quelles livres. Leur ligne éditorial est simple et certainement la meilleur que je n’ai jamais vu : ils publient ce qu’ils aiment. Et ils en aiment des choses, souvent des ouvrages déjà publié dans le passé, comme Nuits Bleus, Calme bières, de Jean Pierre Martinet mais également des nouveautés, et par des grands, s’il vous plaît ! Raphaël Sorin par exemple, celui là même qui à participer à l’aventure Champ libre et Sagittaire, celui également qui à un blog chez Libération (quelle idée ?), à donner la primeur de son recueil aux petits de chez Finitude.

Ce qui est fantastique avec les petites maisons d’édition, c’est qu’elles n’hésitent pas à se mettre un peu plus dans la merde pour peu que ça leur plaise. Des tirages de tête d’une rare qualité essayent de s’imposer pour des sommes de raisonnable à relativement chères, mais l’idée est là, le collectionneur est heureux, le livre regagne sa noblesse. D’ailleurs, tout ouvrages possède une impression, un papier choisit avec amour, les textes sont lisibles et travaillés, il est bon de lire ces ouvrages, bien plus bon qu’un Folio à 2 euros. Essayez, vous ne pourrez pas y revenir !

Des coûts de la librairies et de l’édition, première partie

mars 25, 2008 by Manu · 1 Comment
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money....Souvent, la réaction des gens m’étonne, quand cela touche mon métier ou mon futur métier, j’ai une forte envie d’expliquer le vrai et le faux, dénoncer les idées reçues et remettre la vérité en place.

Aujourd’hui, une réaction m’a surprise, affirmant que les éditeurs s’en mettait plein les fouilles, après discussion, il s’avérait que les vrais profiteurs étaient les libraires… remettons donc les choses à plat, et déjouons les contre vérités.

La vérité sur ce que gagne un éditeur.

Pour cette première partie, intéressons nous au premier maillon de la fabrication d’un livre : l’éditeur (après l’auteur bien entendu).

Tout d’abord, les éditeurs gagnent environ 45% du prix d’un livre, 35% allant au libraire et 20% aux diffuseurs/distributeurs.

Sur ces 45%, l’éditeur doit payer, bien entendu et souvent avec une joie non dissimulée, l’auteur à la hauteur d’environ 1€ par ouvrages, pour un livre à 20€. L’imprimeur facture quand a lui environ 2 euros pour un petit tirage par livre, 1 euro pour un très grand tirage. Tous les coûts extérieurs sont maintenant payés, il reste à l’éditeur 6 euros sur chaque livre. Il lui faut maintenant payer la PAO, le maquettiste, les locaux, le personnel, les salons et autres frais fixes, la gestion et le stockage du stock et surtout, surtout, la prise de risque pour les autres livres. Sachez que la plupart des frais engendrés tombent avant la vente du livre et qu’il faut environ la moitié de vendu pour rentabiliser un livre. Autant un best seller peut rapporter des milliers d’euros, autant la majorité des livres se vendent en plusieurs années, et donc sont déficitaires pour plusieurs printemps. À cela rajouter les retours des libraires, facturé environ 2€ pour les pilonnés (et donc perdre le bénéfice possible).

Pour tourner convenablement, une maison d’édition à besoin d’une centaine de titres minimum, dont quelques un qui se vendent très bien. Editeur est un métier précaire, jusqu’à un certain nombre de succès, et peut, si vous vous appelez Hachette, Gallimard ou Editis rapporter énormément (bien que cela soit incomparable avec diffuseur/distributeur).
Creative Commons License photo credit: martha madness.

De nouveaux moyens de lecture ? (ou la supercherie de l’e-book.)

mars 6, 2008 by Manu · Leave a Comment
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Hier matin j’entendais sur France Inter (oui, le matin j’écoute France Inter, il n’y pas de mal à ça) que le format papier était en passe de devenir obsolète au profit du livre électronique (mettre des paillettes et tout et tout). Les arguments sont plutôt bon, il faut l’avouer : plus besoin de payer ces saletés d’imprimeurs et de diffuseurs, les seuls frais résiderons dans la mise à disposition du livre via internet, les prises de risques pourrons être plus importantes (comme si les quelques milliers de livres sortant chaque années ne suffisaient pas…) et donc plus d’auteurs publiés, les gens pourrons lire partout (je n’ai pas vraiment compris l’argument, un livre de poche tient mieux dans la poche qu’un de ces Kindle…) et surtout on nous promet la fin des bibliothèques encombrantes !

Reste que ma bibliothèque encombrante est un élément de décors chez moi, que mes livres tiennent déjà en poche, que je n’ai pas internet partout, mais que je lit où je veux et vu que je ne sais jamais quel livre je vais consulter avant de le prendre en main… Et surtout je ne peux déjà lire toute la production, j’aime qu’il y ait un petit tri en amont du lecteur… Alors le livre électronique, utile ? Pas tant que ça !

Et surtout, voyons les choses en face : en 1999 on nous le promettait déjà ce livre électronique, le livre de l’an 2000, on disais déjà que d’ici peu, tout le monde en aurais un chez soi, que le livre était obsolète… je n’en ai encore jamais vu dans la rue, et pourtant j’habite une grande ville…

Le Kindle, le futur du livre ? Non, vraiment je ne pense pas…

Creative Commons License photo credit: Brian Vallelunga

De la jeunesse qui ne lit plus, contre argumentaire.

mars 5, 2008 by Manu · 2 Comments
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On nous rabâche sans arrêt que les jeunes ne lisent plus, qu’ils ne savent pas ce qu’est un livre, qu’ils ne jurent que par la télévision et la musique. On nous affirme que la jeunesse ne sais plus ce qu’est la lecture, que l’école ne donne plus le goût de

la lecture (je rejoint la critique sur ce dernier point, j’y reviendrais plus tard). Les jeunes ne veulent ils réellement plus des livres, l’une des occupations favorite de leurs aînées ou la crise est elle une création de certains acteurs ?

Des livres qui s’en sortent.

Malgré tout ce que l’on peut penser sur le livre jeunesse, il est fort de constater que l’un des livres les plus vendus en 2007 ainsi que les années précédentes est un roman pour adolescents : Harry Potter. Bien entendu, il ne fût pas

acheté uniquement par les jeunes, mais sa notoriété et sa part de marché vient bel et bien des jeunes. L’emprise médiatique que cet ouvrage a suscitée n’est pas étrangère au succès phénoménal du livre de Rowling, mais il est rare que les médias prennent des risques, et pour ne pas dérogé à la règle, c’est bien après le succès que le livre fût découvert par TF1 et consorts. Cela a tout de même permis de ne pas essouffler la machine et de faire d’un succès de librairie un succès planétaire. Il est de même pour le cinéma : une fois de plus, ce n’est pas le grand écran qui a fait de la pub au livre

mais bien le livre qui permit au grand écran de vendre.

Harry Potter est l’un des meilleurs représentant de la bonne santé de la littérature jeunesse, le succès étant là, mais ce n’est pas le seul. Au delà des livres surfant sur le même registre, tel Narnia, d’autres ouvrages trouvent leur pu

blique. Il est d’ailleurs intéressant de noté que 2 des 50 meilleurs ventes Amazon (je n’ai pas l’accès aux meilleurs ventes de Livre Hebdo, si un libraire peut me les fournir…) sont des livres jeunesse, sans prendre en compte les quelques BDs (parcourus bien souvent par les petits comme les grands).

La BD justement…

La Bande dessinée est un secteur de vente aujourd’hui important, et bien que la BD adulte est trouvé sa place et

se vend très bien, si ce n’est mieux que la BD enfant, il est vérifiable que des maisons d’éditions comme Dupuis se portent bien. Quel enfant n’a jamais lu une BD, voir quel enfant n’a pas une petite collection chez lui ? Oui, les enfants lisent, et ils lisent beaucoup de bandes dessinés, il suffit de voir le succès de certains Naruto, qui arrivent parfois à prendre les

premières

places des meilleurs ventes livres. Après, certains n’hésiteront pas à dénigrer le style, la BD n’est qu’une sous-littérature. Et bien qu’ils leurs en plaise ou non, les enfants lisent, et ils préfèrent souvent (et c’est loin d’être toujours le cas) la BD à littérature traditionnelle.

Un secteur en progression.

La jeunesse est l’un des secteurs qui s’agrandit le plus dans nos belles librairies. Alors que cet espace était réservé à quelques avant-gardistes il y a quelques années, aujourd’hui la plupart des librairies se

permettent un rayon étoffé et convivial. Les librairies jeunesse fleurissent petit à petit dans toutes les grandes villes et deviennent de plus en plus importante. Il est donc certain qu’il y a une demande, une demande qui s’accroît et qui devient petit à petit conséquente. Cette demande n’est peut-être pas celle des enfants, mais celle des parents qui cherchent un petit présent pour leurs enfants. Mais sans lecteurs, les librairies ne prendraient pas de risque et les parents encore moins. Les enfants demandent donc bel et bien des livres à leurs parents, qui demandent à leur tour des espaces enfants eux libraires qui vont faire des espaces attractifs pour les enfants, qui demanderont plus de livres, et la boucle est bouclé.

Les enfants ne lisent pas ?

Cela m’étonnerait, vu le battage médiatique que reçoivent les livres jeunesse, vu que le secteur ne fait que grandir, et que les prises de risques sont aujourd’hui très fortes (il suffit de se rendre au salon du livre jeunesse de Montreuil pour se faire une idée du nombre de publications). Les enfants, j’en suis persuadés lisent, lisent même beaucoup mais ne lisent peut-être pas comme leurs parents.

Et musique/télévision peut rimer avec littérature…

Crédits photos (de haut en bas) :
Creative Commons License photo credit: Orbitgal, Creative Commons License photo credit: Ariz, Creative Commons License photo credit: rubberdreamfeet

D’une pétition et d’une lettre ouverte contre Amazon.

janvier 23, 2008 by Manu · 1 Comment
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Lekti-ecriture à répondu à la provocation d’Amazon de refusé de se soumettre à la loi française et de se positionner en égéri de la révolution du grand commerce-proletaire contre les petits librairo-bourgeois sur internet. Ainsi, Amazon n’hésite pas à intervenir sur de nombreux forums pour défendre son point de vu qui à été jugé comme illégal et à créer une pétition pour que certains puissent contourner la loi.

Lekti nous fournit donc une lettre ouverte avec pétition à la clef, que je vous demande de signer. Pour en savoir plus et pourquoi, j’ai déjà écrit de nombreux sujets sur cette affaire.

Signez la pétition, pour sauver les petits libraires. 

Des difficultés de l’édition de livres d’art

janvier 4, 2008 by Manu · Leave a Comment
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Alors que vous venez de faire vos nombreux cadeaux pour noël, dont - j’espère - quelques livres d’arts, vous n’êtes peut-être pas au courant d’une des plus grandes difficultés pour une maison d’édition… l’art !

Il est facile de créer un livre, pour quelques milliers d’euros vous voilà avec un distributeur, un diffuseur et deux ou trois milles livres à écoulés au plus vite. L’auteur vous remerciera de le publié même si vous ne lui donné que quelques misères, les imprimeurs se livrent une bataille sans merci et les prix sont donc supportable malgré la hausse du prix du papier, reste les diffuseurs et les libraires qui vous ponctionneront de 50% du prix de votre livre contre une diffusion internationale, au final ce n’est pas si chère payer que ça. Vous pourrez alors vendre vos livres à 20 euros sans trop d’encombres et peut-être même gagner une petite marge (après environ 40% de votre stock écoulé).

Passons maintenant au livre d’art.  Après avoir dégotter un sujet qui n’est pas traité deux cent fois, vous devrez appeler un spécialiste ou tout du moins un auteur pour être un minimum intéressant et ne pas se suffire à mettre des photos de statues n’aillant aucun rapport les unes avec les autres. Ensuite viens le maquettiste, qui se chargera de faire d’une simple liste un livre harmonieux pour quelques milliers d’euros. Cette étape est indispensable bien qu’extrêmement coûteuse, un livre d’art n’est pas une simple liste mais un véritable travail sur les couleurs, les dépendances et la mise en forme et en page. Vient ensuite la partie la plus difficile : les oeuvres d’arts. Sachez que sortir un livre d’art demande des efforts incroyable, ainsi, sauf si vous êtes le fils d’un conservateur, vous devrez payer à moult reprises pour faire le cliché que vous désirez.

Dans un premier temps, disons que l’ekta que vous désirez est déjà présent dans la base du musée. Vous devrez alors recourir à quelques autorisations : dans un premier temps, et moyennant finance, le musée, pour qu’il veuille bien vous prêter l’ekta et l’autorisation qui vas avec. Dans un second temps l’auteur de l’oeuvre ou les ayants droits, et c’est là que tout se complique. Certains de ces ayants droits n’ont qu’une idée en tête : money ! Il est alors difficile de reproduire une oeuvre avant les 70 ans de la mort de l’artiste sans débourser des sommes folles.

Dans un second temps, admettons que l’ekta que vous désirez n’existe pas. N’hésitez alors pas à abandonner. Il vous faudra une autorisation (avec l’argent qui va avec) du musée, de l’artiste (ou de l’aillant droit), de l’architecte des locaux dans certains cas (pyramide du Louvre pour exemple), un photographe de génie (payer à prix d’or) en plus du maquettiste, de l’auteur, de l’imprimeur, etc. Cela peut, comme vous l’imaginez certainement, très vite devenir risible tellement les prix sont démesurés.

Reste le problème de l’imprimeur, comme je l’ai écrit plus haut, la concurrence pousse les prix vers le bas, même si le papier devient aussi problématique que le pétrole. Mais cela n’est plus vrai pour un livre d’art. La qualité du papier demandé (épais ne buvant pas l’ancre) et la qualité de la couleur devant être grande, le prix l’est par la même occasion. Là encore, alors qu’un livre traditionnel de 200 pages peut revenir à moins d’un euro selon les quantités, un livre d’art se négocie à un prix bien plus élever.

Compte tenu de toutes ces difficultés, vous décider de vendre votre livre entre 150 € et 300 € et de râler sur les personnes critiquant le prix exorbitant.

Pour nous, pauvres lecteur, il ne nous reste plus qu’une solution : TASCHEN. Tant pis pour les livres parfois exceptionnelles des petits et moyens éditeurs, nous nous contenterons du grand publique, et de la qualité moyenne… 

Des librairies à Lyon

décembre 22, 2007 by Manu · 4 Comments
Filed under: Librairie -edition 

Depuis l’affaire Amazon, j’ai lu de nombreuses fois qu’il n’y avais pas assez de librairies, qu’il était difficile de trouver les livres que l’on désirait, et bien d’autres choses. Heureux soit les lyonnais, je viens de faire une carte répertoriant toutes les librairies sur Lyon ! Je m’attelerais ensuite au Rhône puis à Rhône-Alpes. Et pourquoi pas, ensuite la France entière et pour finir avec ma mégalomanie : le Monde !

PS : une page portant le même nom que l’article arriveras très bientôt.


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