D’il y a 36 années : Bloody Sunday
30 janvier 1972, Derry, petite ville d’Irlande du Nord. Une marche pour les droits civiques, une marche pour l’égalité et pour montrer que l’armée et la police n’a pas tout les droits, une mar
che pacifiste, pour que tous puissent participer, femmes, enfants, et hommes, une marche où tout devait bien se passer. Mais une marche interdite, refusée par le gouvernement en place, une marche placée sous le contrôle des militaires, et des paras.
Plusieurs milliers de personnes se sont amassé pour manifester, pour l’égalité et la liberté dans une ville totalement fermée et barricadée par les militaires, plusieurs bus n’arriverons jamais à destination, bloquer par l’armée et la police. La manifestation démarre, elle n’ira pas vers l’assemblée comme les organisateurs l’avaient pensés, les militaires sont trop nombreux et trop énerver, cela pourrait s’avérer dangereux. Bien sur, les irréductibles y vont, aucune interdiction quand on est des milliers, le pouvoir est à nous. Quelques pierres volent contre l’armée, quoi de plus normal ? Les provocations sont nombreuses, la réponse pas si violente que ça. Pourtant… une détonation, une balle traverse un vieil homme. Premier mort de la journée. Les paras s’y mettent maintenant, eux n’hésitent pas à tirer contre les civiles, contres les personnes qui ne sont pas aller à l’affrontement et à exécuter froidement les personnes se mettant sur leurs chemins, tel les chiens de chasses qu’ils sont, ils traquent et tuent.
A la fin de cette marche pacifiste, 13 morts, plusieurs dizaines de blessés, et une population désemparée. La démocratie anglaise a tué. Elle a fait 13 morts, qui avaient choisis de se battre contre la colonisation, contre l’oppression. Tout ceci se passe dans l’un des pays que l’on prend souvent en exemple, que l’on dit démocratique. Comme quoi, il n’est pas nécessaire d’aller dans les pays du Moyen-Orient pour voir la bête immonde, il suffit de regarder chez soi, en Europe, dans un pays de l’Union Européenne, et dans bien d’autres encore. Encore plus près de chez nous… chez nous, nous avons affaire à des décisions démocratiques qui tuent, et qui tuerons.
À la mémoire des 13 Irlandais morts pour leurs droits.
À la mémoire des combattants de la libertés, qu’ils soient Espagnols, Français ou Irlandais. À la mémoire de tout ceux qui se sont battus et qui sont mort au combat. Les vivants, continuez.


janvier 31st, 2008 at 17:47
Ton billet me touche d’autant plus que je viens de lire l’excellent “Mon traître” de S. Chalandon…
Tu as raison, il faut se souvenir.
janvier 31st, 2008 at 20:42
Rah, il me faut le lire absolument celui là ! Il est sur ma liste de lecture… et à l’air vraiment bon.
Il faudrais que j’aille sur ton site voir si il n’y a pas une petite critique qui traine ;).
janvier 31st, 2008 at 20:45
Il y a !