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Le sujet de ce film est peu connu en France, il s’agit de l’histoire de l’extrême gauche japonaise à travers un de ses groupes, L‘Armée Rouge Unifiée qui fut propulsée à la une des journaux suite au siège d’un chalet par la police dans lequel s’était enfermé cinq de ses membres (siège qui consitue la troisième partie et l’apothéose du film organisé en tryptique). Ce groupe de radicaux issus de la contestation universitaire, avant l’arrestation de la plupart de ses membres se livre à une série d’auto-critiques sanglantes qui se soldent par la mort de beaucoup de ses jeunes membres d’une vingtaine d’années. Ce chapitre sanglant constitue l’acte central du film. Rappelons que le réalisateur Koji Wakamatsu ayant connu ces groupes (en plu d’avoir fréquenté le milieu yakuza) perdit dans ces mauvaises mascarades de procès staliniens une de ses proches. L’oeuvre n’est pas pour autant une simple dénonciation des dérives militantes. Elle reconnaît le sentiment de révolte né dans une société japonaise coercitive, présentée dans la première partie du film-quasi documentaire. Wakamatsu est un des maîtres du pink eiga,la sexploitation japonaise, inspirée par l’érotisme, la violence et la Nouvelle Vague qui fournit au cinéma indépendant japonais ses grandes oeuvres. Il avait déjà tourné autour de ce thème et rentre pour l’occasion en contact avec un des protagonistes des procès et de la prise du chalet, toujours en prison aujourd’hui. Enfin, la musique est elle assurée par Jim O’ rourke de Sonic Youth et vaut à elle seule le déplacement. Où peut-on le voir? Au Saint André, à Saint-Michel dans la rue saint andré des arts.



















