C’est aujourd’hui qu’est tombé la décision du tribunal sur la plainte du syndicat des libraires contre Amazon. Bonne nouvelle, bien que on ne peut plus logique, étant donner qu’Alapage avais dors et déjà goûter de la loi Lang pour le même motif. Mais ce qui est impressionnant (en dehors de tous les consommateurs d’internet qui n’imaginent pas sortir de leur bureau ou de chez eux) est la peine : 100 000 euros de dommages et intérêts ainsi que 1 000 euros par jours de retard à l’application de la loi. Rien à redire, la peine est exemplaire et on ne peut plus violente. Le syndicat du livre l’explique comme suit : Cette décision survient après le jugement de première instance et l’arrêt d’appel favorables au SLF dans son action contre le site Alapage.fr (qui s’est pourvu en cassation) pour les mêmes raisons : la condamnation de la pratique des frais de port gratuits.

Vu que je me suis déjà fortement exprimer sur ce sujet, je laisse l’explication à ce syndicat de patron qu’est la SLF : «  La vente à perte est assumée par ces opérateurs dans l’objectif de capter des parts de marché ce qui déstabilise un marché déjà fragile. C’est une attitude prédatrice qui se révèle dangereuse et totalement contradictoire avec l’esprit de la loi sur le prix unique du livre qui vise à maintenir la diversité et la création culturelles. Le livre n’est plus qu’un instrument pour une domination commerciale dans une jungle ou les acteurs indépendants librairies comme éditeurs sont broyés ».

Je ne suis pas toujours d’accord avec eux, loin de là, mais sur ce point, étant moi même dans ce monde, je ne peux que me prosterner devant leurs paroles.

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