De la pub pour le livre… à la télévision.
Monsieur notre président de la République à rencontré il y a moins d’une semaine les principaux acteurs du monde de l’édition, j’ai nommé Francis Esmenard (Albin Michel), Alain Kouck (groupe Editis), Antoine Gallimard (Gallimard), Teresa Crémisi (Flammarion), Liana Levi (Liana Levi), Serge Eyrolles (SNE), Christine Albanel (Ministre de la Culture) qui représentent le bureau national du Syndicat National de l’Edition. Ils ont avec notre élu parler, après les habituels « on publie trop » ou autre « il nous faut de l’aide » du problème de la pub télévisée dans le monde du livre.
Pour le moment, il est interdit aux éditeurs de faire de la publicité télévisuelle pour un livre. Cette exception était voulue pour sauvegarder la fameuse exception culturelle française. La publicité coûte relativement cher, surtout à la télé et aucun petit éditeur, voir même aucun éditeur, ne peut se permettre de l’utiliser à outrance, ainsi si un jour la pub télévisuelle devient légale, la couverture médiatique d’une petite dizaine de titres par ans sera assurée, enfonçant un peu plus dans l’ombre la majorité des ouvrages. Le problème est extrêmement fort pour les petits éditeurs qui n’ont plus aucune chance de vendre au grand public, les gens étant matraqués par le nouveau Albin Michel.
L’idée du Président est finalement fort simple : les jeunes regardent la télévision, il y a une crise de la lecture chez les jeunes (en réalité, elle est plus présente chez les jeunes… adultes) il faut donc amener les livres dans la télévision. Or je ne suis pas persuadé que la meilleure façon de ramener les gens à la télévision est de leur montrer la couverture avec une voie qui nous assure que c’est « le plus grand triller de l’année » qui se présente devant eux. Ce manque de passion pour la littérature n’est pas une chose nouvelle et ne sera pas corrigé par la télévision mais par un renouveau de la littérature, en montrant qu’il est possible d’être jeune et d’aimer la lecture, sans la forcer. Les jeunes lisent des mangas, des bandes dessinées, n’hésitons pas à montrer que des auteurs de mangas ont écris des choses magnifiques, que les auteurs de bande dessinés sont inspirés par des écrits antérieurs. De même pour le cinéma, combien de « jeunes » ont lus le seigneur des anneaux après avoir vu le film ? On pourrait continuer avec la poésie et la musique.
Arrêtons un peu de mettre la littérature au-dessus du lot, ce n’est pas le cas et nous ne ferons que perdre des lecteurs.
Non, la littérature n’est pas un surgenre !


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