Des coûts de la librairies et de l’édition, première partie
Souvent, la réaction des gens m’étonne, quand cela touche mon métier ou mon futur métier, j’ai une forte envie d’expliquer le vrai et le faux, dénoncer les idées reçues et remettre la vérité en place.
Aujourd’hui, une réaction m’a surprise, affirmant que les éditeurs s’en mettait plein les fouilles, après discussion, il s’avérait que les vrais profiteurs étaient les libraires… remettons donc les choses à plat, et déjouons les contre vérités.
La vérité sur ce que gagne un éditeur.
Pour cette première partie, intéressons nous au premier maillon de la fabrication d’un livre : l’éditeur (après l’auteur bien entendu).
Tout d’abord, les éditeurs gagnent environ 45% du prix d’un livre, 35% allant au libraire et 20% aux diffuseurs/distributeurs.
Sur ces 45%, l’éditeur doit payer, bien entendu et souvent avec une joie non dissimulée, l’auteur à la hauteur d’environ 1€ par ouvrages, pour un livre à 20€. L’imprimeur facture quand a lui environ 2 euros pour un petit tirage par livre, 1 euro pour un très grand tirage. Tous les coûts extérieurs sont maintenant payés, il reste à l’éditeur 6 euros sur chaque livre. Il lui faut maintenant payer
Pour tourner convenablement, une maison d’édition à besoin d’une centaine de titres minimum, dont quelques un qui se vendent très bien. Editeur est un métier précaire, jusqu’à un certain nombre de succès, et peut, si vous vous appelez Hachette, Gallimard ou Editis rapporter énormément (bien que cela soit incomparable avec diffuseur/distributeur).
photo credit: martha madness.


avril 15th, 2008 at 7:50
Excellente initiative Manu. J’avoue que c’était aussi une idée qui m’était passé par la tête : vu les âneries qu’on entend, il est parfois bon de préciser 2-3 trucs …
Merci