Du problème des frais de port en librairie
Suite au mirifique mail d’Amazon, je vais aujourd’hui vous exposer le problème des frais de ports pour les libraires, et pourquoi il est impossible de ne pas les faire gratuit.
Pour un simple livre, de taille moyenne, d’un poids de 300 grammes, il faut débourser 2.90 euros à la poste. Rajoutons à cela le prix de l’enveloppe (environ 0.05 €), du petit plastique pour votre facture (moins de 1 centime, mais il faut tout de même les acheter), nous arrivons pour le moindre envoie à près de 3 euros de frais de port. Tout cela est bien entendu sans compter le temps de travail pris (création du client et de la commande, manutention de l’envoi), qui monopolise un vendeur pour de deux à trois heures par jours s’il y a moins de dix commandes. De plus, soulignons l’illégalité de cet envoi en lettre (en effet, les livres doivent être envoyés en colis livre ou colissimo)
Prenons maintenant un colis plus important, de dix ouvrages, envoyés dans un carton (3 €) en collissimo (7 € jusqu’à 2kg, 9 pour 4 kilos, nous pouvons donc tabler sur minimum 11 euros pour 6 kilos). Soit un total d’environ 14 euros, pour un bénéfice d’environ 60 euros… soit plus que 46 euros dans la poche du libraire…
Il faut donc limiter les dégâts, les frais de port sont donc obligatoires pour éviter que les libraires en plus d’être presque morts depuis quelque temps, il ne faudrait pas les obliger à louper le coche d’internet…


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