Robert Laffont n’est plus.
écrit par Manu dans Librairie -edition le 20-05-2010
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Jean-Mi est triste : l’éditeur de Salinger est mort hier à la suite de sa longue vie.
En plus d’avoir enfanté trois éditeurs et un animateur donnant de son talent pour Fort Boyard ou encore Pyramide, Robert Laffont reste un éditeur majeur de la seconde moitié du XXe siècle. Le jeune fils de prolo parti de rien ou de pas grand chose choisit en 1941 de se lancer dans l’édition. Son créneaux : les best-seller dont il achète les droits à l’étranger. Nous retiendrons surtout quelques petites pépites dans le magma de livres très moyens : Yourcenar, Henry James ou encore Buzzati.
Reste sa principale réussite, la très bonne collection d’intégrales à bas prix qu’est Bouquin.
Et pendant ce temps là on ne parle pas de Joachim Vita, fondateur de La Différence, qui est pourtant mort depuis à peine deux jours à l’âge de 62 ans. Le sens des priorités.












yourcenar ???
Jean-Mi ?
Michael ?
Manu ?
Jules ?
non mais sans déconner
Bien entendu, le décès d’un grand nom de l’édition me touche, mais les éditions Robert Laffont elles-mêmes, en tant qu’entreprise d’édition, me semble fort critiquables sur 2 points :
1) les manuscrits sont rarement lus en entier et les refus sont légion, surtout vis-à-vis des auteurs inconnus ou débutants (or, si on ne leur donne pas leur chance en reconnaissant au moins leur talent, ils resteront inconnus toute leur vie); Robert Laffont a donc failli ici à sa mission de découvreur de talents ;
2) les livres Laffont contiennent un grand nombre de coquilles d’imprimerie, ce qui montre la négligence des typographes.
non mais barbie tout le monde arrive à savoir si un bouquin est complètement merdique ou valable à partir de la quatrième page, aucun éditeur ne lit les manuscrits qu’il reçoit jusqu’au bout enfin.
sinon pour les coquilles, c’est probablement lié au fait que la composition des livres est de plus en plus sous traitée dans des pays semi voire non francophones, comme les carrosseries de voitures un peu
L’accumulation des coquilles et autres fautes est liée au fait que les éditeurs refusent d’employer des correcteurs ou quand ils le font les payent 3 francs 6 sous et les font travailler dans des conditions qui ne permettent pas de corriger correctement un ouvrage.
Et c’est la même chose pour les typos, quand on fait composer ses bouquins dans des pays où la main-d’œuvre ne coûte rien et où les gens savent à peine lire et écrire, on ne peut pas s’attendre à des miracles. Donc Barbie, vas-y te gêne pas écris aux éditeurs et dis-leur qu’ils sont juste de sales enc… de patrons comme n’importe quel patron.
bon moi j’aimerai qu’on revienne sur marguerite yourcenar