TSCHANN
Posted by Jules | Posted in Librairie -edition | Posted on 02-06-2009
Mots-clefs :librairie, paris
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J’en conviens, le boulevard n’est pas très beau, mais au 125 vous pouvez trouver la librairie Tschann. La vitrine est bien garnie, elle a l’air de dire « rentre pas nous faire … avec des mauvais bouquins mec », mais on y trouve de très belles choses. À l’intérieur de la librairie; le rayon littérature francophone vaut le détour ainsi que son concurrent des sciences-humaines. Les rayons de Beaux-arts et de Poésie sont la plus-value du lieu. Si vous lisez de la poésie contemporaine, demandez un abonnement spécial trajet « chez moi-chez tschann » à la ratp avec tarifs dégressifs. Pas la peine de descendre les escaliers plantés au milieu de la boutique, c’est la réserve en bas. Pour vous mouvoir faites attention, les tables débordent et les chutes de livres sont fréquentes, toutes périodes de l’année confondues. Un peu d’histoire maintenant. Il y a 80 ans maintenant, M. Tschann, concierge au Ritz monte cette librairie rapidement fréquentée par la bohême du quartier tout en éditant en parallèle des auteurs comme Tzara,Guillevic ou Claude sernet, parmi d’autres. La librairie commence à s’inscrire dans la petite histoire des lettres. Après la Seconde Guerre mondiale et que Louis Tschann ait défendu Louis Ferdinand Céline (c’est ce que dit la rumeur), sa fille, Marie-Madeleine reprend la librairie,rejoint Lindon et d’autres dans le combat pour le prix unique et aide à propulser des auteurs parmi lesquels Beckett, Nin; Miller tout en proposant des vitrines subversives (dans l’air du temps quoi) et un sacré caractère, paraît-il, à ses clients. Elle cède son fonds de commerce à son neveu en 1994 , Jérôme Grossman après avoir déménagé la librairie et agrandit par la même occasion l’espace de vente. Grossman (récemment décédé) la cède à son tour en 99 à l’actuel gérant de la librairie, Y. Poirier qui travaille toujours en collaboration avec deux « anciens » de la période du règne de la famille (nan nan c’est pas la mafia); F. Barros et M. Bonicel. En espérant que la hausse des loyers ou je ne sais quoi ne foute pas en l’air cette librairie d’une grande exigence.




















hey c’est fini jules le mémoire, pas la peine de faire de la lèche.
Après que est suivi de l’indicatif : après que M. Tschann eut défendu LFC. Merci pour l’adresse, je vais aller y faire un tour.
C’est clairement l’une des meilleures adresses de Paris avec le merveilleux « Un regard moderne », rue Gît-le-Cœur (dans le VIe arrondissement).
shige, de retour a paris?
Oui, absolument. Mais avec une seule hâte : repartir !
Je te fais mes amitiés.
Shige