A mort l’avant-garde, vive l’arrière-garde!
écrit par Jules dans Livres le 22-04-2009
Mots-clefs :livre, politique
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« Ce ne sont pas des révoltés. Tout juste des impertinents » disaient d’eux M. Nadeau qui n’était pas lui, c’est sûr très porté sur l’insolence (souvenons de son histoire du surréalisme). Ils se voulaient « désengagés » quand les Temps Modernes professaient la bonne parole sartrienne. Les Temps Modernes, c’est dans ce torchon, l’ennemi juré, qu’on trouva le joli nom de « hussard » à cette troupe composée surtout de Nimier, Blondin, Jacques Laurent. Et c’est peut-être une des rares bonne trouvaille de ce journal, en effet ces auteurs chargèrent comme des hussards et ruèrent dans les brancards de la littérature française. Nimier, le plus connu et le plus talentueux charge son lecteur désespérément en quête d’une intrigue dans des romans dont le héros lui est en quête d’une vérité. A priori, dans les thèmes, rien de nouveau ; des jeunes gens s’adonnant à de longs monologues intérieurs, de l’amour, de l’érotisme, mais l’insolence et l’éclat des romans de Nimier sont hors-normes, de jubilantes torsions littéraires. Nimier, lui fan de vitesse mourut dans « des draps de feuilles atrocement froissés » selon les mots de Blondin.
Anti-existentialistes, franchement réacs, parrainés par les plus grands, probablement bientôt de nouveau fashions, vous trouverez la plupart des écrits des hussards à la Table Ronde (ils participèrent activement à la revue du même nom).










