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Julius Winsome

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Touché par une balle, le chien de Julius Winsome agonise longtemps avant de mourir. L’homme le trouve au bout d’une journée de recherche au fond d’un bois. Julius Winsome ne se faisait plus d’illusion sur l’humanité depuis longtemps, et les conséquences de l’accident...

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C’est dans les plus vieux châteaux qu’ont fait les meilleures histoires.

écrit par Jules dans Livres le 15-05-2009

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Article écrit par Jules.

L’histoire est connue. Sur les bords du lac Leman, Shelley, Lord Byron et Polidori se lancent dans un concours d’histoires d’horreur. Mary Shelley imagine « Frankenstein », Byron et Polidori écrivent « Le Vampire ». C’était l’année 1816. Le romantisme battait son plein, on approchait de la fin de règne du gothique victorien pour plonger dans l’ère du fantastique. « Dracula » de Bram Stoker sera en 1897 l’œuvre certifiant le futur succèsdu style. Entre deux, Le Fanu publiait « Carmilla », personnage franchement plus réussi que l’autre vampire. Le mouvement vers l’horreur avait débuté dès le gothique. Puis des œuvres venues d’Allemagne, patrie du fantastique avaient été découvertes et certaines traduites par un romantique classique, admirateur…Walter Scott. Scott avait aussi sorti de la pénombre Maturin. Maturin sorti de la pénombre continuait malgré tout à y fixer ses meilleures intrigues et ses personnages, ainsi son « Melmoth », classique du genre. Il suivait la pure tradition gothique qui débute peu ou prou avec Walpole et son surnaturel « Château d’Otrante ». Radcliffe suivra, elle avec des châteaux venus d’Italie et l’on atteindra là les sommets de la rencontre entre architecture et narration.
Les auteurs gothiques, ces « frénétiques » ont su monter un grand style en marge du romantisme, quand bien même le gothique reste une littérature populaire déstinées surtout à l’époque aux jeunes femmes. Des grands auteurs plus reconnus touchèrent à des territoires limitrophes, ainsi Thomas De Quincey et ses sociétés secrètes ou Beckford et son exotique « Vathek ». On manqua les oublier en France, mais quelques surréalistes passant par là ne pouvaient manquer de remarquer le caractère génial de ces œuvres psychogéographiques avant l’heure. Artaud se fit ainsi le traducteur du « Moine » de Lewis, un des rares romans gothiques où en prime de l’horreur et de l’épouvante on a droit à de l’érotisme.
Entre deux, ces styles avaient durablement influencés les lettres françaises et nos plus grands auteurs parmi lesquels Dumas, Féval et Potocki surent se servir des matériaux laissés par leurs aînés.

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Commentaires (1)

A part lire tu fais quoi de tes journées ?

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