Cocaïne dans les lettres : une imposture!
Posted by Jules | Posted in Livres | Posted on 02-11-2009
Mots-clefs :beigbeder, cocaïne, livre, Rentrée Littéraire
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Certains écrivains peu soucieux de pédagogie ne savent plus quoi inventer pour vendre leurs bouquins ou trouver de l’inspiration. Une technique bien connue : se servir de la cocaïne comme argument de vente. Le pire, c’est que les amateurs de la dite-drogue seront déçus à la lecture de ces oeuvres.
Récemment, c’est Beigbeder qui s’est débrouillé pour atterrir en garde à vue suite à une partie de karaté colombien en pleine rue. Garde à vue qui lui sert de point de départ pour son roman français. L’affaire lui vaudra certes une rétention peu agréable, mais aussi un prix littéraire. Encore heureux, dans son livre, il prend la défense de ceux qui pourraient suivre son chemin en s’en prenant aux conditions de détention scandaleuses qui sont celles de notre pays.
Mais il y eut pire : Agueev et son Roman avec cocaïne. Imposture s’il en est, car la drogue n’est même pas la clé du scandale qui entoura la parution du roman. Ce qui choqua fut plutôt l’apprentissage amoureux du jeune lycéen et non pas qu’il se mette de la poudre plein la tronche à longueur de temps. De quoi choquer association de parents d’élèves et lecteurs en quête de roman de défonce. Pas plus honorable fut le travail de Freud. Un ramassis de lettres et de maigres recherches font le panégyrique de la poudre blanche. Alors que l’on s’attend à voir le père de la psychanalyse se taper des traces dans tout les coins de la maison dans le but avoué de se mettre à l’envers, on assiste béat à un jeune premier ingurgitant d’importantes quantités de cocaïne pour mieux réussir une conférence. Dépitant. Mais le summum, c’est bien sûr Hergé qui l’atteint avec son Coke en stock. Pendant que l’indigné parent d’élève s’en va chez le préfet, cette accablante preuve de relâchement dans la production enfantine sous le bras, le junkie cherche à toutes les pages où se cache cette fameuse provision de came. C’est avec tristesse qu’il apprendra que coke désigne ici des esclaves noirs embarqués sur un cargo. Et que Tintin, une fois de plus, au lieu de goûter dans chaque port la production locale se contentera d’observer le capitaine Haddock bourrer sa pipe…de tabac.
Une gabegie que cette production qui triche avec les attentes des lecteurs tout en faisant l’apologie du vice.





















Bon moi comme j’ai été marin sur les bateaux de commerce je le sais, mais peut être que tout le monde n’est pas au courant, le « coke » dans coke en stock ne désigne pas de la drogue, mais du charbon très gras qui alimentait les moteurs des bateaux dans le temps. je ne sais pas si il y a un rapport entre le coke et la coke, genre nom de code, je ne pense pas.