Lewis Trondheim, géniallissime auteur de Lapinot, du donjon, de la mouche et de bien d’autres BDs toutes plus sympas les une que les autres nous gratifient depuis quelque temps d’un blog. Et là, c’est le drame, Lewis prend le « journal intime sur le net » au pied de la lettre et nous content les mésaventures de sa vie quotidienne. Nous nous passionnerons donc pour la souris que son chat ne sait pas attraper, ses vacances, ses formidables aventures devant la coupe du monde de rugby, etc. Non pas que cela ne nous transcende pas, bien au contraire, j’avoue avoir véritablement tressailli d’impatience lorsqu’il rentra dans son hôtel 5 étoiles à Angoulême !

Non, le pire est que tout cela disparaît avec le temps ! Loupé un mois de « petits riens » et c’est le drame, impossible de revoir ce que vous avez loupé, tout est flou et transparent. Parfois, cela peut être dramatique, j’ai moi-même tenté de me suicider après avoir loupé la finalité avec la souris (d’ailleurs si une âme charitable pouvait me dire la fin…) Mais heureusement, ils sont publiés quelque temps plus tard chez shampooing, la propre collection de Trondheim… comment a-t-il pût arriver à se faire publier pour des petits riens, mystère…

Pour ceux qui sont intéressés, et n’empêche que je vous le conseille vivement, c’est Les Petits riens de Lewis Trondheim et c’est parfois publier chez Shampooing, très bonne collection de Delcourt.

Trondheim

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