Dis bonjour au mauvais garçon…
écrit par Jules dans Livres le 14-05-2009
Mots-clefs :critique, livre, pègre
3
L’histoire des « mauvais garçons » est émouvante. Si les meilleurs auteurs se frottant franchement à la délinquance s’y sont montrés parfois moins excellents que dans leurs écrits, il n’a jamais manqué en revanche de gens qui avaient le sens du beau et de la formule heureuse pour nous communiquer ses passions.
Des livres dont les sujets sont l’alcool, la prostitution, la pègre ou encore la drogue. Des auteurs qui en ont été et d’autres qui n’ont fait que raconter. L’on trouve de tout.
Parmi eux, commençons par Boudard (Alphonse) et notamment sa « métamorphose des cloportes ». Boudard qui fit à l’occasion de courts passages à l’ombre – il était si mes souvenirs sont bons un peu « monte-en-l’air ». Il travailla avec des cinéastes, comme Gabin et Audiard. Pas de hasards, un autre des vauriens des lettres française n’est autre que l’auteur de l’alcoolissime « Un singe en hiver » qui est, eh oui le livre précédant le film éponyme dont le scénario fût travaillé par Audiard. Cet auteur, c’est Blondin, fan de sport, réac patenté que l’on retrouvait parfois ivre mort vers Montparnasse cherchant la baston. Quittons l’alcool pour revenir à l’argot des youvois. L’autre maître du genre c’est sans conteste Simonin qui écrivit lui aussi pour le grand écran. Il nous laisse les inoubliables « tontons flingueurs » et « Les barbouzes ». En livre, le classique c’est « Touchez pas au grisbi ! ». Mais Simonin (Albert de son prénom) ne cachait pas son engouement pour la pègre. Il rédigea donc par exemple un « Savoir-vivre chez les truands ». Ces livres sont parfois précédés d’un glossaire que les « non affranchis sont invités à consulter » (c’est dit comme ça en début d’ouvrage). Allez, un petit saut dans le temps et l’on se tourne vers Francis Carco dit parfois le romancier des apaches. Il nous dévoile le Paris des macs et autres malfrats dans « L’homme traqué » ou « L’équipe ». Il fût aussi le biographe d’un des premiers auteurs à utiliser l’argot des mauvaises gens pour l’écriture : François Villon. On pourrait ajouter à cette liste tous ceux qui firent l’éloge ou l’expérience du haschich (Baudelaire), de la coke (Desnos), tous ceux qui passèrent en prison, les gauchistes sans scrupules (Rouillan vient de sortir un nouveau bouquin, il pourra bientôt avoir un linéaire rien qu’à lui dans les librairies), les auteurs « prolos » un peu « lumpens» genre Jehan-Rictus, etc, etc. Moi ceux que je donne c’est juste ceux que j’aime bien hein. Ces ouvrages sont souvent des lectures sympathiques mais aussi de vrais travaux littéraires sur l’argot, le langage parlé, de la rue, les codes occultes…
Il n’est pas à démontrer que cette littérature ( de genre ?) est à écrire aussi au présent. A vos pushkas et ramenez vos bonnes actions et vos crimes.












Jules, t’es con, t’as posté deux fois ton article.
t’es encore bourré et/ou complètement coké, non ?
c’est que je viens de penser à vous faire de la pub via un mailing de mon réseau de potes littéreux. du coup, ils vont venir et se dire : pourquoi ils postent en double ici, sont répétitifs là ?!
JUste un avis sérieux sinon : ce srait cool de mettre en gras les références (juste titres et auteurs) pour pouvoir les repérer facilement et les copier.
Oui, je lis vos papiers et gribouille dans mon carnet les auteurs que vous citez.
Bref, c’est pour le côté pratico-pratique.
tcho.
Bon, je vais voir ce que je peux faire pour le gras tout à l’heure, mais le coup de l’article en double, c’est réparé !
Vive moi !
dans le même genre je vous conseille borniche c’est un flic sorti des années 40 50 genre j’ai defoncé la carlingue et le gang des tractions. il a ecrit flic stories c’est plein d’anecdotes de condé c’est plutot simpa si on kiff le mythe des gangsters au grand coeur que dis je ils ont tous un gros goeur. pour boudart merci jules grace à ce mac j’ai decouvert pierrot le ouf, jules bonnot et joe attia ça c’etait du gars.