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Les lèvres nues…

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Cela fait un moment que les situationnistes, particulièrement Debord ont le vent en poupe, assimilés dans un vaste bazar, au punk, au jazz ( ? ), Fluxus ou le Centre Pompidou, (cf « Guy Debord ou la beauté du négatif », Gonzalvez). Du même coup, et parce que c’est aussi certainement la face...

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feu de bois et country music

Posted by Jean-Mi | Posted in Livres | Posted on 07-11-2009

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teton national park snake riverSi je peux me permettre alors que la nuit tombe, je -Jean-Mi- vais narrer ici l’expression de mes goûts immodérés pour la littérature nord-américaine, introduisant à cette occasion le pourquoi du comment je lis ci ou ça, et surtout dans quel ordre.
D’ordre, on se rendra compte qu’il n’y en a que peu ; des triptyques avalés en sens inverse au risque de croiser difficilement, mais la littérature c’est ça aussi, des mots qui se savourent, en plus d’être un assemblage d’histoires imaginaires à imaginer.
Je vais lister des auteurs que j’ai découvert ou bien récemment ou bien anciennement et redécouverts récemment, enfin bref, des auteurs et des romans -principalement des romans, ma source d’affect première- qui m’ont marqué ou pas, mais je vous dirai quand ; la littérature peut être chienne, ou plutôt, le marché de la littérature peut l’être. Des auteurs et des romans donc, qui m’ont marqué, et dont j’ai arbitrairement envie de parler.
Mes interventions dans ce blog témoigneront sans farce de mes péripéties dans les livres en provenance des États-Unis, et produirai des pseudo essais avec la prétention de croire que je détiens la vérité, et effectuerai des listes exhaustives de livres, d’auteurs, d’éditeurs aussi.
J’avais découvert Cormac McCarthy en janvier 2008 avec la parution de son best-seller pulitzerisé La route, qui avait eu à cette occasion et pour cette raison, l’honneur des gazettes. Libraire à cette époque, j’avais trouvé le temps de lire plusieurs pages de ce roman, et ainsi le recommander, ou pas, à mes clients. L’écriture de McCarthy m’avait d’abord surpris, puis lassé quelque peu, tout en me laissant songeur, et même si la poésie de ses courts paragraphes narratifs m’avait séduit, je n’avais pas lu la totalité du livre, la raison invoquée étant le métier de la librairie.

Ne travaillant plus depuis quelques semaines, j’ai enfin réussi à me faire une idée sur l’œuvre de cet auteur, mais ne vais pas vous parler de La route, que je lirai probablement dans les jours prochains.
Après avoir causé de Cormac McCarthy, je viendrai à Jim Harrison. De la même manière que La route, j’avais lu Un bon jour pour mourir il y a plusieurs années. Ayant depuis, lu Dalva, sans doute son meilleur roman, et les Légendes d’automne, sans doute le recueil de ses meilleures nouvelles, je lis actuellement En marge, les mémoires de cet auteur mythique, avant de découvrir sa poésie peut-être, et ses chroniques gastronomiques, que j’aurai j’espère terminés pour vous en parler sans mentir comme le ferait n’importe quel libraire honnête avec sa fonction. -je dis ça mais si je veux retravailler un jour, je devrais arrêter.

Après Jim Harrison et McCarthy, je parlerai d’autres types, pour le moment proches du nature writing et de l’ouest sauvage, des trucs qui sentent le feu de bois et la musique country, car c’est ce que je lis depuis plusieurs mois. Mais ça peut changer.

J’ai fait ma liste des bouquins à chroniquer, encore incomplète car enrichie chaque jour des actualités. En parlant d’actualités, avec le festival des Belles étrangères, qui présente cette année du 9 au 21 novembre, douze auteurs américains, je me suis posé la question de savoir si j’en connaissais l’un d’entre eux, et la réponse fut oui, deux ou presque, Percival Everett et Colson Whitehead. Aussi, j’essayerai d’en dire quelques mots avant la fin des festivités.

Festivités du magret et de la courge pendant que j’y suis, et aucun rapport avec la belle Amérique, c’est à Brive-la-Gaillarde la bien-nommée en Corrèze, sa Foire du Livre dont je ne dirai rien car il y est question d’auteurs inconnus. Allez, une petite mention pour la chanson que vous trouverez ici.

D’actualités littéraires américaines, pour y revenir, vous en conviendrez il n’en sera que peu question. Avec Ron Rash, auteur d’un soi-disant polar paru en août aux éditions du Masque, Un pied au paradis, en fait tragédie familiale avec un shérif et un meurtre qui cautionnent son intégration dans le catalogue policier du Masque et sur les tables polars des librairies et autres revendeurs.

Du coup je pense au polar, et je vais surtout décrire ce qu’on peut trouver dans les fonds de rayons des librairies généralistes qui aiment le polar. Le Masque, Buchet-Chastel et Belfond n’ont qu’à bien se tenir, voici les gars de la Série Noire et de Rivages. Encore des ancrages profonds dans l’Amérique rurale avec James Lee Burke, Harry Crews, Ned Crabb, Fredric Brown et j’en passe. À défaut du décevant Ron Rash, le genre polar a eu droit ses temps derniers à quelques bons écrivains ; Craig Johnson chez Gallmeister « Noire » avec son Little Bird venu tout droit direct du Wyoming où le shérif lassé de sa vie découvre l’exaltation d’une enquête criminelle sur un cadavre tué au fusil de chasse et piétiné par les moutons et bouffé par les faucons. Fusil de chasse encore, avec les multiples vengeances de Julius Winsome, le héros du roman éponyme de Richard Donovan paru au Seuil l’an dernier, dont le chien, son unique compagnon, a été abattu par des chasseurs des environs de son chalet perdu au nord du Maine, et raison de l’énervement d’un homme habituellement doux et gentil, un brin misanthrope certes.

Piochant dans les classiques, nous irons fureter ensemble du côté de Jack Kerouac, de Faulkner et de Dashiell Hammett (tiens, on me dit que ses nouvelles traductions paraissent bientôt -sujet d’actualité ?), et au risque de contenter le camarade Jules, je ne parlerai de H.D. Thoreau que quand la lecture de son Walden sera terminée -lecture comme il se doit longue et fastidieuse pour le petit lecteur que je suis- d’ici à 2011 je parierais. Et l’oncle Walt -Whitman et ses Feuilles d’herbes, en bilingue chez tonton José avec une jolie couverture qui nous rappelle son air sévère de garçon des bois.

En attendant, on a de quoi faire, comme il se doit, et d’ici à notre prochaine aventure ensemble, je piquerai une phrase mythique du cinéma américain -ce sous-genre bien connu de la littérature, à un cow-boy de l’imagerie populaire chez les Coen bros :

Take it easy, Dude.dude lebowsky

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Commentaires (21)

Bon, eh bien Jean-Mi va falloir secouer tes fesses et tes méninges ! Quel manque d’originalité, quel manque de curiosité ! Même pas une petite recherche du côté jeunes auteurs afro-américains malgré l’effet Obama. Puisque tu ne bosses plus pour un patron, bosse pour toi-même et va un peu écumer les étagères des bibliothèques. Je suis archi déçue. Au boulot !

alors jasmine, ou qui que ce soit comme tu t’appelles, il va falloir relire cet article, car si je n’y parle en effet pas des afro american ni d’originalité, c’est parce que, comme je le dis, c’est MA LISTE EXHAUSTIVE et je ne veux foutre dieu pas y mettre ce que je n’ai pas envie de lire. je travaille pour moi.

Keep cool boy !

mais je suis calme

Allon mon chéri, faut pas s’énerver comme ça, Jasmine veut de la nouveauté, c’est juste son avis mais tu en fait ce que tu veux. Bisounous !

Pas nécessairement de la nouveauté mais de l’originalité, de la curiosité. Bon sang cette liste ressemble à une table de la fnac !

manu, après avoir lu ce comment, je pense que tu réouvriras le « forum littéré » ; il y en a des choses à dire à cette charmante personne.

d’abord, connaissant l’endroit où se vend l’un des chers collaborateurs de ce blog, ce ne serait pas étonnant d’en trouver des bibliographies-type.
mais je n’en suis pas, et ne mets même aucun de mes foutus pieds dans ces établissements de Culture de masse.
par contre, dans le Cultura où je me suis rendu il y a quelques jours, les tables ne ressemblaient en rien à un seul doigt de cette liste.
pour mccarthy par exemple, ils avaient la route et no country for old men en plusieurs exemplaires, brochés et poches, sur étagère. aucun autre de ses superbes textes.
en outre, dans une petite librairie comme on en voit partout, qui font un peu de fonds et un peu de nouveauté, j’ai trouvé, bien sûr, la route et no country sur table, et les autres, méridien de sang, la trilogie des confins, sutree, etc, dans les étagères. ceux là, je ne crois pas que toutes les fnac les connaissent, et c’est d’eux dont je voudrais parler.

le problème premier, est que j’ai décidé dans mes review de n’accorder de crédit qu’à ce que j’aime, si l’on fait fi de l’actualité, belles étrangères, nouveautés.
je ne veux pas être original ou hors des sentiers battus, je veux juste parler de mes lectures.
je ne lis pas depuis longtemps, je dirais cinq ans (c’est pourquoi tu me crois jeune, je pense) et me construis mon identité culturelle actuellement avec ce que tu as sans doute connu il y a des années.
bien sûr, Dalva et les Légendes d’automne sont un peu surfaits, mais je suis ému aujourd’hui en les lisant, donc j’en parle.

je suis plus qu’ouvert au dialogue, et si tu veux me donner des pistes, madame Jasmine, pour la poursuite de mes lectures, je suis preneur.

en espérant bonne réception de ce message, à bientôt sur le forum… -hein Manu ?

le mec, il conchie la fnac, et deux lignes plus loin il se promène à cultura

jean-edouard-michel clerc

UNE ligne plus loin, pas deux.
je n’ai pas précisé, en effet, je vais au cultura de temps en temps car c’est le seul endroit de ma petite ville avec les leclerc et géant casino où trouver des CD et DVD.
cela dit, je vais peut-être y travailler, plus tard, quand j’en aurai assez de la librairie indépendante qui ne paye pas. chez cultura, postes de responsables de rayon à pourvoir avec un BP libraire. youpi !

tu vas « te vendre » dans un établissement de « culture de masse », en somme

on t’entend quand même un peu plus souvent depuis que je t’ai attaqué.
oui, je me vendrais aussi si j’allais chez cultura. ça se passe comment pour toi à la fnac ? pas trop mal au cul ?

ben non, c’est même assez cool ( hormis le fait que je sois à 39heures )

Je ne sais pas ce qu’est ce forum dont tu parles. Moi je suis vieille, je lis depuis toujours, je suis tombée dedans quand j’étais petite pour plusieurs raisons. J’apprécie ce blog car j’y découvre des livres que je ne découvrirais nulle part ailleurs. Nous savons que les émissions littéraires quelles qu’elles soient sont depuis des années des émissions de promo sans aucun intérêt. On cherche sur le net à droite à gauche, biblio-obs est à conchier, et même le cabinet de lecture de Rue 89 laisse un goût amer. Lorsque l’auteur du blog perd son temps à pondre un « article » pour s’auto-congratuler sur le fait que ses paris pour les prix littéraires étaient les bons, je pleure. Il nous faut donc aller chercher ailleurs une pertinence. Je ne suis pas à la recherche de nouveauté comme semble le croire Manu. Il y a des tas d’ouvrages oubliés pour x ou y raisons qui mériteraient d’être lus. Je suis assez stupéfaite par la curiosité de Jules qui propose des ouvrages dignes d’un inventaire à la Prévert. De Sagan à la cuisine marocaine en passant par le comics musulman, fichtre ! Il sera bien plus en mesure que moi de te donner des pistes de lecture. Néanmoins puisque tu es preneur d’idée et que l’hiver arrive, je te donne le titre d’un livre dont nul n’a parlé sur ce blog et qui à mes yeux est une véritable perle (un peu cher certes, mais les fnac sont là pour le vol, non ?) : Éloge des voyages insensés, de Golovanov aux éditions Verdier (vous avez tous passé sous silence la mort du fondateur de ces éditions, soit dit en passant…) Bonne lecture et à bientôt.

ah oui, personne n’avait parlé de la mort de ce bon vieux Bob. ce n’est pas montrer du doigt les fautifs, s’il y en a, mais je n’étais pas encore dans l’équipe de ce blog.
pour le reste, le dernier bouquin de Verdier que j’ai lu, était sympa mais sans plus, Dossier de l’attentat, d’Alvaro Uribe. à part le Michon qui est certainement bon, mais dont on n’a plus besoin de parler, le reste ne m’intéressait guère, à part peut-être « la piste mongole » de christian garcin. je ne l’avais pas pris pour la même raison que l’Eloge des voyages insensés. je ne les ai pas volés, car j’étais à la librairie Verdier, et on ne vole pas chez eux, à la Maison du banquet, crée par le même Gérard Bobillier. http://www.lamaisondubanquet.fr/

le « forum littéré », c’est un onglet qui est en maintenance sur ce blog. il serait intéressant d’y élever le débat, quand les réparations y seront effectuées.

je déteste les émissions littéraires tout comme toi, et ne cherche pas à les copier, si c’est ce que tu veux dire. je lis Biblio-Obs pourtant, mais n’adhère pas à tout ce qu’ils y mettent.

ensuite, pour défendre ce blog s’il y a lieu de le faire, ce pourquoi je suis la plus mauvaise personne (dernière arrivée) je dirais que nous sommes tous amateurs et bénévoles, tu t’en doutes. seul Jules puisque tu en parlais, est passé pro depuis quelques temps. Manu, Michael et moi sommes simplement des « libraires » essayant d’informer. eux y arrivent plus que moi, peut-être, mais bon, on connait ma « raison ». nous ne pouvons parler de toutes les sorties de livres, nous lisons soit pour le travail (les nouveautés des émissions…), soit pour le plaisir, et c’est là que nous choisissons ce dont nous allons parler.

j’espère que nous pourrons continuer d’en discuter, je trouve tout ça très intéressant.

au plaisir,
jeanmi

de quoi je suis passé pro ? hein? j’ai bien demandé de la thune a manu mais j’ai toujours rien reçu, je vous le dis.

D’AILLEURS JE LANCERAIS BIEN UN MOUVEMENT DE GREVE. MIKE T’ES AVEC MOI? JEAN MI TOUJOURS DANS LE COUP J’EN SUIS SUR.

on l’aura ce manu!

Ben Michael il a dû se coincer les doigts dans une porte ou revendre son clavier sur ebay parce qu’on ne le lit pas beaucoup. Quelle est la raison pour laquelle tu n’as pas lu l’éloge des voyages insensés ? Si c’est à cause de la quatrième de couverture faut l’oublier, elle est nulle à chier.

ce serait connu si les 4èmes de couv donnaient envie de lire.

jules, excuse, j’ai mal expliqué ma pensée ; je rectifie : tu es passé pro ailleurs non ? il parait que tu écris pour le journal dissident marocain. mais chez Manu, comme c’est un pote, tu es bénévole et tu peux toujours pleurer en grattant tes fonds de casseroles.
tu n’as pas droit à une bonne grève au Maroc, ça ne te manque pas ?
on te dira quand on gagnera des sous grâce à ce blog. enfin, je dis on, mais c’est vrai qu’on n’a plus de nouvelles du camarade Michael.
Il a disparu, son taf en grande surface lui aspirant son âme au fil des jours et disparait. il doit être occupé en plus de ça avec la vie lyonnaise, ça lui change de la bourgogne.

Jules c’est un ex de tarnac passé au maroc ?

C’est ce qui se dit à droite à gauche, en effet…

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