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J’suis snob

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Être snob en littérature présente le même intérêt qu’être snob en toute chose. Pas la peine d’avoir lu un ouvrage pour le snober, je parlerais plus bas de livres que je n’ai jamais ouverts, en revanche une bonne connaissance du « livre snob » est primordiale. Vous remarquerez aussi...

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« Le presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat »

écrit par Jules dans Livres le 04-06-2009

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Article écrit par Jules.

On connaît tous Gaston Leroux, ou au moins son célèbre personnage Rouletabille que l’on retrouve dans des aventures aussi célèbres que « Le parfum de la dame en noir » ou « Le mystère de la chambre jaune » qui ont été adaptés au cinéma. Mais Leroux n’a pas signé que ces seuls textes – supers par ailleurs. Il fut aussi avocat et reporter. Jusqu’ici, des textes peu connus de lui et pourtant remarquables avaient été publiés au serpent à plumes notamment « L’agonie de la Russie blanche » qu’il écrit après avoir été en Russie pour le compte du journal « Le matin » et « La machine à assassiner » magnifique roman sur une condamnation à mort, genre de peine auquel il était farouchement opposé. Pour revenir au roman, Rouletabille n’était pas le seul héros de Leroux. Il y eut aussi Chéri-Bibi, dont les aventures paraissaient en feuilleton dans « Le Matin » toujours. Les thèmes étaient à la mode de l’époque ; erreur judiciaire virant à l’enquête virant au fantastique virant au mélodrame… mais avec un ton et un style franchement macabres. Ces aventures, on les trouvait chez Bouquin à l’époque, édités par Francis Lacassin, genre boulot bien mené, mais bien sûr, ça n’a pas manqué, l’ouvrage fût rapidement épuisé. Voilà la faute réparée par les éditions Libertalia qui publient coup sur coup « Les cages flottantes » et « Chéri-Bibi et Cécily ». Francis Lacassin n’est plus dans le coup (il ne peut plus le pauvre homme, paix à son âme), mais les ouvrages renaissent avec de nouvelles illustrations. Un grand merci donc à Libertalia pour remettre à l’honneur l’auteur de la phrase « Le presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat ».

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Commentaires (3)

ah re-voilà ce chroniqueur aimé/détesté pour ses prises de positions subjectives : « erreur judiciaire virant à l’enquête virant au fantastique virant au mélodrame » tout simplement génial.

Je crois qu’il y a une expo sur Gaston Leroux à la BNF, à moins qu’elle soit terminée… Je n’ai pas vérifié, je débarque à Paris.

Bon, c’était l’an passé !

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