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Cette casquette, c’est tout simplement ma casquette. Le dessin dessus est de Max de Radigues.
Max de Radigues, c’est un dessinateur de bande dessinée. Ses bandes dessinées sont publiées chez un petit éditeur de bandes dessinées basé à Bruxelles, et nommé L’Employé du Moi. Comme c’est une petite maison d’édition, alors Max y est aussi un peu éditeur. Tous les auteurs de L’Employé du Moi sont aussi un peu éditeurs. Quand il ne travaille plus chez son éditeur, il était aussi un peu libraire de bandes dessinées, et aujourd’hui il est en train d’achever une année de résidence au Center for Cartoon Studies à White River Junction, dans le Vermont. Sur son site, on peut voir qu’il s’y est bien amusé. Il y a posté chaque semaine un instantané de sa vie aux États-Unis en quelques cases.
Comme je trouve très bon ce que fait Max, il m’a envoyé son dessin pour m’en faire une belle casquette, alors j’ai décidé de parler de lui rapidement, et pourquoi pas aussi de quelques autres auteurs de L’Employé du Moi.
Max de Radigues a publié Jacques Delwitte, Little White Jack, l’histoire d’une rencontre avec une ex star du rock déchue dans les rues de Bruxelles, et Antti, l’histoire d’un finlandais nommé Antti, qui arrive à Bruxelles pour ses études. Ce sont des chroniques de vie, qui ne laissent pas indifférent.
Sacha Goerg a publié deux courtes histoires dans un bouquin, Rubiah, tirées d’un voyage qu’il a fait dans des îles. Là encore, des petites chroniques, sur la vie d’un mec qui cherche sa route. Comme Sacha est l’éditeur, il publie plutôt les trucs des autres. C’est assez de travail.
Pierre Maurel, c’est un copain. C’est comme ça que j’ai connu les autres. Lui, il dit qu’il dessine pas bien, mais je trouve que oui, et puis sinon il ne serait pas publié. Du coup, il n’a pas été publié depuis un peu de temps parce qu’il n’a plus le temps, justement, parce qu’il a un autre travail, et surtout, parce qu’il dessine des fanzines, que vous ne trouverez qu’à Carcassonne, dans les mains de Pierre. Les fanzines s’appellent Blackbird et parle d’un mec qui dessine des fanzines nommés Blackbird, de politique du livre et d’édition indépendante ; un truc un peu révolutionnaire. Avant L’Employé du Moi, Pierre Maurel était publié par 6 pieds sous terre, un éditeur de Frontignan (Hérault) qui n’a rien à voir avec la série télé du même nom, mais plutôt avec le muscat. Il a publié Michel, où un type galère, Trois déclinaisons, où plusieurs personnes cherchent à fuir, Buck, l’histoire d’une cannette de bière vue par trois personnes. Tout est vraiment bien.
On trouve un autre travail sympa sur le site Grandpapier.org, un genre d’immense fanzine sur internet, sans contrainte de papier et d’argent. On y retrouve des bandes dessinées éditées par L’Employé du Moi en libre accès et des trucs originaux, comme un travail de Pierre Maurel sur des stations service ou le début d’une bande dessinée.
Et tous les auteurs de L’Employé du Moi ne sont pas tous francophones, loin de là. Max s’est aussi essayé à la traduction, avec Phase 7, un bouquin regroupant plusieurs années d’auto-édition d’un américain nommé Alec Longstreth, prof de bande dessinée, barbu et fan de Starwars. Le site d’Alec Longstreth.
La nouveauté du moment, c’est une adaptation de Robin des Bois en bande dessinée. Robin Hood de Simon Roussin est dans les bacs des bonnes librairies depuis mars. Elle est entièrement dessinée au feutre. Surprenant ? Sans doute. Les auteurs de L’Employé du Moi portent un regard neuf sur la BD. Jetez y un œil ici.
Si d’aventure vous étiez intéressés par la bande dessinée, foncez chez votre libraire et commandez lui les ouvrages de L’Employé du Moi, dites lui qu’ils sont distribués (terme technique) par Le Comptoir des Indépendants et les Belles Lettres. Il comprendra de quoi vous parlez. Sinon, conseillez lui de tout avoir de cet éditeur, votre libraire en sera content.













une petite faute on dirait, qui a fait une petite soeur juste derrière elle, et qui m’en voit désolé. mais le mal est fait.
Bon les jeunes, vous faites la grève de la lecture ? Au boulot, que diable !
au moins on ne pourra pas vous accuser de vous livrer au facile exercice du « cet été dans ma valise j’emporte… » Ohé les garçons, vous êtes encore là ?
en ce moment moi c’est plutôt » dans mes cartons j’emporte… » la réponse est toute ma bibliothèque.
alors excuse moi, je vais les porter sur mon dos par paquets de vingt kilos dans une semaine, alors je n’ai pas que ça à faire, de te parler des meilleurs d’entre eux. on verra plus tard, quand je les aurai sortis et fait tenir sur des étagères branlantes et rafistolées dans ma nouvelle maison.
ai dégotté le prochain Mathias Enard en épreuve non corrigée ; en parlerai un de ces quatre également. d’ici le mois prochain, à peu près.
pour les infos sur les romans de la rentrée littéraire, lis le Nouvel Obs de cette semaine, il y a une brève à leur propos. sinon, attends les prix de novembre.
D’accord mais les autres aussi ils déménagent ?