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Pour de nombreuses raisons, vous pourriez être amené à passer par Casablanca, peut être à y séjourner plus ou moins longuement. Si tel est le cas et que vous êtes par ailleurs un lecteur régulier, ne chargez pas inutilement vos valises. Profitez de votre séjour pour ne pas lire, (ré) apprendre à tirer vos connaissances d’ailleurs que dans de sordides ouvrages à l’air sévère. Ou alors, passez au Carrefour des livres. La librairie se situe dans le quartier central de Maarif, derrière le macdo que vous indiquerez au taxi pour vous y rendre. Si elle a une longue histoire, elle vient d’être reprise par un jeune libraire motivé, aidé d’une équipe de professionnels du livre compétents. On y trouve les nouveautés, un gros fonds en littérature francophone constitué chez de nombreux éditeurs classiques ainsi que tous les rayons habituels d’une librairie ; B.D, cuisine, pochotèque (j’adore les libraires qui séparent les petits formats des grands, c’est tellement plus… je ne sais quoi) etc.
N’hésitez pas – comme dans tout bon point de vente – à passer un peu de temps à chercher, à vous baisser ou à lever les yeux pour trouver un titre inattendu, inconnu ou tant recherché. L’intérêt de la librairie réside aussi dans son rayon sur le monde arabe, l’islam, l’histoire berbère, la littérature marocaine… Un très important fonds d’ouvrages édités chez des français (Al-Bouraq par exemple) comme par des marocains forcément plus difficiles à trouver en France (notamment les éditions Eddif) ne manqueront pas d’éveiller et de combler des envies de lectures. Un rayon Beaux Arts propose aussi une multitude de livres de photos, dessins et autres sur le Maroc. Le pendant artistique du carrefour des livres se trouve à quelques minutes à pied, c’est la librairie Carrefour des Arts qui est aussi une galerie.
Il faut savoir que tout cet excellent travail est réalisé dans un contexte logistique et culturel autrement plus compliqué qu’en France. L’enthousiasme et l’exigence de progression des libraires marocains sont incroyables et promettent de beaux jours à la lecture au Maroc. Ici pas de plaintes des pleureuses, pas de satisfaction d’un statu quo, juste de la motivation accompagnant de grandes ambitions.












ça y est t’es revenu ! Tu étais donc au Maroc, filou. Contente que tu sois de retour, tu me manquais…
Au fait, Jules, j’ai traduit au pluriel ta citation latine (livres sur le rap), j’ai gagné quoi ?????????????????
te fatigue pas à répondre pour la citation latine…