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Les Belles américaines

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Bon, j’avais prévu de publier une review par semaine mais devant les attaques de mes détracteurs je me sens obligé de parler des auteurs afro-américains sinon Obama m’envoie la CIA, et SOS Racisme me colle un procès. Je pourrais pousser plus loin et impliquer des auteurs ayant écrit...

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Little Bird

Posted by Jean-Mi | Posted in Livres | Posted on 30-01-2010

5

Little Bird, Craig Johnson

Deuxième vague de froid de l’hiver, et deuxième livre de cette bibliographie exhaustive.

Little Bird est le titre d’un roman policier de Craig Johnson. Une couverture noire, presque satinée, et dans un cadre, une photo en noir et blanc, des plumes d’indien.

Little Bird c’est aussi le nom de famille de la petite Melissa, membre d’une réserve cheyenne dans le Wyoming. Cette jeune fille fut violée par une bande de lycéens blanc du comté d’Absaroka voisin deux ans auparavant. L’affaire avait été suivie d’un non-lieu, les ados s’en étaient tirés à bon compte au tribunal du comté, et mènent une vie paisible. La petite Melissa, elle s’en est moins bien sortie.

Oui mais voilà, au fond d’un ravin, le corps du jeune Cody Pritchard est retrouvé. Partiellement piétiné et bouffé par la faune environnante, le garçon était l’un des coupables du viol collectif.

Traînant sa grasse carcasse hors de son bureau du palais de justice où il admirait un vol d’oies sauvages, le bon vieux shérif du comté arrive sur les lieux. Narrateur de ce roman, Walt Longmire est obèse, tragiquement veuf, et porte un regard aigri et très acide sur ses contemporains et voisins. Une plume de hibou, traditionnellement utilisée chez les cheyennes pour symboliser les rites de mort, est trouvée non loin du lieu du meurtre. Il y a fort à parier que la photo en couverture soit en lien avec cette plume.

La balle extraite du corps de la victime provient d’un tir à longue portée ; tir tout à fait exceptionnel dans les environs, et que seuls quelques bons chasseurs peuvent s’enorgueillir de réussir. C’est le cas, entre autre, de Henry Standing Bear. Lui, c’est le patron d’un bar du coin, et le meilleur ami du shérif. Il est l’ami de tous les instants, présents dès que le besoin s’en fait ressentir, et leurs conversations donnent souvent l’occasion à des joutes verbales pour le plaisir du lecteur. Standing Bear, comme son nom peut l’indiquer, est un indien de la réserve, et aussi l’oncle de Melissa Little Bird.

Revenons en arrière. Le jeune Pritchard a violé la nièce de Standing Bear et n’a pas été puni. Une plume d’indien est retrouvée à côté de son corps. Tout semble clair.

Pourtant, ces preuves déroutent le pauvre shérif, aussitôt parti sur ces pistes, les indices sont démontés. Et il a rencontré une femme. Une femme pour laquelle des sentiments s’installent, ce qui ne s’était pas vu depuis la mort de son épouse quatre ans avant. Une femme qui lui montre qu’il peut être encore aimé. Alors bon, des fois, le travail, il n’en a peut-être plus rien à faire.

L’enquête stagne, tourne en rond dans le comté d’Absaroka, avec quelques incursions dans la réserve cheyenne.

Le froid s’installe sur les Bighorns Mountains. Après les oies volant vers des régions plus chaudes au début du roman, le premier blizzard de la saison est annoncé. Naturellement, Longmire et son acolyte Standing Bear s’y rendent à ce moment de l’histoire. Les éléments météorologiques vont en leur défaveur. D’autres événements liés à l’enquête vont également s’y dérouler.

Ils se jettent dans la gueule du loup. Une fusillade éclate sur les cîmes enneigées en pleine tempête. Il y a des blessés, les secours ne peuvent intervenir, le shérif, épuisé, est seul pour sauver tout le monde. Il aura bien froid là-haut.

Une enquête au rythme trépidant et ce, malgré son ralentissement à un point du roman. Le lecteur est entraîné sur les pas du sympathique et haut en couleurs Walt Longmire et de son équipe d’adjoints un peu bras cassés. On a l’image des pêcheurs à la mouche paisibles au bord des rivières. Les Hautes Plaines sont magnifiques, ses odeurs sont présentes à toutes les pages et le dépaysement est réel, profond.

À lire après Un pied au paradis de Ron Rash, et avant Le gang de la clé à molette d’Edward Abbey, pour se réchauffer au Nouveau-Mexique.

À noter la parution du deuxième volume de la série Walt Longmire chez Gallmeister courant 2010.

Little Bird, de Craig Johnson, éd. Gallmeister, coll. « Noire », trad. Sophie Aslanides, Paris, mai 2009, 23,90€ (le titre original est The cold dish, que l’on peut traduire par « le repas froid » ou « la viande froide », symbolisant également la météo locale ; mais le titre français Little Bird lie le petit oiseau à l’innocence de la jeune Melissa Little Bird, peut-être même l’innocence perdue suite au traumatisme qu’elle a subi ; bref, le débat peut être poursuivi)

Bighorns Mts

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Commentaires (5)

ÇA DONNE ENVIE MAIS C’EST CHER !

Allons, allons, la lecture n’est pas un loisirs pour pauvres…
Dehors, manants !

les manants vont à la bibliothèque

La lecture n’est pas un loisir tout court. moi je prône la gratuité…

[...] lire lors d’une météo adéquate, ces jours-ci, après Little Bird et [...]

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