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Une éducation libertine de Jean-Baptiste Del Amo

écrit par Manu dans Livres le 23-10-2008

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Achetez Une éducation libertine de Del Amo sur Chapitre.comLa rentrée littéraire fut une fois de plus très riche, de nombreux ouvrages ont été écrits, publiés et lus. Parmi la foultitude de livres, bon ou mauvais, j’ai jeté mon dévolu sur quelques-uns. Après Boutès, dont je ne ferais pas de chronique ici, j’ai osé lire le premier roman de Del Amo. Je dois dire que le titre, Une éducation libertine n’y est pas étranger.

Gaspard est un jeune homme venu de son Quimper natal à Paris pour échapper à son histoire naissante et passablement chiante : un père violent et une mère méchante. Le petit Gaspard découvre vite la capitale, sale et incommodante. Une éducation libertine sera l’histoire de son ascension. Comme le dit la 4e de couverture, on a le droit à un récit initiatique, tout est alors résumé.

De libertin, on aura en réalité que le titre, et la quatrième de couverture, ne vous attendez pas à trouver du cul de partout, les scènes de sexes sont rares et très superficiels, et c’est bien dommage ! Ne vous attendez pas non plus à découvrir comme Gallimard veut vous le faire croire un héros libertin, vous serez bien déçu.

La seule force véritable de cet ouvrage est son style cru et dur — surtout dans la première partie —, qui va parfois loin dans le dégoût du Siècle des lumières, la rue est sale, grasse et gluante et on vous le fait comprendre. Cette recherche des mots-chocs donne parfois une impression de trop, trop lourd, trop sale, et le style tombe alors à l’eau…

Cette histoire libertine, qui n’en est pas réellement une vous permettra de passer un peu de temps si vous avez lu tout ce qui est sorti ces 200 dernières années, sinon, vous pouvez passer votre chemin, l’intérêt est tout de même très limité, et les 400 pages, même si elles se lisent relativement rapidement ne valent pas vraiment le temps consacré.

Mon avis, parce que j’en ai envie : Un livre sympathique, sans plus, qui ne mérite pas les heures passées dessus, sauf si vous êtes fan du style parfois un peu lourd ou de la période, tout de même bien contée. Un petit 6/10 s’impose.

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Commentaires (3)

6/1O sera trop peu pour me pousser à l’acheter. Puis le récit initiatique du provincial qui vient à Paris se faire dévergonder, c’est un peu vu et revu, non ?

je te le fais pas dire !
Très moyen, mais ça se laisse lire tout de même. Reste qu’il y a des milliers d’ouvrages bien mieux, autant se tourner vers ceux là.

Je viens de le terminer.
Quel talent magnifique, extraordinaire. Une écriture puissante, intense, existentielle. C’est Cioran qui épouse Anne Rice ! Les personnages sont fascinants, cinématographiques … on pense immédiatement à un film, à des acteurs …
En revanche, ma gérontophilie en a pris un sacré coup ! Les Daddy sont décrits avec une telle … violence.
Ces pages resteront encore très longtemps gravées dans ma mémoire. Grâce à elles, j’ai vécu un prodigieux voyage. Je n’avais pas lu de roman aussi palpitant et surtout bien écrit depuis fort longtemps. Une lecture qui m’a convaincu de refaire confiance aux nouveaux auteurs.

Gérard.

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