Vauriens, voleurs, assassins de Raymond Hesse
Je vous l’avez dit, je suis extrêmement motivé ces jours ci pour reprendre comme il se doit se fantastique journal du web. Ainsi, en moins d’une semaine, voici la seconde critique. Ce sera du Finitude, car quand j’aime je ne compte pas. Je les remercie d’ailleurs d’avoir été sympathique lors de notre petite rencontre au salon du livre de Paris.
Vaurien, voleurs, assassins conte une grève générale, celle du crime, des voyous, des filles de joies, des petites frappes et autres voleurs. Grève générale déclenché par un important syndicat, éponyme au titre qui peut se permettre grâce à une énorme caisse de solidarité une grève totale et longue, une grève comme on en voit plus même chez Renault. Plus aucun délit, crime, voyouterie.
Ne pensez pas que tout ira mieux, bien au contraire ! Cette grève risque de mettre bien des gens au chômage, les policiers ne feront plus que gratter le papier, les maris infidèles devront contenter leurs femmes frigides, les juges et les magistrats resteront à la maison, les fabricants de coffre devront mettre clef sous la porte, etc. Ainsi, est conté les malheurs des gens qui sous couvert de propager le bonheur vive du mal.
Ecrit il y a quelques années maintenant (1925), ce petit livre restant humoristique montre avec cynisme les à coté de notre société, le profit qui est fait grâce aux petites gens et autres voleurs. Il montre que la plupart des personnes qui combattent les mauvaises gens sont ceux qui profitent le plus de leur sort.
L’écriture y est belle, n’aillant aucunement vieilli et le propos encore actuel, il n’y a aucune raison de ne pas l’acheter, si vous avez deux heures à perdre dans un train, ce petit livre vous permettra même une sieste réparatrice.


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