2
Hier soir avait lieu l’inauguration du salon du livre de Paris, grande messe des éditeurs français. Grands comme petits se rencontrent pour une petite semaine porte de Versailles et font les coups des prochaines années tout en ménageant leurs auteurs et lecteurs. Hier, donc, c’était la soirée boissons et petits fours du salon, sûrement la plus importante de la semaine, en terme de ventes pour les gros éditeurs, de démarques inconnues également et de patience pour les petits éditeurs.
Reste que la soirée fût celle des déceptions, peu de bonnes nouvelles, les éditeurs pouvant me réconforter sur les parutions littéraires de l’année étant trop occupés… Première déception, arrivé une heure après le début, les stands furent dors et déjà pillés par les fins gourmets parcourant le salon, heureusement le Louvre était encore approvisionné et avait un personnel fort sympathique ainsi qu’une production intéressante. Seconde déception et pas des moindres : impossible de rencontrer Allia, ils ne sont tout simplement pas sur le salon cette année (si je me trompe, merci de me corriger, et de me donner l’adresse de leur stand), ma tristesse fut grande, croyez moi.
Diane de Sellier était quand à elle présente sur un petit stand bourgeois, une nouvelle parution pour le courant de l’année pour un prix défiant toute concurrence, comme à son habitude.
Les stands régionaux étaient quand à eux bien entendu désertés, le champagne étant moins présent que chez Hachette ou Gallimard, ce qui me permit de fouiner un peu plus calmement dans un temps relativement réduit, à noter tout de même le stand bruyant de la Corse.
J’y retourne lundi, histoire de parler un peu plus longuement avec quelques éditeurs tels Finitude qui a surement quelques nouveautés à nous proposer pour cette nouvelle année.











C’est juste, Allia n’était pas là cette année et c’est la première fois depuis que je les connais. Le phénomène Schott a dû se tasser depuis 2005, à présent ils vont être probablement se trouver au tournant de l’existence de cette structure… en prenant à nouveau des risques, malgré le lancement de la collection à 3€.
Je ne suis pas certain que les derniers textes contemporains les tireront d’affaire (sur ce pont, ça part un peu en vrille), les traductions sur la musique c’est déjà plus envisageable. Allia a néanmoins toujours bonne presse, y compris à la télé désormais.
La petite collection a déjà bien vécu et a toujours une bonne visibilité.
Autre absence à signaler : Arléa.
Le paysage du salon perd quelques éditeurs tous les ans…
Quand je repense au stand gigantesque de l’Imprimerie nationale… ça fait rêver.
moi je trouve qu’ils s’en sortent plûtot bien, réédition d’un texte de Papini après qu’Attila l’ait fait redécouvrir, « Fake » de giulio minghini très bon également, peut être ce qui m’est passé de mieux dans les mains cette année ( pour ce qui est des nouveautés ) peut être que les miscellanées de mr S leur ont rapporté du pognon, mais je pense qu’Allia s’inscrit plus dans une logique d’éditeur de fonds, d’autant que leurs livres sont très appréciés des libraires qui n’hésitent souvent pas à les rassembler dans un présentoir sur un comptoir. Ceci étant, moi si j’étais monsieur Allia, je me garderai bien de dépenser une fortune pour une manifestation aussi futile que le salon du livre qui se transforme d’années en années en séances de dédicaces pour les recyclés du Paysage Audiovisuel Français, avec en plus tous ces petits garnements de centres de formation qui viennent pour te tirer tous tes livres, et les sandwiches chez Paul hors de prix ( déjà que les sandwiches Paul, hein, c’est pas très bon ).
Sinon j’ai reçu un mail de finitude today (ou hier) qui m’annonçait la sortie d’un nouveau Martinet ( « pour les Martinophiles » ) je vais peut être lire Jérome ce week end au lieu de faire mon mémoire, pourquoi pas. Sinon je lorgne sur le Journal Littéraire de Léautaud ( 19 volumes ) mais je sais pas pourquoi. Manuel, pourquoi les écrivains de droite d’avant 1970 nous fascinent et nous attirent alors même qu’ils sont la marque d’une vieille france qu’on est content de voir disparaitre ( ou cloitrés à versailles et en Vendée) ?