Futur pour tous ?
Posted by Manu | Posted in Librairie -edition | Posted on 22-01-2011
Mots-clefs :amazon, apple, drm, internet
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La presse traditionnelle est au plus mal. Tout le monde le dit, les médias les premiers. Et qui connait mieux la presse papier qu’eux ? Elle va mal, mais elle espère que les nouvelles technologies lui permettront d’aller mieux. Pour se faire, elle investie dans les tablettes, les readers ou autres liseuses électroniques. Ainsi, pour un prix légèrement réduit par rapport à un abonnement papier, vous pouvez télécharger chaque jour sur votre iPad Le Monde, Libération ou le Figaro (et bien d’autres). C’est sûr, le papier, c’est dépassé, le numérique, c’est la mode, du coup, ça ne pourra que relancer la machine.Peine perdue, ce n’est pour le moment pas le cas. Ne vous en faites pas, bien pire arrive. Apple, qui possède une bonne partie du marché des tablettes tactiles et des smartphones, a décidé que dorénavant, pour vendre un abonnement à un lecteur sur l’une de ses tablettes, le lecteur devra passer sur iTunes, la plate-forme de téléchargement de la marque de Cupertino. Pour le lecteur aucun changement, ou presque, il a déjà téléchargé l’application sur ce logiciel. Mais pour l’éditeur tout change : la société à la pomme prend 30% de commission lorsque l’on passe par sa plateforme. Résumons : les sociétés de presses, en plus de n’avoir pas réussi à percer autant qu’elles auraient voulu sur ces nouvelles technologies vont — si elles souhaitent continuer dans cette voie — perdre 30% de leur chiffre d’affaire des ventes par ce biais. Heureusement, les éditeurs ne vont pas se laisser faire, et ils entendent bien demander au gouvernement de saisir l’autorité de la concurrence pour abus de position dominante. Pas d’inquiétudes, il y a de fortes chances que les autres fournisseurs de services de téléchargements sur tablettes emboîtent le pas à Apple.
Pourquoi parler de la presse, me direz vous ? Toutes ces tablettes, ces eBooks, ces readers, ça ne vous rappelle rien ? Mais si, réfléchissez un peu, les DRM, l’obligation de passer par une centrale de téléchargement pour lire un article… ou un livre. Faites un effort…





Amazon, toujours Amazon, à croire que le premier libraire du globe m’est devenu un véritable poison… Amazon, donc, fort de son rôle de premier marchand de livres aux États unis n’y est pas allé par quatre chemins pour montrer sa rancœur des minorités sexuelles. Le librairie d’internet à virer le plus simplement du monde les auteurs à sexualité déviante des best-sellers et des recherches spécialisées — pages visibles s’il en est — histoire qu’il y est un peu moins de toutes ces cochonneries sur son immaculé site. Les internautes lettrés (ne le sont-ils pas tous ?) s’en sont bien sûr émus, un peu tard il est vrai, et Amazon fit machine arrière, exhibant tout de même au gotha de l’édition sa force de frappe.
Parce que j’aime bien tiré sur la librairie Amazon (le reste de leurs services est plutôt intéressant, je trouve), nous voilà avec une nouvelle affaire qui ne fait qu’aller dans un sens apocalyptique si il y avait fin de la loi du traître Lang.