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A mort l’avant-garde, vive l’arrière-garde!

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« Ce ne sont pas des révoltés. Tout juste des impertinents » disaient d’eux M. Nadeau qui n’était pas lui, c’est sûr très porté sur l’insolence (souvenons de son histoire du surréalisme). Ils se voulaient « désengagés » quand les Temps Modernes professaient la bonne parole sartrienne....

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Vica héros collabo

Posted by Jules | Posted in Livres | Posted on 31-03-2010

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Tintin chez les soviets il peut aller se ranger devant autant de connerie et de racisme. Clair : Vica, diminutif de Vincent Krassousky et nom prêté au héros, c’est le top de la bande dessinée collabo antismémite et antisoviétique. En trois volumes, Vica, marin de profession, qui paraissait dans le journal Le Téméraire avait réglé son compte au américains, aux services secrets anglais et à la propagande soviétique. Il y a du niveau dans la construction, des prises à parti de lecteur par Vica, des mises en abîmes exceptionnelles… Dans le monde merveilleux de Vica, les juifs jurent « Par l’étoile de Sion !», les américains engagent dans leurs rangs les plus dangereux taulards de Sing Sing et Trotsky s’en prend à l’ours impérial russe avec une sorte de poil à gratter super nocif offert par la Reine d’Angleterre… Je crois que les historiens appellent ça un document source. Et puis Vica c’est aussi un des dessinateurs de « Yabon Banania !». Un grand quoi.

Lien Vica au paradis de l’URSS : http://library.duke.edu/digitalcollections/vica.viccb01002/pg.3/

Les références littéraires de Corto Maltese.

Posted by Jules | Posted in Livres | Posted on 18-12-2009

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Corto Maltese, en plus d’être une des plus belles bandes dessinées est une mine bien connue d’informations  historiques. Mais aussi littéraire. Petit tour des artistes croisés dans une des plus belles oeuvres couchées sur papier.

Il est à noter que le marin reçoit une solide éducation intellectuelle ; il étudie dès son enfance la Torah, le Talmud et le Zohar, ouvrages religieux et d’exégèse des plus précieux.

Un des premiers auteurs que Corto rencontre est l’écrivain Jack London, dans « La jeunesse », en pleine guerre russo-japonaise. Voyageur, militant, proche de la nature et autodidacte, London ne pouvait que plaire à Corto Maltese.

Dans une des plus belles aventures de Corto Maltese, « Fable de Venise », alors que l’aventurier va en venir aux mains avec des chemises noires, Gabriele D’Annunzio apparaît et calme les esprits. Ambigu en politique, plus homme d’action que de réflexion, passionné et rebelle, D’Annunzio cadre parfaitement avec l’univers d’Hugo Pratt et peut présenter des similitudes avec Corto, bien que le marin soit plus solitaire et moins engagé.
Le point de départ de l’histoire de « Fable de Venise » est une devinette posée à Corto par le Baron Corvo autrement dit Frederick Rolfe. Auteur excentrique, fervent religieux, ce dernier est aujourd’hui tombé dans l’oubli alors qu’il connut à une époque un relatif succès.

La plus littéraire des aventures de Corto, « Les Helvétiques », fait se rencontrer Corto et Herman Hesse. Lyrique, romantique, insistant sur la spiritualité et le syncrétisme religieux, l’oeuvre de Hesse n’est pas étrangère à l’univers du marin. Corto, s’installant chez l’auteur, en proie à des hallucinations s’empare du « Perzival » de Wolfram von Eschenbach; le chevalier-poète, grande référence de l’ésotérisme. Basculant dans le rêve, le héros rencontre Klingsor, protagoniste de l’oeuvre de Wolfram von Eschenbach et du « Dernier été de Klingsor » de Hesse.
C’est aussi dans « Les Helvétiques » que Corto fera la connaissance de Tamara de Lempicka, la peintre qui connnut d’ailleurs D’Annunzio. Aristocrate excentrique, Tamara de Lempicka ressemble à d’autres femmes inventées que le marin rencontre lors de ses aventures. Dans « Les Helvétiques », Corto croise aussi le chemin de Ernest B. Schoedsack, rélisateur des Chasses du Comte Zarrof et de King Kong.

Enfin, il est à noter que des poèmes de  Rimbaud ou Coleridge pour ne citer qu’eux sont récités par le marin au gré de ses péripéties.

Comics made in Dar Al Islam.

Posted by Jules | Posted in Livres | Posted on 03-11-2009

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1258, la bibliothèque Dar Alhikma est détruite par les hordes mongoles. Quelques tours d’alchimie et les 99 pierres du savoir sont sauvées. Plusieurs siècles plus tard, on charge 99 héros de les garder. Fabian Niziera, ancien de chez Marvel ( X Men notamment) et Panobian, passé par DC Comics et Marvel pour Spiderman et Captain America entre autres ont beau être du coup, cette BD n’est pas une énième série américaine. Mais une sorte de comics islamique. L’idée est de Al Mutawa, jeune psychologue koweitien immigré à New York qui souligne l’importance de la BD dans la construction de l’imaginaire des jeunes. C’est après le 11 septembre qu’il décide de créer cette série, les 99, comme le s99 attributs de Dieu. On pourrait se dire que ça part mal, que l’on n’est pas censé en Islam représenter les attributs divins, surtout dans le Golfe. Peu avant, les Pokemon avient été victime d’une ridicule fatwa. Et puis, ces supers héroines plutôt pulpeuses ont toutes égarées leur super hidjab. Mais Al Mutawa communique et trouve même un mécène en la personne d’une banque d’investissement saoudienne (la prodigalité des banques du Golfe n’est plus à vanter). Résultat rapide, les aventures disponibles en anglais et en arabe de ces héros qui prêchent un message de tolérance s’arrachent. Des traductions sont faites pour l’Indonésie. On atteint vite les un million d’albums vendus. Personne, de la Bosnie à la Malaisie ne cririque plus l’initiative et les plus jeunes eux, la plésbicite. En Occident, les héros sont les bienvenus ; ne se servent-ils pas dans leur combat pour le Bien, des enseignements juifs et chrétiens? Il n’y a qu’à voir l’impressionant dossier de presse présenté sur le site officiel. Et les projets en cours: un parc d’attraction entièrement dédié aux 99 a récemment vu le jour au Koweit et Endemol travaille à une adaptation en dessins animés pour la télévision britannique. Pour la France, c’est la société Rai Média (Lyon) qui intoduira peut être les 99.
Là, on hurle, ni BD ni burqas, pas de ça dans le pays de la tolérance, que font Charlie Hebdo et le Figaro?

De Trondheim dans les blogs

Posted by Manu | Posted in Livres | Posted on 15-11-2007

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Lewis Trondheim, géniallissime auteur de Lapinot, du donjon, de la mouche et de bien d’autres BDs toutes plus sympas les une que les autres nous gratifient depuis quelque temps d’un blog. Et là, c’est le drame, Lewis prend le « journal intime sur le net » au pied de la lettre et nous content les mésaventures de sa vie quotidienne. Nous nous passionnerons donc pour la souris que son chat ne sait pas attraper, ses vacances, ses formidables aventures devant la coupe du monde de rugby, etc. Non pas que cela ne nous transcende pas, bien au contraire, j’avoue avoir véritablement tressailli d’impatience lorsqu’il rentra dans son hôtel 5 étoiles à Angoulême !

Non, le pire est que tout cela disparaît avec le temps ! Loupé un mois de « petits riens » et c’est le drame, impossible de revoir ce que vous avez loupé, tout est flou et transparent. Parfois, cela peut être dramatique, j’ai moi-même tenté de me suicider après avoir loupé la finalité avec la souris (d’ailleurs si une âme charitable pouvait me dire la fin…) Mais heureusement, ils sont publiés quelque temps plus tard chez shampooing, la propre collection de Trondheim… comment a-t-il pût arriver à se faire publier pour des petits riens, mystère…

Pour ceux qui sont intéressés, et n’empêche que je vous le conseille vivement, c’est Les Petits riens de Lewis Trondheim et c’est parfois publier chez Shampooing, très bonne collection de Delcourt.

Trondheim