Les Belles américaines
Posted by Jean-Mi | Posted in Livres | Posted on 10-11-2009
Mots-clefs :afro-américains, auteurs américains, belles étrangères, calories, cassoulet, cross
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Bon, j’avais prévu de publier une review par semaine mais devant les attaques de mes détracteurs je me sens obligé de parler des auteurs afro-américains sinon Obama m’envoie la CIA, et SOS Racisme me colle un procès. Je pourrais pousser plus loin et impliquer des auteurs ayant écrit sur la réforme de santé des États-Unis, et on me porterait aux nues. Mais faut pas pousser non plus.
Je déteste la mode, je déteste les courants, je vais à ma manière, et ça tombe bien puisque ma manière correspond -à peu près- à celle du festival Les Belles Etrangères qui commence aujourd’hui et terminera le 21 novembre. L’occasion pendant cette fête de courir dans vos régions découvrir des auteurs américains, car cette année, oui, le festival met l’accent sur les auteurs américains. Douze sont présentés sur toute la France, heureusement pour les parisiens : ils passent tous à Paris. Les autres, il faudra vous contenter d’un ou deux auteurs si vous avez de la chance dans vos petites villes de province.
Il y aura Percival Everett, Colson Whitehead, John Haskell, Matt Madden, Richard White, Yuri Slezkine, Charles D’Ambrosio, Hannah Tinti, Forrest Gander, Andrew Sean Greer (celui d’Histoire d’un mariage, paru cette année à L’Olivier), Jack O’Connell (lui il écrit des polars publiés chez Rivages ; j’irai voir de quoi il s’agit) et Eleni Sikelianos.
Moi, j’aurai Matt Madden et John Haskell. Le premier, auteur de BD dont sa seule traduction en français est à L’Association. 99 exercices de style, adaptation du célèbre œuvre de Raymond Quenault ; comme quoi les auteurs de comics peuvent faire des trucs différents de ce qui est montré au cinéma, mais on aura l’occasion d’en reparler. Madden sera à Marseillette, surnommée le « Petit Marseille », autre capitale du cassoulet, et mère patrie de la chanteuse à patates de chapiteau de cirque Olivia Ruiz, à Capendu et Floure (dans l’Aude également au cas où), à Nancy et en Corse, et Paris bien sûr entre deux.
Haskell a publié chez Joëlle Lösfeld American Purgatorio et Je ne suis pas Jackson Pollock en 2007 et 2008. Il sera, en plus de Capendu, Floure et Marseillette et Paris, en Bretagne. Tout ça en huit jours. J’avais participé l’an passé à un événement à Toulouse baptisé Le Marathon des Mots. Ce nom aurait été bien vu aussi pour Les Belles Étrangères, mais était malheureusement déjà pris. N’ayons aucune appréhension au sujet des calories que prendront les auteurs pendant les grosses orgies cathares. Un grand cross est organisé à travers France pour les brûler facilement.
J’ai lu deux autres invités du festival. Percival Everett et Colson Whitehead. Tiens, ce sont des auteurs afro-américains. Ça par exemple ! J’ai l’impression de répondre à une certaine demande dont j’ai parlé en ouverture de cette chronique. Comme je ne pourrai pas les rencontrer, n’étant dans les prochains jours ni en Dordogne, ni en Charente-maritime, ni à Paris, ni en Corse, ni en Alsace, ni je ne sais où d’autre que chez moi, j’aurai le temps de vous parler de deux de leurs livres. Blessés pour Everett, lu il y a un ou deux ans à l’occasion de sa parution en poche chez Babel, Ballades pour John Henry pour Whitehead, dont je finirai le lecture peut-être avant la fin de la manifestation pour vous en parler.
Ah oui, j’allais oublier, si vous voulez le programme complet du festival Les Belles étrangères, cliquez ici.

