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Des bibliographies : n°1 – Art de la guerre & stratégies

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Voici venu le temps des r… d’un nouveau type de billets, une activité prisée par les libraires du fait de son caractère obligatoire et des lecteurs se passionnant pour un sujet. Premier d’une – j’espère – longue série : traités de stratégies militaires et autres...

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le carton de chevet de Jean-Mi

Posted by Jean-Mi | Posted in Livres, humeur | Posted on 07-07-2010

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J’enfermerai bientôt dans ma valise les quelques livres qui ne sont pas encore enfermés dans mes cartons en attente de départ pour des terres vierges, fertiles et verdoyantes balayées par les vents. Dans cette valise se trouve tout ce dont je vais avoir besoin dans les jours précédant mon déménagement, et durant lesquels je vais croiser au nord des Alpes en fin de semaine. Tous mes autres livres sont à l’heure actuelle et comme je l’ai dit plus tôt, rangés dans une trentaine de cartons récupérés dans quelques librairies. Les Hachette Livre, solides et faciles à plier/déplier, ils sont mes favoris. Ils composent une moitié de mon armée prête à livrer un combat, transbahutée d’un appartement du deuxième étage à la voiture ou une camionnette, jusqu’à la petite maison que je viens d’acquérir. Après les cartons Hachette, se trouvent en bonnes places les cartons trouvés au hasard des angles de rues, ceux de déménagements, «  Les déménageurs méditerranéens » doivent être à ma région ce que « Les déménageurs bretons » sont à celles autour de Paris. Ils ne reflètent pas à leur apparence ce qu’ils contiennent en leur sein, aussi, de toute l’armée, ils sont sélectionnés pour leur résistance aux poids lourds tels que les livres.
J’emporterai dans mon carton, avec quelques disques, et autres choses importantes, mes livres de chevet du moment. J’appellerai ce carton mon « carton de chevet ». Une sélection pour les vacances de mes lectures. Vous n’en aurez que peu à faire, mais je le fais pour moi, comme un journal, pour me rappeler ce moment de mon déménagement.
Il y a beaucoup de livres. Je vous en livre deux pour commencer.

Le camp des morts*, de Craig Johnson, a compté dans mes lectures il y a plusieurs mois, et s’il est resté à mon chevet aussi longtemps, ce devait être pour ne pas oublier d’en parler. Le shérif Walt Longmire que l’on retrouve un mois après son aventure de fin d’automne dans Little Bird, est cette fois pris au piège de l’hiver, plus d’une fois au fil du roman. Il soupçonne son prédécesseur l’ex-shérif du comté d’Absaroka et vieil acolyte, d’un meurtre des dizaines d’années avant que l’ex-shérif ne devienne shérif. Il défendait la femme qu’il aimait, malheureusement épouse du disparu. Regretté disparu ? Pas tant que ça. On apprend bien vite que c’était une ordure. Et le shérif, ce bon vieux Walt, se laisse aller à se dire que c’est pas plus mal comme ça, qu’il ait disparu, tué ou pas. Le lecteur y pense aussi.
Pour rester dans le polar, car il faut toujours au moins deux romans policiers pour passer l’été, j’ai au-dessus des autres livres, une édition cadeau chez Folio de trois aventures de Sherlock Holmes, offerte avec le DVD de Guy Ritchie (Snatch, etc), dans lequel film on réapprend que le célèbre détective so british aimait la bagarre et était un peu tortillé du cerveau. On le voit en spécialiste d’un genre prédécesseur de l’ultimate fight, boxe de l’époque, on le voit graver aux balles de revolver les initiales VG dans son plafond. VR qui, nous apprend le cher docteur Watson dans les aventures romancées, signifient Victoria Regina. Si je n’avais pas peur de me ridiculiser face à mon manque de culture, je traduirais ces mots latins par un Longue vie à la reine Victoria, dont nous savons tous l’amour que lui vouaient les anglais. Les aventures de Sherlock Holmes, ce sont des perles de classicisme et d’esprit de déduction. À se tordre. Après avoir (re)lu Manchette ou Hammett, replongez vous dans les textes fondateurs du genre. Disponible chez « Bouquins » Robert Laffont en deux volumes ou en Folio, en Bilingue pour être un tantinet sérieux. 

C’est tout pour aujourd’hui, et si vous êtes sages, je reviendrai la semaine prochaine vous conter ma sélection de chevet de la rentrée littéraire…

*Le camp des morts, de Craig Johnson, éd. Gallmeister « Noire », trad. Sophie Aslanides, 23,50€, Paris, avril 2010.