À lire.

De Ténèbres, prenez moi la main de Dennis Lehane

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Ténèbres, prenez moi la main (Darkness, Take My Hand en bon bostonien) est le second tome des aventures de Kenzie et Gennaro, deux détectives privés habitant Boston et en étant particulièrement fière. Boston n’ est pas amical, et le quartier dans lequel nous...

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À voir, à lire, à écouter

Posted by Manu | Posted in humeur | Posted on 05-10-2009

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Ne vous inquiétez donc pas, ce blog n’est toujours pas le blog de Jules, mais bien le blog de Manu (et de Jules et Michaël). Le manque de messages ces temps si ne présage aucunement de la suite de cette situation. Pour en finir avec le diktat de l’article littéraire, voici quelques petits trucs à lire, à voir ou à écouter lorsque vous vous ennuyez.

Commençons avec le nouveau livre de chez Attila, Paris insolite de Jean-Paul Clébert qui nous invite à visiter le Paris des années 50, le vrai Paris, pas celui où les uns et les autres se complaisent, où la libération à fait d’un Paris outragé, brisé et martyrisé un Paris libéré. Non, Clébert nous montre le Paris des fous, des inventeurs géniaux, des troquets. Accompagné des photos, magnifiques, de Patrice Molinard, je ne vous cache pas qu’il ne peut être qu’intéressant de le lire, de préférence en bougeant dans les quartiers en même temps que l’auteur.

Un autre livre, édité chez Finitude cette fois : Inventions nouvelles et dernières nouveautés de Gaston de Pawlowski présentant les inventions les plus indispensables depuis la Création, mais qui la plupart du temps ne trouveront jamais preneur, et c’est fortement dommageable. Se moquant de l’inutilité du gadget, De Pawlowski nous présente les inventions les plus incongrues, nous les rendant indispensables.

Lorsque vous en aurez marre de lire, mais que vous ne voulez toujours pas sortir, ou si peu, vous pourrez vous déplacer jusqu’à votre cinéma pour le Grand Lyon Film Festival à Lyon, par exemple (sauf si vous n’êtes pas lyonnais, sans cette condition vous devrez faire de longues heures de route avant de trouver le salut) qui au lieu de nous présenter des films qui vont sortir avec moult fracas laissant bien des films sans la moindre chance médiatique nous replonge dans de nombreuses rétrospectives des meilleurs réalisateurs : Sergio Leone, Clint Eastwood (en invité d’honneur), Don Siegel, Eddie Muller accompagnés par d’autres films proches de Clint Eastwood. Thierry Frémaux a eu une grande idée, cette fois, bien plus grande que le festival de Cannes.

Sinon, pour tous ceux qui sont Montreuillois de cœur, laissez-vous tenter par l’Armée du Crime, film retraçant les faits et gestes de la bande à Manouchian. Tuer des communistes ça me rend toujours un peu triste. On se rassure en sachant qu’à l’époque il y en avait par poignées. Vous pouvez également aller voir Un Prophète, bien que la presse apologétique en a une fois de plus bien trop fait.

Sinon, j’écoute en ce moment même l’émission de France Inter, Carrefour de Lodeon et je ne peux que vous le recommander. Vous finirez, si ce n’est déjà fait, par aimer la musique classique.

En attendant un prochain article, j’espère que vous aurez assez à faire pour les prochains jours.

United Red Army

Posted by Jules | Posted in humeur | Posted on 02-06-2009

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Le sujet de ce film est peu connu en France, il s’agit de l’histoire de l’extrême gauche japonaise à travers un de ses groupes, L‘Armée Rouge Unifiée qui fut propulsée à la une des journaux suite au siège d’un chalet par la police dans lequel s’était enfermé cinq de ses membres (siège qui consitue la troisième partie et l’apothéose du film organisé en tryptique). Ce groupe de radicaux issus de la contestation universitaire, avant l’arrestation de la plupart de ses membres se livre à une série d’auto-critiques sanglantes qui se soldent par la mort de beaucoup de ses jeunes membres d’une vingtaine d’années. Ce chapitre sanglant constitue l’acte central du film. Rappelons que le réalisateur Koji Wakamatsu ayant connu ces groupes (en plu d’avoir fréquenté le milieu yakuza) perdit dans ces mauvaises mascarades de procès staliniens une de ses proches. L’oeuvre n’est pas pour autant une simple dénonciation des dérives militantes. Elle reconnaît le sentiment de révolte né dans une société japonaise coercitive, présentée dans la première partie du film-quasi documentaire. Wakamatsu est un des maîtres du pink eiga,la sexploitation japonaise, inspirée par l’érotisme, la violence et la Nouvelle Vague qui fournit au cinéma indépendant japonais ses grandes oeuvres. Il avait déjà tourné autour de ce thème et rentre pour l’occasion en contact avec un des protagonistes des procès et de la prise du chalet, toujours en prison aujourd’hui. Enfin, la musique est elle assurée par Jim O’ rourke de Sonic Youth et vaut à elle seule le déplacement. Où peut-on le voir? Au Saint André, à Saint-Michel dans la rue saint andré des arts.

Future implacable et culture inachevée.

Posted by Manu | Posted in Vie du blog, humeur | Posted on 14-11-2008

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YES!!

photo credit: JaimeTeran

Plusieurs billets sont en préparations, ne vous inquiétez pas, je ne vous oublie pas, je vous aime bien trop pour ça, oui même toi le moche au fond de la salle. Sont donc en préparation, dans l’ordre : une critique constructive dont je ne suis pour le moment aucunement satisfait de Nada de Manchette, une autre du plus que moyen Polichinelle et enfin, comme je l’ai promis sur le blog de Nicolas et de sa compagne un sur l’impact des médias sur la vente des livres.
J’essaye d’en faire le maximum la semaine prochaine, puis je vous distillerais le tout petit à petit, juste histoire de vous faire patienter.

En attendant, je ne peux que vous conseiller de lire le fabuleux, le fantastique, le merveilleux livre de Jean Pierre Martinet : Jérôme aux éditions Finitude (quand on aime, on ne compte pas). 30 ans que cet ouvrage n’était plus disponible, croyez moi, il ne vous laissera pas indifférent.

Et pour ceux que la lecture rebute, les arts ont la côte ses derniers temps : Picasso se dévoile un peu partout à Paris, l’expo du Louvre est très bien agencé mais manque un peu de profondeur, celle d’Orsay est très intéressante et complète, reste celle du Grand Palais que je n’ai pu voir, faute de temps et qui, il parait, est très intéressante. Vous pouvez également visiter Beaubourg, histoire d’en connaître un peu plus sur le futurisme, reste que cette expo manque de piquant et de fantaisie. Laissez vous tenter si vous avez quelques instants à perdre, ce courant est hélas aujourd’hui trop peu connu.

Pour ceux qui préfèrent le cinéma, pleins de bons films sont en salle, Séraphine est un beau portrait, d’une peintre (ce qui est déjà trop rare) d’une époque intéressante, le troisième volet des aventures des ruraux de Depardon est sorti, je ne l’ai pas vu, mais si vous aimez Depardon, ne l’oubliez pas. Pour ceux qui préfèrent l’action, Mesrine est à voir, même si le jeu d’acteur est très moyen et l’histoire bien différente de ce que ce dernier raconte dans son livre, l’Instinct de Mort, qui à d’ailleurs été rééditer, jetez vous dessus ! On m’a également dit beaucoup de bien de W, la critique est quand à elle mitiger, et moi je ne l’ai pas vu.

Pleins de choses à faire, j’espère que vous êtes tous chômeurs, parce que là je n’arrive plus à suivre.

Du syndicat des scénaristes et de la fin de la grève.

Posted by Manu | Posted in Actu | Posted on 10-02-2008

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 Writer Guild of America C’est fait.

La grève est terminée, nos séries vont pouvoir reprendre. Les scénaristes viennent de prouver qu’il est possible de gagner face à plus gros qu’eux. Mais n’est-il pas plus facile de gagner lorsque l’on possède un salaire mirobolant à la base ? N’est-il pas plus facile de gagner lorsque les stars nous soutiennent ? C’est une belle victoire et une démonstration de force, je l’entends bien, mais certainement pas une victoire sociale de forte importance comme Moor veut nous le faire croire : « Un syndicat, aux États-Unis, a tenu tête à plusieurs grosses sociétés et a dit : nous n’allons pas vous laisser faire ».

La writer guild of america, un simple syndicat comme celui des cheminots ou des métallurgistes ? Non, je n’y crois pas, les moyens et leurs salaires sont tellement importants, qu’une petite grève, une fois tous les 10 ans, ne doit pas leur faire tant de mal que ça…

Reste à savoir si les petites gens qui les ont soutenus, les machinistes et autres personnages de l’ombre ont eu un petit quelque chose pour compenser…

Bravo pour leur victoire, mais ne généralisons pas, ce n’est jamais qu’une victoire de personnes pouvant gagner…