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La BD c’est très sérieux

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Les opposants iraniens qui manifestent courageusement depuis un bon moment n’ont de cesse d’utiliser le net pour communiquer entre eux comme au reste du monde leurs actions. Récemment, c’est la bande-dessinée qui fait la joie des démocrates. On trouve sur le net des reprises ...

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Google et la librairie

Posted by Manu | Posted in Librairie -edition | Posted on 09-12-2010

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Un nouvel acteur dans le petit monde de la librairie. Une entité indépendante de toutes maisons d’éditions, créé en dehors des grands groupes de la diffusion ou de la distribution fait son petit bout de chemin, et devrait conquérir bon nombres de parts de marchés : Google.
Le 7 décembre dernier, la société américaine lançait sa librairie online aux États-Unis, nommé sobrement Google Ebooks. Pour le moment, l’offre se concentre sur les livres libres de droits et gratuits, laissant peu de place aux quelques nouveautés vendus entre 5 et 15 dollars. Comme souvent chez Google, mais contrairement à ce qui se fait chez la plupart des vendeurs de livres électronique, les fichiers utilisés sont compatibles avec la quasi-totalité des lecteurs disponibles (le Kindle d’Amazon refusant les fichiers de google), ainsi qu’avec les mobiles et les ordinateurs personnels.
La librairie du

géant d’internet devrait arriver sur le vieux continent dès 2011.
L’arrivée de Google sur le marché du livre dématérialisé et la vente directe au lecteur pourrait laisser présager une montée inquiétante des parts de marchés des ventes dématérialisés. Les libraires pourraient se méfier de la démocratisation rapide des eBooks, la puissance de frappe commerciale et publicitaire de Google étant gigantesque.
Reste que le conseil, le feuilletage et le plaisir du papier n’existe toujours pas en version dématérialisé. Les librairies ont encore de beaux jours devant eux. Ce n’est peut-être plus le cas des grandes surfaces culturelles.

Achetez un ebook, pour seulement 220 euros, vous pourrez lire Marc Lévy !

Posted by Jules | Posted in humeur | Posted on 24-11-2009

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Le prochain Marc Lévy sortira dans le même temps en format papier et en version numérique. Primo : c’est pas comme ça qu’on nous (les gens de bien) fera lire sur support virtuel. Deuzio : ça soulève pleins de questions. A priori, le Lévy électronique sera moins cher d’au moins 25 % que le papier. Jusqu’ici, les tarifs étaient toujours sensiblement les mêmes, ce qui refroidissaient pas mal de potentiels clients du numérique : Trois femmes puissantes de Ndiaye par exemple ne coûtait que 15 % moins cher environ en numérique qu’en papier. Autre débat à suivre : la TVA, qui pour l’instant est à 19,6% et dont beaucoup de professionnels du numérique réclame qu’elle passe à 5,5% – celle du livre. Chez les professionnels du livre papier, les avis sont partagés; l’inquiétude des libraires – qui survivent déjà seulement du fait de leurs marges ridicules – contrastent avec l’insolente réussite et confiance en soi de pas mal de groupes éditoriaux. Dans toute cette affaire, on attend surtout les résultats qualitatifs de groupes comme Google ou Amazon, avec son Kindle qui ne sont après tout pas des éditeurs quand bien même ils se mettent à numériser quantités de textes (classiques et bests-sellers le plus souvent pour l’instant). Le livre numérique ne représente encore que 1% du marché français et environ 5% outre Atlantique où les spécialistes remarquent notamment une importante consommation de textes érotiques pour d’évidentes raisons d’anonymat et de discrétion (anecdote qui ne pourrait déplaire au frivole blog de manu et nous pousse bien sûr un peu plus à accepter la technologie).
Pour les communisateurs que nous sommes sur ce blog et pour donner l’impression que nous avons un avis sur le sujet, la question du prêt se pose. Si la diffusion facilitée par le numérique était un slogan pour les novateurs du Projet Gutenberg (première bibliothèque numérique) par exemple, on se demande si le beau geste du prêt qui encourage énormément la lecture n’est pas en fait en danger. Beaucoup d’entre nous commence à lire grâce à la bibliothèque parentale dans laquelle on chipe (chiper un Kindle à presque 200 dollars t’aurais pas osé sinon caramba t’aurais dansé), en se faisant passer un bouquin par le prof bienveillant du lycée (on imagine mal un fonctionnaire distribuer des e-books dans l’espoir de transformer ses jeunes délinquants d’élèves en hussards des Lumières) et même à l’âge adulte, nombreux sont ceux qui « découvrent » la lecture suite à un « je te le passe, tu le lis, tu verras je suis sûr que tu aimeras »… Bref tout un système de découverte de la lecture qui passe à l’as.