les yves le galléjades
Posted by Michael | Posted in Humour, Librairie -edition | Posted on 20-10-2009
Mots-clefs :infl, jeunesse, phrases
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Salut les poulets, aujourd’hui normalement je devais aller me faire faire de nouvelles lunettes, mais comme la sncf fait greve, je suis chez moi et je trie du papier ( de toutes façons j’ai pas retrouvé mon ordonnance, alors. )BREF j’ai retrouvé mon cours de sciences humaines dispensé par l’INFL, et il se trouve que pendant ce cours là, j’avais noté plus de yve le galléjades que de cours, pour les lecteurs qui nous arrivent du « magazine littéraire » pour notre sérieux, je vous fais le tableau ( peint au vin rouge ) Yves le Gal, l’une des plus grandes gueules sur la place des « gens du monde du livre de Paris » fut de nos formateurs certainement le plus fameux. Ses cours étaient toujours divertissants, d’autant plus qu’il parle tellement fort qu’il était possible de les suivre depuis le troquet d’en face. Ce personnage haut en couleurs ( surtout le nez ) aimait a parsemer ses fin de paragraphes oraux d’une petite punchline bien sentie dont voici un petit florilège :
« les tzars, c’est comme l’époque de Charlemagne à un cheval près »
« toi tu dis on lui a balancé un verre d’eau à la gueule, toi tu dis on lui a balancé une lessiveuse » ( j’ai pas le contexte mais j’imagine qu’il parlait là du point de vue subjectif de l’historien )
« les hommes étant les hommes, et j’embrasse toutes les femmes »
« il faut beaucoup de merde pour faire pousser les poireaux »
« souple comme une tringle, l’humour d’une charrette de fumier »
« les thèses d’histoire ça se vend comme les cercueils à deux places »
« plus besoin de pisser sur lui pour avoir l’air intelligent »
et le désormais classique
« les suisses, dans toute leur existence, ils ont inventé quoi ? l’horloge à coucou. Alors que les italiens, dans le plus grand bordel, ils ont inventé le renaissance » ( déformation d’une citation de welles, l’original étant : “En Italie, pendant les trente ans de règne des Borgia, il y a eu la guerre, la terreur, des crimes, du sang versé, mais cela a donné Michel-Ange, Léonard de Vinci et la Renaissance. En Suisse, il y a eu l’amour fraternel et cinq cents ans de démocratie et de paix… Et qu’est-ce que ça a donné ? La pendule à coucou…“. mais vous le saviez tous )


Je suis pas vraiment un partisan de l’édition jeunesse, je comprends pas pourquoi on s’évertue à faire lire des mômes qui de toute manière trouvent ça chiant comme la mort, laissons les donc jouer avec des bâtons et des cailloux, en plus ça revient moins cher. Mais il y a quand même, dans les livres pour enfants quelques perles. Notamment chez les classiques les plus classiques de la langue française. Des livres qui seront souvent appréciés par les plus jeunes, mais dont la lecture peut être recommandé à des adultes – mais non c’est pas la honte de se balader dans le métro avec un folio junior plein de dessins. Pour les petits, Pierre Gripari est surement le numéro uno. Plein d’érudition, connaissant par cœur le folklore populaire qu’il réutilise régulièrement, comme dans son roman de chevalerie « Le conte de Paris », Gripari publie en 67 (je crois bien) les « Contes de la rue Broca », à la Table Ronde. Treize petits récits empreints de fantastique, plein d’imagination. C’est un flop. Réedition Gallimard : le livre devient un succès. Tout commence à la buvette de Papa Said, où les enfants attendent impatiemment un conteur qui connaît Paris comme sa poche, notamment en ses lieux et ses personnages les plus fous. Reste à ce que vous acceptiez de mettre entre les mains de vos enfant les livres d’un monsieur qui finira au GRECE. Mais non il est pas antisémite, il critique de manière positive le judaïsme, c’est Dimitrijevic son éditeur qui le dit.
Quelle joie de retourner chez ses parents parfois ! Cela permet de manger au mieux, souvent de repartir avec de la nourriture pour plusieurs semaines et parfois, l’on retrouve quelques objets oubliés qui nous promettent des jours meilleurs. Alors que tout un chacun à redécouvert 

