À lire.

Grodada et Gropipi entrent dans la danse

Lire la suite

Quelle joie de retourner chez ses parents parfois ! Cela permet de manger au mieux, souvent de repartir avec de la nourriture pour plusieurs semaines et parfois, l’on retrouve quelques objets oubliés qui nous promettent des jours meilleurs. Alors que tout un chacun à redécouvert Charlie Schlingo...

Nous suivre par RSS ou e-mail

les yves le galléjades

Posted by Michael | Posted in Humour, Librairie -edition | Posted on 20-10-2009

Mots-clefs :, ,

1

http://blogsimages.skynet.be/images/000/167/728_pdupilon.jpg.150.150.jpg Salut les poulets, aujourd’hui normalement je devais aller me faire faire de nouvelles lunettes, mais comme la sncf fait greve, je suis chez moi et je trie du papier ( de toutes façons j’ai pas retrouvé mon ordonnance, alors. )
BREF j’ai retrouvé mon cours de sciences humaines dispensé par l’INFL, et il se trouve que pendant ce cours là, j’avais noté plus de yve le galléjades que de cours, pour les lecteurs qui nous arrivent du « magazine littéraire » pour notre sérieux, je vous fais le tableau ( peint au vin rouge ) Yves le Gal, l’une des plus grandes gueules sur la place des « gens du monde du livre de Paris » fut de nos formateurs certainement le plus fameux. Ses cours étaient toujours divertissants, d’autant plus qu’il parle tellement fort qu’il était possible de les suivre depuis le troquet d’en face. Ce personnage haut en couleurs ( surtout le nez ) aimait a parsemer ses fin de paragraphes oraux d’une petite punchline bien sentie dont voici un petit florilège :
« les tzars, c’est comme l’époque de Charlemagne à un cheval près »
« toi tu dis on lui a balancé un verre d’eau à la gueule, toi tu dis on lui a balancé une lessiveuse » ( j’ai pas le contexte mais j’imagine qu’il parlait là du point de vue subjectif de l’historien )
« les hommes étant les hommes, et j’embrasse toutes les femmes »
« il faut beaucoup de merde pour faire pousser les poireaux »
« souple comme une tringle, l’humour d’une charrette de fumier »
« les thèses d’histoire ça se vend comme les cercueils à deux places »
« plus besoin de pisser sur lui pour avoir l’air intelligent »
et le désormais classique
« les suisses, dans toute leur existence, ils ont inventé quoi ? l’horloge à coucou. Alors que les italiens, dans le plus grand bordel, ils ont inventé le renaissance » ( déformation d’une citation de welles, l’original étant : “En Italie, pendant les trente ans de règne des Borgia, il y a eu la guerre, la terreur, des crimes, du sang versé, mais cela a donné Michel-Ange, Léonard de Vinci et la Renaissance. En Suisse, il y a eu l’amour fraternel et cinq cents ans de démocratie et de paix… Et qu’est-ce que ça a donné ? La pendule à coucou…“. mais vous le saviez tous )
si d’anciens élèves passent par là, qu’ils n’hésitent pas à en rajouter en commentaire

Jules utilise le blog de manu pour son réseau belge d’enfants

Posted by Jules | Posted in Livres | Posted on 26-07-2009

Mots-clefs :,

1

Je suis pas vraiment un partisan de l’édition jeunesse, je comprends pas pourquoi on s’évertue à faire lire des mômes qui de toute manière trouvent ça chiant comme la mort, laissons les donc jouer avec des bâtons et des cailloux, en plus ça revient moins cher. Mais il y a quand même, dans les livres pour enfants quelques perles. Notamment chez les classiques les plus classiques de la langue française. Des livres qui seront souvent appréciés par les plus jeunes, mais dont la lecture peut être recommandé à des adultes – mais non c’est pas la honte de se balader dans le métro avec un folio junior plein de dessins. Pour les petits, Pierre Gripari est surement le numéro uno. Plein d’érudition, connaissant par cœur le folklore populaire qu’il réutilise régulièrement, comme dans son roman de chevalerie « Le conte de Paris », Gripari publie en 67 (je crois bien) les « Contes de la rue Broca », à la Table Ronde. Treize petits récits empreints de fantastique, plein d’imagination. C’est un flop. Réedition Gallimard : le livre devient un succès. Tout commence à la buvette de Papa Said, où les enfants attendent impatiemment un conteur qui connaît Paris comme sa poche, notamment en ses lieux et ses personnages les plus fous. Reste à ce que vous acceptiez de mettre entre les mains de vos enfant les livres d’un monsieur qui finira au GRECE. Mais non il est pas antisémite, il critique de manière positive le judaïsme, c’est Dimitrijevic son éditeur qui le dit.
Autre classique, autre genre, Marcel Aymé a lui aussi écrit pour les plus jeunes. Loin de la violence du reste de son œuvre, rassurez vous, ces récits sont un savant mélange de fantastique et de réalisme. Il saisit toujours de manière très précise les structures sociales et les diluent dans des récits abracadabrantesques ; ainsi, dans « Le passe muraille » – le décor est planté à Montmartre – un employé de banque à la vie sans saveur qui … passe à travers les murs. Plus léger encore, « Les contes du chat perché », plus réaliste et moins enjoué, « La Fabrique ». Tous en folio Junior, youpi.
Mais votre enfant grandit (mettons que ce soit un garçon, ça me facilitera la tâche). Pas de problèmes ; « Une balle perdue » de Joseph Kessel, est tout indiqué. Paru en 35, c’est l’histoire d’un jeune garçon qui se mêle à la foule et aux insurgés dans la ville de Barcelone pendant les évènements de 34. Ce genre de récits, Kessel sait y faire, n’oublions pas que son premier livre « La steppe rouge » est un travail sur la révolution bolchevique.
Dernier de nos exemples, et pas des moindres, Saint-Ex. « Le petit prince », conte philosophique et bucolique, parut à New York en 43, sorti à Paris dès la Libération, des dizaines de millions d’exemplaires vendus à travers le monde. Mais au final, les avis ressent mitigés. Et vous serez plus sûrs de faire mouche (encore une fois le cobaye est un garçon) en offrant une de ses histoires d’aviateurs héroïques, aux missions impossibles, au sens du sacrifice et au dévouement sans borne (jusqu’à la bêtise ?). Il faut avouer que le réalisme dans la description des missions, des cockpits, des mers déchainées et des déserts brûlants laissent rarement indifférent. « Courrier Sud », « Vol de nuit », « Pilote de guerre » et « L’aviateur » sont le summum du roman d’aventure.

Grodada et Gropipi entrent dans la danse

Posted by Manu | Posted in Livres | Posted on 20-04-2009

Mots-clefs :,

9

Quelle joie de retourner chez ses parents parfois ! Cela permet de manger au mieux, souvent de repartir avec de la nourriture pour plusieurs semaines et parfois, l’on retrouve quelques objets oubliés qui nous promettent des jours meilleurs. Alors que tout un chacun à redécouvert Charlie Schlingo avec l’album de Cestac retraçant sa vie (Je voudrais me suicider mais j’ai pas le temps, chez Dargaud), et sur mon blog grâce à son groupe les Silver d’Argent et son tube l’hippopotame, je retrouvai dans mon habitat maternel ma collection de Grodada, magazine pour enfants (4 ans et plus) et papa, maman… créer par Schlingo lui-même accompagner entre autres du professeur Choron et Vuillemin pour la seconde monture.

Plein de bon sens, Grodada, accompagné de ses amis Gropipi, Grossemeumeu et tous les autres, me réapprend tout les jours que les concours canins sont uniquement pour les chiens et non pour les gros dadas. Le grand frère quant à lui m’apprit à faire plein de bêtises que je vais remettre en application le plus rapidement possible et les pliages à l’intérieur du livre me font toujours autant me bidonner. Une grande redécouverte dont j’ai la joie aujourd’hui encore alors qu’il était enterré (plus ou moins) dans de lointains souvenirs.

Il serait d’ailleurs bon qu’un recueil soit programmé le plus rapidement possible, histoire que vous pussiez vous aussi profiter de la force de Vuillemin, Schlingo et Choron adaptés aux enfants. Encore que pour Vuilemin c’est possible, ça s’appelle Les petits malheurs de Totote et c’est disponible chez Humeurs depuis fin 2008 pour une vingtaine d’euros.

De la jeunesse qui ne lit plus, contre argumentaire.

Posted by Manu | Posted in Librairie -edition, humeur | Posted on 05-03-2008

Mots-clefs :,

7

On nous rabâche sans arrêt que les jeunes ne lisent plus, qu’ils ne savent pas ce qu’est un livre, qu’ils ne jurent que par la télévision et la musique. On nous affirme que la jeunesse ne sais plus ce qu’est la lecture, que l’école ne donne plus le goût de

la lecture (je rejoint la critique sur ce dernier point, j’y reviendrais plus tard). Les jeunes ne veulent ils réellement plus des livres, l’une des occupations favorite de leurs aînées ou la crise est elle une création de certains acteurs ?

Des livres qui s’en sortent.

Malgré tout ce que l’on peut penser sur le livre jeunesse, il est fort de constater que l’un des livres les plus vendus en 2007 ainsi que les années précédentes est un roman pour adolescents : Harry Potter. Bien entendu, il ne fût pas

acheté uniquement par les jeunes, mais sa notoriété et sa part de marché vient bel et bien des jeunes. L’emprise médiatique que cet ouvrage a suscitée n’est pas étrangère au succès phénoménal du livre de Rowling, mais il est rare que les médias prennent des risques, et pour ne pas dérogé à la règle, c’est bien après le succès que le livre fût découvert par TF1 et consorts. Cela a tout de même permis de ne pas essouffler la machine et de faire d’un succès de librairie un succès planétaire. Il est de même pour le cinéma : une fois de plus, ce n’est pas le grand écran qui a fait de la pub au livre

mais bien le livre qui permit au grand écran de vendre.

Harry Potter est l’un des meilleurs représentant de la bonne santé de la littérature jeunesse, le succès étant là, mais ce n’est pas le seul. Au delà des livres surfant sur le même registre, tel Narnia, d’autres ouvrages trouvent leur pu

blique. Il est d’ailleurs intéressant de noté que 2 des 50 meilleurs ventes Amazon (je n’ai pas l’accès aux meilleurs ventes de Livre Hebdo, si un libraire peut me les fournir…) sont des livres jeunesse, sans prendre en compte les quelques BDs (parcourus bien souvent par les petits comme les grands).

La BD justement…

La Bande dessinée est un secteur de vente aujourd’hui important, et bien que la BD adulte est trouvé sa place et

se vend très bien, si ce n’est mieux que la BD enfant, il est vérifiable que des maisons d’éditions comme Dupuis se portent bien. Quel enfant n’a jamais lu une BD, voir quel enfant n’a pas une petite collection chez lui ? Oui, les enfants lisent, et ils lisent beaucoup de bandes dessinés, il suffit de voir le succès de certains Naruto, qui arrivent parfois à prendre les

premières

places des meilleurs ventes livres. Après, certains n’hésiteront pas à dénigrer le style, la BD n’est qu’une sous-littérature. Et bien qu’ils leurs en plaise ou non, les enfants lisent, et ils préfèrent souvent (et c’est loin d’être toujours le cas) la BD à littérature traditionnelle.

Un secteur en progression.

La jeunesse est l’un des secteurs qui s’agrandit le plus dans nos belles librairies. Alors que cet espace était réservé à quelques avant-gardistes il y a quelques années, aujourd’hui la plupart des librairies se

permettent un rayon étoffé et convivial. Les librairies jeunesse fleurissent petit à petit dans toutes les grandes villes et deviennent de plus en plus importante. Il est donc certain qu’il y a une demande, une demande qui s’accroît et qui devient petit à petit conséquente. Cette demande n’est peut-être pas celle des enfants, mais celle des parents qui cherchent un petit présent pour leurs enfants. Mais sans lecteurs, les librairies ne prendraient pas de risque et les parents encore moins. Les enfants demandent donc bel et bien des livres à leurs parents, qui demandent à leur tour des espaces enfants eux libraires qui vont faire des espaces attractifs pour les enfants, qui demanderont plus de livres, et la boucle est bouclé.

Les enfants ne lisent pas ?

Cela m’étonnerait, vu le battage médiatique que reçoivent les livres jeunesse, vu que le secteur ne fait que grandir, et que les prises de risques sont aujourd’hui très fortes (il suffit de se rendre au salon du livre jeunesse de Montreuil pour se faire une idée du nombre de publications). Les enfants, j’en suis persuadés lisent, lisent même beaucoup mais ne lisent peut-être pas comme leurs parents.

Et musique/télévision peut rimer avec littérature…

Crédits photos (de haut en bas) :
Creative Commons License photo credit: Orbitgal, Creative Commons License photo credit: Ariz, Creative Commons License photo credit: rubberdreamfeet