À lire.

Little Bird

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Deuxième vague de froid de l’hiver, et deuxième livre de cette bibliographie exhaustive. Little Bird est le titre d’un roman policier de Craig Johnson. Une couverture noire, presque satinée, et dans un cadre, une photo en noir et blanc, des plumes d’indien. Little Bird c’est...

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Brèves (1)

Posted by Manu | Posted in Actu | Posted on 28-01-2011

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Je ne sais pas si vous avez remarqué les brèves sur la droite qui s’affichent au grès de mes trouvailles sur l’internet, mais pour plus de visibilité, les voilà qui arrivent toutes les semaines (le vendredi, donc) dans les billets centraux. En espérant que cela vous donne envie d’aller les voir plus régulièrement.

  1. Il n’y a plus de livres dans les librairies New-Yorkaise http://goo.gl/B7SCw
  2. Une suite à L’attrape-cœur ? Oui mais ni aux USA ni au Canada ! http://www.magazine-litteraire.com/content/rss/article?id=18151
  3. Les plus gros vendeurs français de 2010 ? Peu de surprise, ah, si, Levy, Musso,… Ah, non en fait, aucune surprise. http://bit.ly/gx7caG
  4. Vous vous sentez l’âme d’un romancier noir ? Quais du polar organise son traditionnel concours de nouvelle ! http://bit.ly/hPJQll
  5. Jean-Pierre Garnier, auteur de UNE VIOLENCE EMINEMMENT CONTEMPORAINE (Agone) débattra le28 et 29 à Lyon et Vienne. http://bit.ly/eVpqmR
  6. On a uriné sur la tombe de Borges ! http://bit.ly/fdG3pr
  7. La sélection BoDoï des BDs érotiques : http://bit.ly/gmZCM2 pleins de trouvailles qui plairait à E. Pierrat !

Bonnes visites !

Google et la librairie

Posted by Manu | Posted in Librairie -edition | Posted on 09-12-2010

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Un nouvel acteur dans le petit monde de la librairie. Une entité indépendante de toutes maisons d’éditions, créé en dehors des grands groupes de la diffusion ou de la distribution fait son petit bout de chemin, et devrait conquérir bon nombres de parts de marchés : Google.
Le 7 décembre dernier, la société américaine lançait sa librairie online aux États-Unis, nommé sobrement Google Ebooks. Pour le moment, l’offre se concentre sur les livres libres de droits et gratuits, laissant peu de place aux quelques nouveautés vendus entre 5 et 15 dollars. Comme souvent chez Google, mais contrairement à ce qui se fait chez la plupart des vendeurs de livres électronique, les fichiers utilisés sont compatibles avec la quasi-totalité des lecteurs disponibles (le Kindle d’Amazon refusant les fichiers de google), ainsi qu’avec les mobiles et les ordinateurs personnels.
La librairie du

géant d’internet devrait arriver sur le vieux continent dès 2011.
L’arrivée de Google sur le marché du livre dématérialisé et la vente directe au lecteur pourrait laisser présager une montée inquiétante des parts de marchés des ventes dématérialisés. Les libraires pourraient se méfier de la démocratisation rapide des eBooks, la puissance de frappe commerciale et publicitaire de Google étant gigantesque.
Reste que le conseil, le feuilletage et le plaisir du papier n’existe toujours pas en version dématérialisé. Les librairies ont encore de beaux jours devant eux. Ce n’est peut-être plus le cas des grandes surfaces culturelles.

Pour les fidèles et pour les autres

Posted by Jules | Posted in Librairie -edition | Posted on 19-12-2009

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Exégèse, liturgie, droit, pédagogie, politique, actualité… Les éditions libanaises Al Bouraq et Tawhid (Lyon) sont les deux références en matière d’ouvrages précis concernant l’Islam. Si elles proposent un panel important d’études, leur catalogue offre aussi des ouvrages qui aident le fidèle dans son quotidien : apprentissage de la prière, de l’arabe, histoires du Coran et des Prophètes pour les enfants… Les deux leaders du livre musulman francophone ne sont malheureusement mais logiquement pas omniprésents sur les rayonnages de librairie généralistes. Alors voilà quelques pistes pour les trouver : Librairies Tawhid, 8 rue Notre Dame, Lyon et 9 bis Boulevard de Belleville, Paris. La Librairie Avicenne, à proximité de l’IMA possède aussi de leurs ouvrages dans son fonds, un des meilleurs en France concernant l’Islam et le monde arabe. Il existe bien sûr un nombre très importants de librairies islamiques à Paris, Lyon ou Marseille mais elles exposent souvent plus d’ouvrages en arabe qu’en français.

décembre 2009 ?

Posted by Jean-Mi | Posted in Librairie -edition | Posted on 14-12-2009

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Le mois de décembre est commencé depuis quinze jours. Le peuple s’approche des magasins tandis que la date de Noël se rapproche.

Et les français sont de retour en librairie. Première semaine de décembre très forte, au moins dans la petite librairie où je travaille actuellement ; une grande entrée en matière, donc.

Alors que le ministère de l’identité nationale tente d’obtenir une définition sur la question même de son titre, à l’occasion d’un débat qui se traîne depuis plus d’un mois, nous pouvons répondre en partie, qu’être français aujourd’hui, c’est faire ses achats de noël le mois précédent noël, et ce, même quand nos moyens nous l’interdisent.

Tous les français se réunissent dans les grands magasins, les rues, les centres, les zones et les sites commerciaux, pour s’offrir l’illusion de jours heureux. À côté d’eux et les regardant, d’autres gens ne fêtent pas noël, mais s’en mêlent à sa folie. D’autres ne peuvent pas fêter noël, ni même en donner l’illusion.

Picture0011Hier soir après une promenade entre plusieurs magasins en quête d’un cadeau (un chandail assez chaud pour une femme ; impossible à trouver dans les boutiques où la mode féminine est vouée à la sensualité et non au confort, ce que je ne déplore pas, entendez bien), je m’arrêtai boire un vin chaud au pub avec ma compagne. Ambiance de fêtes, noël à fond, et en sortant, un couple nous tombe dessus en nous demandant une pièce pour boire un café. On discute un brin, ils nous expliquent que personne ne les aide, la femme est enceinte, la température, on la connait, est très basse. Autour de nous, la rue est bondée, et à dix mètres, la patinoire sur la place, les chalets de noël gorgés de bouffe, montrent que tout va bien. Tout a l’air d’aller bien.

Une autre ombre au tableau pourtant : Johnny va mourir. C’est tombé comme un leitmotiv tout le week-end, et pourtant je n’ai pas regardé la télévision. Chaque flash d’info toutes les heures sur France Inter, et Johnny en était le premier sujet. Ce matin avec Stéphane Guillon, pareil. Le rocker de l’identité nationale est en coma artificiel depuis presque une semaine suite d’on ne sait quoi, une mauvaise opération, un voyage trop long, une vie trop dissolue, l’alcool, la vieillesse ; on ne sait pas. Le choc ! Noël peut attendre alors, Johnny va mourir, et s’il ne mourra pas tout de suite, il fera une dernière et ultime tournée d’adieu. Alors dès aujourd’hui, je le dis : Adieu, Johnny !
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J’en reviens enfin au thème premier de cette chronique. Que trouve-t-on en librairie en ce mois de décembre 2009 ? Le cadeau cette année sera de bon goût, il aura le goût de l’actualité. Alors, quand toute la France se pose la question de savoir si elle est française, un livre y répondra.

The New-Yorker, les meilleurs dessins sur la France et les français, celui de 2006. Jean-Loup Chiflet, qui avait réuni et traduit ces dessins comme chaque année avec chaque nouveau numéro, avait tenté une réponse bien avant le début des questions sur l’identité nationale. Si vous ne vous reconnaissez pas dans ces petites curiosités originales, alors il semblerait que vous n’ayez de français, comme moi, que votre situation géographique et au mieux, une carte d’identité.

Ne faites pas la grimace, si vous l’avez déjà eu entre les mains, et/ou si vous en avez assez d’entendre parler d’Eric Besson, alors faites comme moi, offrez vous le dernier sorti des presses des Arènes, avec une couverture violette, The New Yorker, l’humour des livres. Toutes les vignettes sélectionnées par Chiflet y sont en rapport direct avec le thème de ce blog ; les livres, les auteurs de livres, les éditeurs… et les libraires.

Ou alors, si vous avez le cafard en ces jours sombres, lisez des romans. Et oubliez le reste.

TSCHANN

Posted by Jules | Posted in Librairie -edition | Posted on 02-06-2009

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J’en conviens, le boulevard n’est pas très beau, mais au 125 vous pouvez trouver la librairie Tschann. La vitrine est bien garnie, elle a l’air de dire « rentre pas nous faire … avec des mauvais bouquins mec », mais on y trouve de très belles choses. À l’intérieur de la librairie; le rayon littérature francophone vaut le détour ainsi que son concurrent des sciences-humaines. Les rayons de Beaux-arts et de Poésie sont la plus-value du lieu. Si vous lisez de la poésie contemporaine, demandez un abonnement spécial trajet « chez moi-chez tschann » à la ratp avec tarifs dégressifs. Pas la peine de descendre les escaliers plantés au milieu de la boutique, c’est la réserve en bas. Pour vous mouvoir faites attention, les tables débordent et les chutes de livres sont fréquentes, toutes périodes de l’année confondues. Un peu d’histoire maintenant. Il y a 80 ans maintenant, M. Tschann, concierge au Ritz monte cette librairie rapidement fréquentée par la bohême du quartier tout en éditant en parallèle des auteurs comme Tzara,Guillevic ou Claude sernet, parmi d’autres. La librairie commence à s’inscrire dans la petite histoire des lettres. Après la Seconde Guerre mondiale et que Louis Tschann ait défendu Louis Ferdinand Céline (c’est ce que dit la rumeur), sa fille, Marie-Madeleine reprend la librairie,rejoint Lindon et d’autres dans le combat pour le prix unique et aide à propulser des auteurs parmi lesquels Beckett, Nin; Miller tout en proposant des vitrines subversives (dans l’air du temps quoi) et un sacré caractère, paraît-il, à ses clients. Elle cède son fonds de commerce à son neveu en 1994 , Jérôme Grossman après avoir déménagé la librairie et agrandit par la même occasion l’espace de vente. Grossman (récemment décédé) la cède à son tour en 99 à l’actuel gérant de la librairie, Y. Poirier qui travaille toujours en collaboration avec deux « anciens » de la période du règne de la famille (nan nan c’est pas la mafia); F. Barros et M. Bonicel. En espérant que la hausse des loyers ou je ne sais quoi ne foute pas en l’air cette librairie d’une grande exigence.

Les prix du livre.

Posted by Manu | Posted in Librairie -edition | Posted on 06-03-2009

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Qui ne s’est pas déjà demandé quelle est la marge de chaque acteur d’un objet ? Que ce soit un CD, un DVD, un jeu vidéo, une salade ou encore un livre, où va l’argent et pourquoi ? Je vais tenter de répondre pour le seul univers que je connais : le livre.
Prenons comme exemple un livre au prix fixé par l’éditeur de 20 €, prix plutôt moyen pour un livre broché, qui n’est donc pas encore rentabilisé (contrairement au livre de poche qui permet souvent au livre d’avoir une seconde vie). Vous achetez ce livre 19 €, car votre libraire est un homme sympa et vous fait une ristourne de 5 %, ce qui est le maximum prévu par la loi Lang pour des particuliers.
Libraire qui a acheté ce livre 13 € à un diffuseur, avec qui il a négocié longuement 35 % de remise (remise moyenne des librairies travaillant régulièrement avec le diffuseur, ce taux peut monter jusqu’à 40 %, dans la pratique cela n’arrive qu’aux grands groupes du genre Fnac, et descendre jusqu’à 25 %, en pratique cela n’arrive jamais.), il a donc « gagné » 6 € sur la vente de ce livre.
Le diffuseur/distributeur, parlons-en, à acheter son livre à 9 €, demandant une remise de 55 %, encore une fois cette remise est moyenne et est celle d’un éditeur moyen, avec une base de livre déjà bien implantée. Cette remise permet de payer la diffusion, c’est-à-dire la promotion du livre auprès des libraires, et la distribution, ou la gestion des livres. Il a donc « gagné » 4 €.
L’auteur du livre lui gagne des droits d’auteurs, disons 6 %, ce qui n’est pas fameux, mais pas minime non plus (tout dépend en réalité du secteur, de la maison d’édition et surtout de l’auteur lui-même), il gagne donc 1,20 € par ouvrages. L’imprimeur quant à lui demande 2 € par ouvrages, si on lui en demande 2000 environs et que l’on a l’habitude de travailler avec lui.
Il reste maintenant à l’éditeur 5,80 €, à charge pour lui de payer les frais (l’impression n’est pas au livre, mais par 2000, les coûts de personnel et de vie de l’entreprise ne sont pas non plus anodins).
Voici un petit diagramme récapitulatif, histoire de vous faire une idée par vous-même.

Le prix du livre

Le prix du livre

Dur métier de libraire (2) : L’inventaire.

Posted by Manu | Posted in Librairie -edition, Livres | Posted on 22-09-2008

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LivresLe métier de libraire n’est pas toujours de tout repos, en réalité, il ne l’est pas souvent. Encore que je n’ai pas trop à me plaindre. Les cartons s’accumulent, les livres arrivent en continue, les clients sont pressants (mais tellement sympathiques) et une fois par an (deux pour les entreprises les plus réglos) l’inventaire arrive. Pour la majorité des librairies, informatisées, cela signifie plusieurs jours à « bipper » des livres, dans une ambiance sympathique et studieuse.

Parfois, la librairie n’est pas informatisé, là tout se complique, il faut alors compter les livres un par un, les inscrire dans un tableau Excel et re-rentrer le tout informatiquement pour que tout cela soit exploitable par le comptable. Dans tout les cas, l’inventaire est synonymes de mouvements de livres, de mal de dos, de rêves de chiffres et de peur de se retrouver enfoui sous un millier de livres.

Mais à quoi sert cet inventaire ? Comme dans tout les commerces, il est obligatoire de savoir ce qui se trouve en magasin, pour en connaitre sa valeur marchande, le chiffre d’affaire ne suffit en effet pas à connaitre l’argent que possède le magasin. Ensuite, cette donné peut-être traité pour connaitre le stock moyen et le taux de rotation moyen des livres, histoire de savoir si vous allez bientôt couler car vos livres ne sortent que 2 fois dans l’année ou si tout vas bien car ils sortent en moyenne 5 fois. L’inventaire, en plus des mals de dos permet de gerer un peu mieux sa librairie, et de concentrer, par exemple, l’attention sur certains rayons fonctionnant moins bien.

De nouveaux moyens de lecture ? (ou la supercherie de l’e-book.)

Posted by Manu | Posted in Librairie -edition, humeur | Posted on 06-03-2008

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Hier matin j’entendais sur France Inter (oui, le matin j’écoute France Inter, il n’y pas de mal à ça) que le format papier était en passe de devenir obsolète au profit du livre électronique (mettre des paillettes et tout et tout). Les arguments sont plutôt bon, il faut l’avouer : plus besoin de payer ces saletés d’imprimeurs et de diffuseurs, les seuls frais résiderons dans la mise à disposition du livre via internet, les prises de risques pourrons être plus importantes (comme si les quelques milliers de livres sortant chaque années ne suffisaient pas…) et donc plus d’auteurs publiés, les gens pourrons lire partout (je n’ai pas vraiment compris l’argument, un livre de poche tient mieux dans la poche qu’un de ces Kindle…) et surtout on nous promet la fin des bibliothèques encombrantes !

Reste que ma bibliothèque encombrante est un élément de décors chez moi, que mes livres tiennent déjà en poche, que je n’ai pas internet partout, mais que je lit où je veux et vu que je ne sais jamais quel livre je vais consulter avant de le prendre en main… Et surtout je ne peux déjà lire toute la production, j’aime qu’il y ait un petit tri en amont du lecteur… Alors le livre électronique, utile ? Pas tant que ça !

Et surtout, voyons les choses en face : en 1999 on nous le promettait déjà ce livre électronique, le livre de l’an 2000, on disais déjà que d’ici peu, tout le monde en aurais un chez soi, que le livre était obsolète… je n’en ai encore jamais vu dans la rue, et pourtant j’habite une grande ville…

Le Kindle, le futur du livre ? Non, vraiment je ne pense pas…

Creative Commons License photo credit: Brian Vallelunga

Des librairies à Lyon

Posted by Manu | Posted in Librairie -edition | Posted on 22-12-2007

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Depuis l’affaire Amazon, j’ai lu de nombreuses fois qu’il n’y avais pas assez de librairies, qu’il était difficile de trouver les livres que l’on désirait, et bien d’autres choses. Heureux soit les lyonnais, je viens de faire une carte répertoriant toutes les librairies sur Lyon ! Je m’attelerais ensuite au Rhône puis à Rhône-Alpes. Et pourquoi pas, ensuite la France entière et pour finir avec ma mégalomanie : le Monde !

PS : une page portant le même nom que l’article arriveras très bientôt.


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De Amazon qui perd un procès perdu d’avance.

Posted by Manu | Posted in Librairie -edition | Posted on 12-12-2007

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C’est aujourd’hui qu’est tombé la décision du tribunal sur la plainte du syndicat des libraires contre Amazon. Bonne nouvelle, bien que on ne peut plus logique, étant donner qu’Alapage avais dors et déjà goûter de la loi Lang pour le même motif. Mais ce qui est impressionnant (en dehors de tous les consommateurs d’internet qui n’imaginent pas sortir de leur bureau ou de chez eux) est la peine : 100 000 euros de dommages et intérêts ainsi que 1 000 euros par jours de retard à l’application de la loi. Rien à redire, la peine est exemplaire et on ne peut plus violente. Le syndicat du livre l’explique comme suit : Cette décision survient après le jugement de première instance et l’arrêt d’appel favorables au SLF dans son action contre le site Alapage.fr (qui s’est pourvu en cassation) pour les mêmes raisons : la condamnation de la pratique des frais de port gratuits.

Vu que je me suis déjà fortement exprimer sur ce sujet, je laisse l’explication à ce syndicat de patron qu’est la SLF : «  La vente à perte est assumée par ces opérateurs dans l’objectif de capter des parts de marché ce qui déstabilise un marché déjà fragile. C’est une attitude prédatrice qui se révèle dangereuse et totalement contradictoire avec l’esprit de la loi sur le prix unique du livre qui vise à maintenir la diversité et la création culturelles. Le livre n’est plus qu’un instrument pour une domination commerciale dans une jungle ou les acteurs indépendants librairies comme éditeurs sont broyés ».

Je ne suis pas toujours d’accord avec eux, loin de là, mais sur ce point, étant moi même dans ce monde, je ne peux que me prosterner devant leurs paroles.