À lire.

C’est dans les plus vieux châteaux qu’ont fait les meille

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L’histoire est connue. Sur les bords du lac Leman, Shelley, Lord Byron et Polidori se lancent dans un concours d’histoires d’horreur. Mary Shelley imagine « Frankenstein », Byron et Polidori écrivent « Le Vampire ». C’était l’année 1816. Le romantisme battait son plein, on approchait...

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Jules utilise le blog de manu pour son réseau belge d’enfants

Posted by Jules | Posted in Livres | Posted on 26-07-2009

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Je suis pas vraiment un partisan de l’édition jeunesse, je comprends pas pourquoi on s’évertue à faire lire des mômes qui de toute manière trouvent ça chiant comme la mort, laissons les donc jouer avec des bâtons et des cailloux, en plus ça revient moins cher. Mais il y a quand même, dans les livres pour enfants quelques perles. Notamment chez les classiques les plus classiques de la langue française. Des livres qui seront souvent appréciés par les plus jeunes, mais dont la lecture peut être recommandé à des adultes – mais non c’est pas la honte de se balader dans le métro avec un folio junior plein de dessins. Pour les petits, Pierre Gripari est surement le numéro uno. Plein d’érudition, connaissant par cœur le folklore populaire qu’il réutilise régulièrement, comme dans son roman de chevalerie « Le conte de Paris », Gripari publie en 67 (je crois bien) les « Contes de la rue Broca », à la Table Ronde. Treize petits récits empreints de fantastique, plein d’imagination. C’est un flop. Réedition Gallimard : le livre devient un succès. Tout commence à la buvette de Papa Said, où les enfants attendent impatiemment un conteur qui connaît Paris comme sa poche, notamment en ses lieux et ses personnages les plus fous. Reste à ce que vous acceptiez de mettre entre les mains de vos enfant les livres d’un monsieur qui finira au GRECE. Mais non il est pas antisémite, il critique de manière positive le judaïsme, c’est Dimitrijevic son éditeur qui le dit.
Autre classique, autre genre, Marcel Aymé a lui aussi écrit pour les plus jeunes. Loin de la violence du reste de son œuvre, rassurez vous, ces récits sont un savant mélange de fantastique et de réalisme. Il saisit toujours de manière très précise les structures sociales et les diluent dans des récits abracadabrantesques ; ainsi, dans « Le passe muraille » – le décor est planté à Montmartre – un employé de banque à la vie sans saveur qui … passe à travers les murs. Plus léger encore, « Les contes du chat perché », plus réaliste et moins enjoué, « La Fabrique ». Tous en folio Junior, youpi.
Mais votre enfant grandit (mettons que ce soit un garçon, ça me facilitera la tâche). Pas de problèmes ; « Une balle perdue » de Joseph Kessel, est tout indiqué. Paru en 35, c’est l’histoire d’un jeune garçon qui se mêle à la foule et aux insurgés dans la ville de Barcelone pendant les évènements de 34. Ce genre de récits, Kessel sait y faire, n’oublions pas que son premier livre « La steppe rouge » est un travail sur la révolution bolchevique.
Dernier de nos exemples, et pas des moindres, Saint-Ex. « Le petit prince », conte philosophique et bucolique, parut à New York en 43, sorti à Paris dès la Libération, des dizaines de millions d’exemplaires vendus à travers le monde. Mais au final, les avis ressent mitigés. Et vous serez plus sûrs de faire mouche (encore une fois le cobaye est un garçon) en offrant une de ses histoires d’aviateurs héroïques, aux missions impossibles, au sens du sacrifice et au dévouement sans borne (jusqu’à la bêtise ?). Il faut avouer que le réalisme dans la description des missions, des cockpits, des mers déchainées et des déserts brûlants laissent rarement indifférent. « Courrier Sud », « Vol de nuit », « Pilote de guerre » et « L’aviateur » sont le summum du roman d’aventure.

Cerdan is alive

Posted by Manu | Posted in Livres | Posted on 25-07-2009

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Fin juillet (1916) naissait Marcel Cerdan, 1m69, 71 kilos (pas à la naissance, plus tard), le nom de la boxe en France. Sa paresse à l’entraînement, sa jeunesse modeste à Casablanca où il préférait le football à la boxe, puis l’armée, Montmartre, la gloire… C’est le moment de lire les mémoires de son sparring-partner Maurice Rouff, « L’ombre de Cerdan » dans les introuvables et improbables éditions G.E.E.P Horizon (isbn 9782845680012). Ou les très abordables éditions en poche de sa correspondance avec Edith Piaf, qui s’emmouracha de lui, celle qui lui apprit que « Jean Cocteau n’était pas un peintre en bâtiment », qui lui appris aussi qu’il était un vrai champion, qu’il était peut être temps de réclamer autre choses que des gants de 8 onces et des pains de sucres comme tout saaire.

Aucun criminel ne fût jamais aussi exotique

Posted by Jules | Posted in Livres | Posted on 24-07-2009

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Crée dans une période où les révoltes étaient nombreuses en Asie contre la présence occidentale, le succès d’un personnage comme le mystérieux docteur Fu Manchu était assuré d’avance. La série eût un succès énorme chez les occidentaux qui fantasmaient sur le Péril jaune qui était maintenant incarné en un méchant pour fictions (mais non ce n’est pas raciste, c’est d’époque quoi). Une intelligence hors-norme, dirigeant d’une armée d’insectes étranges et de « dacoits », membres d’une secte d’assassins, il connaît mille façons de tuer. C’est bien de cela qu’il s’agit, car en fait malgré l’enquête menée par Nayland Smith – vachement moins cool que son ennemi juré, on est probablement plus proche de l’horreur que du policier. Il y a du romantisme et du roman épique chez Rohmer, de la Birmanie à l’Angleterre, de caravansérails en bas-fonds londoniens, vous croiserez des princesse orientales comme des scientifiques britanniques. Les enquêtes prennent une telle tournure géographique qu’on touche au roman d’aventure et de voyage. Amoureux des ambiances, des perénigrations sans fins… Zulma avait retraduit le premier volet en 2008. 2010, le livre de poche le propose en petit format.

Le Mystérieux Docteur Fu Manchu, chez Zulma.

Cuisine minceur

Posted by Jules | Posted in Livres | Posted on 23-07-2009

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Cuisine minceur, bio, spéciale jeunes couples, rapide, au tofu seulement ou à faire en quelques instants… Hm hm, ben ne vous vexez pas si je réponds pas à l’invitation ; « plat pour célibataire en 2 minutes seulement aux protéines de soja », j’ai connu plus alléchant. Quitte à rentrer en cuisine, autant bien faire les choses. Dans cet état d’esprit, le livre à avoir c’est « La cuisine marocaine » de Latifa Bennani-Smirès. Des centaines de plats dont la confection est minutieusement détaillée, photos à l’appui. Le livre propose des recettes pour les abats, des entrées, des tajines mais aussi des manières de préparer les laitages, des boissons, des pâtisseries, j’en passe et des meilleures… Bref, quelques plats sont franchement classiques, salades de carottes cuites par exemple, d’autres sont plus rares ; cervelle en sauce, pigeonneau g’dra m’derbel aux amandes et autres halloua dial jeljlane. Le tout pour 42 dirhams (4 roros environ). Ben oui, parce que cet ouvrage n’est diffusé qu’au Maroc, par les Editions Al Madariss… Mais la cuisine est une activité qui demande de la curiosité et de la motivation, alors on se débrouille pour pouvoir faire parti des initiés à ce genre de plats. Moi, je vous l’expédie sur demande, sans prendre de marges.

Le neo-polar pour un été peinard

Posted by Manu | Posted in Livres | Posted on 11-07-2009

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Ce n’est pas tous les jours qu’un site internet, d’infos de surcroit, parle de bons livres. C’est encore plus rare quand ils en parlent bien, et il est presque impossible qu’ils évoquent certains auteurs intéressants. Une fois n’est pas coutume, Bakchich parle de polars, de néo-polar, c’est vrai que l’été approche et que le livre de plage se doit être un folio policier,  bien moins maladroit qu’un Pocket ou pire, qu’un Livre de poche.

Bakchich propose donc toutes les semaines de revenir sur un de ces polars qui fit les années 70, ils commencèrent par Manchette et continuent sur le frère ennemi A.D.G. Nous pouvons espérer qu’ils ne s’arrêteront pas en si bon chemin et qu’ils nous proposeront enfin des auteurs que nous ne connaissons pas et qui nous manquent tant. En tout cas, si vous n’avez pas encore lu d’Alain Fournier, courrez chez votre libraire, quand à Manchette, si vous n’avez pas le Quarto, je ne peux plus rien pour vous.

Une petite rentrée littéraire.

Posted by Manu | Posted in Librairie -edition | Posted on 06-07-2009

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Bientôt la rentrée littéraire, les libraires ont reçu leurs services presses – Michaël vous les chroniques tous d’ailleurs – et les auteurs veulent leurs prix. Mais voilà le drame : il n’y aura que 659 romans cette année, une baisse impressionnante de 2,51%, un drame pour tout lecteur qui se respecte ! Comment le lecteur vas t-il faire pour occuper son temps avec 17 livres en moins ? Et cela ne risque pas de s’arranger, en effet, le site la boite à sortie nous rappelle que cela fait maintenant deux ans qu’une telle baisse intervient.

Nous pouvons clairement tablé sur un début de la fin de la création littéraire. Pauvre de nous.

« un roman français » par Frederic Beigbeder

Posted by Michael | Posted in Livres | Posted on 02-07-2009

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Pour bien des gens, Frederic Beigbeder représente des souvenirs de lecture de quand on était au lycée et ou on commençait à découvrir qu’il y avait une littérature après le XVIIIe siècle. En plus, ça parlait de sexe, de drogues et de putes alors on trouvait ça plutôt cool, et puis dans la suite logique des choses on a découvert d’autres trucs et on a oublié Frederic ( enfin ça s’est passé comme ça pour moi ), Frederic qu’il est de bon ton de considérer comme un « mauvais » auteur puisque médiatique et bourgeois de Neuilly-sur-Seine et non de Saint-Germain-des-Prés.

Le nouveau roman de Beigbeder donc, qui s’intitule « un roman français » ( qu’est ce que c’est que ce titre ? ), part de l’experience carcérale qu’a subi l’auteur après avoir été surpris en train de sniffer de la cocaïne sur le capot d’une voiture. Claustrophobe, il se renferme en lui même et revient sur son enfance, sur sa relation avec son frère, l’histoire du couple de ses parents et la façon dont tous ces évènements ont façonné l’homme qui se trouve au moment du livre dans un petit cagibi de plexiglas de deux mètres sur deux en compagnie d’un dealer et d’un mec bourré. C’est plutôt bien écrit, on prend plaisir a suivre Frédéric dans l’histoire de sa généalogie dans laquelle on croise nombre de personnages historiques, les passages sur sa relation à son frère et à ses parents sont très justes et sans complaisance, mais on ne manque pas d’afficher un sourire un peu moqueur, un peu dédaigneux lorsque l’écrivain se prend tout à coup pour Victor Hugo pour dénoncer avec verve le système carcéral et judiciaire français, même s’il a parfaitement raison, et malgès un sens de la formule finale qui parfois agace tant on a l’impression que le paragraphe entier ne sert que de présentoir à la phrase de la fin, ‘un roman français’ reste un roman tout à fait honnête avec lequel on passe un bon moment.

NdManu : Un roman français sort le 18 août chez Grasset.

la rentrée littéraire : c’est parti

Posted by Michael | Posted in Librairie -edition, Livres | Posted on 01-07-2009

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bernard-wallet1A partir d’aujourd’hui et jusqu’à indigestion totale, je publierai un article tous les jours ( sauf le jeudi soir, j’ai cricket ) à propos d’un livre à paraître au cours de la prochaine rentrée littéraire. Je prend un livre au hasard dans ma petite pile de Services de Presse, et c’est parti.

Aujourd’hui donc, je commence avec BW, de Lydie Salvayre, aux éditions du seuil qui paraîtra le 20 aout prochain.

le sujet du livre, c’est lui, c’est BW, comme l’appelle Lydie à longueur de temps, sans doute par respect pour sa vie privée ( un peu comme dans les livres qui portent des titres genre  » moi, GB, 13 ans, violée par mon oncle » ) alors qu’on l’identifie dès le premier tiers du livre comme Bernard Wallet, fondateur des éditions verticales. Et il se trouve que notre bon Bernard perd plus ou moins la vue à la suite d’un décollement de rétine, et cela le mécontente quelque peu. Bon. Et comme Lydie, qui est gentille, passe le voir à l’hopital, il se dit ‘tiens, je vais lui raconter mon histoire de quand je suis parti au liban en mob’, et elle ‘tiens justement ça tombe bien je n’ai toujours pas commencé mon livre de la rentrée littéraire prochain’

bon, récapitulons, nous avons en A un éditeur ex champion d’athlétisme ex voyageur ex voyant qui raconte, et en B une écrivaine complètement en admiration face à ce type, qui écrit. Au final cela nous donne un livre relativement indigeste dans la forme puisqu’écrit entièrement à la troisième personne avec un BW majuscule placé toutes les deux phrases ( « BW fait ci, BW fait ça, BW prend un coup de fil, etc.. ) entrecoupé de réflexions de BW qui dit « tu vas le dire ça ? » et Lydie de répondre « oui BW, je vais le faire » ( vous voyez, j’ai placé six fois BW en deux lignes et vous en avez marre, eh bien Lydie, elle, place entre quatre et six fois BW par page, pendant 200 pages ), et pour ce qui est du fonds, on suit BW un peu au moyen orient mais de façon anecdotique, on apprend que lorsqu’il est toujours à l’hopital, les éditions verticales continuent de fonctionner ( Oh! ), on apprend ( mais seulement à la fin du livre, parce qu’il faut garder le suspens ) que le père de Bernard Wallet roule en Mobylette, et on s’ennuie tout le temps, on s’attend à un démarage de grande histoire qui n’arrive jamais, ce livre n’est qu’une réunion de deux personnes qui discutent et qui se lancent des petites réflexions et des anecdotes, et qui prennent du plaisir à être là tous les deux, mais pas un gramme de ce plaisir ne parvient jusqu’au lecteur, ce qui est bien dommage, tout de même.

verdict : achetez plutôt un lonely planet sur le liban, et ‘l’édition sans éditeur’ d’André shiffrin.

Le roi Lebo contre les journaux.

Posted by Manu | Posted in Livres | Posted on 12-06-2009

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Gerard Lebovici

Gerard Lebovici

Tiens, puisqu’on parle de Situationnisme et de Guy Debord, et qu’il y a quelques temps je vous parlais d’Ivrea, la maison d’édition connue pour être celle de Guy Debord et qui s’appela autrefois Editions Gérard Lebovici et avant la mort de ce dernier Champ Libre. Et bien, sachez que l’éditeur précité déchaîna les passions autrefois. Comment peut-il en être autrement d’un homme qui devint en l’espace de quelques années le plus puissant producteur indépendant du cinéma français, faisant jouer Belmondo, produisant Truffaut et baisant des call-girl tout en jouant au poker dans des tripots clandestins. Ajoutons à tout cela qu’il est éditeur de gauchistes, de terroristes et même d’un recueil de chansons de Renaud Séchan. Une telle infamie aux yeux de la société ne pouvait rester impunie, et c’est lors de son assassinat que la vengeance se prononça. Alors plus rien ne pouvais arrêter les journalistes, qui aujourd’hui adulent Guy Debord et voudraient bien avoir un exemplaire dédicacé de la société du spectacle ou de tout autre livre de Champ Libre, mais malheur à eux, aucun services presses n’étaient alors envoyé car Lebovici les détestaient tout autant qu’ils le déteste.
Pour mieux comprendre la vie et la mort de Lebovici, quelques livres peuvent faire l’affaire (ou l’article sur un site collaboratif dont l’un des contributeurs du blog de Manu à une part dans la piscine du fondateur, Jimmy Walls). Commençons par les deux tomes des correspondances de Champ Libre, où l’on comprend bien que Lebovici aime Debord, et que le style du « gourou » est fortement imprégné en lui, arrêtez vous plus particulièrement sur la lettre à Jean-Patrick Manchette, sûrement l’une des plus méchantes et sur celle pour Bourgois, certainement l’une des plus drôles.
Continuez par lire Tout sur le personnage, passez la première partie qui n’est qu’un résumé rapide de ce que vous venez de lire et lisez avidement la seconde qui reprend les coupures de presses parues lors de l’assassinat du PDG d’ AAA. Vous sentez déjà une certaine haine s’installer, et vous vous demander ce que Guy Debord à bien put répondre à toutes les infamies dont il est accusé.
Et bien, finissez donc par Considération sur l’assassinat de Gérard Lebovici qui répondra à toutes vos attentes, le réalisateur de Hurlements en faveur de Sade démonte juste avant de mourir suicidé ce sur quoi on l’a accusé. Ah, et pour le fun, lisez également Cette mauvaise réputation qui complète un peu ce dernier livre, laissant de côté les journalistes pour s’attaquer aux gens du monde.

« Cartarescu »

Posted by Jules | Posted in Livres | Posted on 11-06-2009

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OrbitorBeaucoup de lecteurs de littérature dite blanche se tiennent éloignés de la science fiction. Surtout si elle est éditée en poche, sous une couverture d’une couleur étrange (on la nommera « argenté de BMW de dealer des années 90″), ce qui est le cas en folio SF. C’est bien dommage, car cette collection possède une sorte de roman parfait, « Orbitor ». La situation tourne au tragi-comique lorsqu’on sait combien de lecteurs de sf considèrent la littérature classique comme ennuyeuse, et que l’auteur d’ »Orbitor » -il s’agit de Cartarescu- est édité par ailleurs dans la collection de littérature étrangère de Denoël. Il se retrouve donc dans une sorte de situation compliquée ou malgré des prix, en France comme en Roumanie, une diffusion à priori efficace, ben il doit peiner à trouver ses lecteurs. La situation devient vraiment très tragi-comique lorsqu’on sait que cet auteur maîtrise parfaitement son style, entre onirisme et description de villes tentaculaires, littérature de l’éveil et fantastique, avec une pointe d’historicité dans un pays – la Roumanie- jadis rongée par le communisme et encore bien mal au point. Ne vous énervez donc plus lorsqu’un quelconque lecteur typique « bobo de gauche a culture liftee qui ne connait rien a rien tant que ca passe pas dans un de sas mags pour aficionados » en furie vous expliquera que c’est une honte, qu’on ne fait pas de place à la littérature de l’Est en France et bla et bla.. Dites simplement « Cartarescu ».