À lire.

Ils prirent le maquis

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On approche bientôt de la date d’anniversaire de Boris Vildé. Peut-être est-ce pour cela, et en attendant d’autres événements que les éditions du CNRS ont édité « Des savants dans la Résistance« , autour de la figure de Boris Vildé. Vildé était au réseau...

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Reviens Louis!

Posted by Jules | Posted in Livres | Posted on 16-04-2009

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A la fin du mois, vous trouverez sur les tables des libraires une petite biographie de Louis II de Bavière chez Bartillat par Jacques Bainville. Voilà, en tant que fan (pas de Bainville, de Louis II) j’ai lu ledit ouvrage et je me suis retrouvé avec une biographie pointue, assez pointue pour casser le mythe. Louis II c’est ce roi « fou pour certains génial pour d’autres » comme on dit. Constructeur de châteaux incroyables, mécène et ami de Wagner, suicidé (à priori). Bainville revient plus sérieusement sur une vie incroyable, mais dégage quelque peu l’imagerie romantique qui entoure le personnage. Quand même, il nous rasssure, le roi est bien mort vierge et parfaitement mysogine après avoir annulé un mariage par caprice, il insultait bien les gens dont il ne pouvait supporter la vue (trop laids) etc. J’irais donc fleurir sa tombe.
Sur ce roi, beaucoup de choses existaient déja, même des ouvrages de psychanalyse.
Il existe notamment un manga à son propos par You Higuri, un film de Visconti , sans oublier le très bon roman « le livre de raison d’un roi fou » de Andre Fraigneau (à la Table Ronde).
Voilà, seulement j’aurais peut-être préferer garder une image bien romancée et parfaitement fausse – mais j’assume – du roi.

histoire + religion + lol

Posted by Michael | Posted in Livres | Posted on 16-04-2009

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Bonjour les enfants,aujourd’hui, allez voler chez votre libraire ( vous lui achèterez un livre plus tard ) « science et religion » de Bertrand Russell. Bertrand Russell était mathématicien et philosophe, et apparemment il était pas non plus le dernier pour la déconnade, tant son essai regorge d’anectotes croustillantes sur le bon temps ou la science était surtout une affaire de mecs un peu tarés. Bertrand retrace avec verve et emphase l’époque ou la religion était au centre de la science, et comment des gens l’ont déplacée sur la périphérie ou elle se trouve aujourd’hui, mais sans jamais trop la bousculer (  par exemple, Isaac Newton avait bien compris le système gravitationnel qui empêche les planètes de tomber dans le soleil, mais en même temps il était profondément croyant ( et dans la bible, c’est la terre qui est au centre de l’univers je crois ). Alors pour se tirer de l’impasse il a supposé que Dieu avait lui même lancé les planètes autour du soleil, ce qui expliquait leur place originelle ). Le livre regorge d’exemples comme celui ci, entre deux passages purement historiques également intéressants. Nous pouvons dire que nous nous trouvons en présence d’un livre sérieux + drôle, ce qui est parfait pour impressionner + faire rire une fille, par exemple.

game over

Posted by Jules | Posted in humeur | Posted on 16-04-2009

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Procurez vous « homo ludens, essai sur la fonction sociale du jeu » de Huizinga, « les jeux et les hommes » de Caillois, « le jeu de la guerre » de Debord et Becker-Ho.
Et puis armez vous d’une playstation (la 3) (ndManu, prenez plutôt une Xbox360), d’un ballon de football, de gants de boxe, d’un jeu d’échec et d’un backgammon pour ne citer que les meilleurs, parce que je ne comprend juste pas ceux qui lisent et ne font pas.
Je me serais bien contenté de parler de consoles et de sport de combats, mais il paraît que l’on est sur le blog d’un libraire.
Si d’autres ont eu de bonnes lectures sur le jeu, son rôle social, en anthropologie ou en philosophie, je suis intéressé.

Interrompre le cours du monde.

Posted by Jules | Posted in Livres | Posted on 15-04-2009

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De nouveau disponible, Rédemption et Utopie : le judaïsme libertaire en Europe centrale de Michael Löwy aux Editions du Sandre. La parution de ce texte fait écho à de nombreuses nouveautés ; déjà précédemment, chez le même éditeur La communauté par le retrait de Gustav Landauer, suivi à l’Eclat de Symbole : les juifs de Ernst Bloch, dont il avec Landauer est bien sûr question dans l’ouvrage de Löwy. Plus récemment est ressorti le fameux Yiddishland révolutionnaire de Brossat et Klingberg chez Syllepse – plus facile d’accès.
Löwy étudie précisément un large mouvement de pensée qui forme un tout qu’on peut considérer non pas comme clos, mais comme la vaste préface d’une histoire plus longue. Que vous en connaissiez les acteurs dans leur individualité ou les concepts, séparés de tout contexte, vous serez forcément surpris de lire l’auteur les lier intimement entre eux et les éclairer dans leur ensemble.
Tous ces ouvrages, écrits dans une langue tenue, peu en phase avec l’habituel parler contemporain vous dispenserons forcément de la lecture du récent dictionnaire du Judaïsme de Jacques Attali.
Rappelons que de Löwy sur des sujets approchants, on pouvait toujours lire Franz Kafka, rêveur insoumis, Walter Benjamin, avertissement d’incendie et Révolte et mélancolie : le romantisme à contre-courant de la modernité.
Enfin, les parisiens pourront se presser aux portes de l’expositions Futur Antérieur sur l’avant-garde yiddish et son épanouissement en Russie lors de la Révolution.

De la genèse d’un esprit…

Posted by Jules | Posted in Livres | Posted on 08-04-2009

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Allia, dans la très belle collection à 9 euros vient de publier les Fragments Autobiographiques de Frances A. Yates. Ce sont simplement les mémoires d’une fantastique historienne de la tradition hermétique, de « l’occultisme », du néo-platonisme. Ceux qui la connaissent savent qu’elle permet au public d’approcher la Renaissance par un angle décalé. Pour pratiquer cette espèce de diffraction de la lecture historique à laquelle le public français n’est pas toujours rompu, cet ouvrage à l’écriture quasi intimiste qui permet une introspection dans la formation intellectuelle de l’auteur sort en même temps que le titre Science et tradition hermétique dans lequel Yates étudie l’intervention de ces dernières à la Renaissance, dans la collection à 6,10 euros du même éditeur. Editeur qui comptait déja à ce propos dans son catalogue des auteurs comme Giordano Bruno, Eugenio Garin, Koyré et bien d’autres.

Rappelons aux interessés par ce -vaste- sujet que toujours dans la famille « éditeurs post-situ », Mandosio consacre un très bon chapitre de son livre D’or et de sable (Editions de L’Encyclopédie des Nuisances) au mathématicien et magicien John Dee.

Le soleil se lève à l’est…

Posted by Jules | Posted in Livres | Posted on 06-04-2009

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La littérature japonaise est généralement considérée comme digne d’intérêt, et Kawabata partout reconnu comme un de ses plus grands représentants.
Quoique le Japon ait été à la mode ces temps ci et qu’il n’ait jamais manqué d ‘excellents auteurs pour nous communiquer ses passions, on n’a en fait que peu traduit pour la consommation française.
Voilà donc de retour sur les tables des libraires Nuée d’oiseaux blancs de Yasunari Kawabata.
De quoi nous permettre une véritable plongée exotique dans le monde raffiné et –pour une bonne partie du public français- méconnu des pavillons de thé. Le lyrisme de l’auteur nous découvre un jeune héros, véritable concept littéraire du porteur d’un lourd héritage spirituel et amoureux. N’oublions pas d’indiquer le caractère érotique de cette œuvre définitivement magistrale.

Dans le même temps sortait l’Histoire spirituelle du désespoir de Mitsuharu Kaneko, qui à la manière des plus grands essayistes porte un regard incisif sur la société nippone, et éclaire le lecteur sur tout ses aspects, du port de la moustache au communisme, du suicide au shogunat. Première traduction d’un ouvrage au ton quelque peu pessimiste, dans une langue très marquée par l’activité poétique de l’auteur.

Ces travaux nous sont dus aux éditions Sillages (traduction d’Armel Guerne et de Bunkichi Fujimori) pour le Kawabata et aux éditions Rue d’Ulm pour le Kaneko (traduction de Benoît Grévin).

La Conduite de la guerre de William Langewiesche

Posted by Manu | Posted in Livres | Posted on 12-03-2009

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L’Irak, vous connaissez sûrement, un petit bout de terre qui traîne entre l’Iran et la Syrie, envahit par les perses puis par les américains. Parait même qu’ils sont encore en guerre, en tout cas c’est ce que veut nous faire croire ce petit livre édité chez Allia pour la modique somme de 3 euros. Allia lui-même diffusé par Harmonia Mundi, tout les libraires devraient en avoir. J’espère maintenant que je vais pouvoir accéder aux postes les plus intéressants des éditeurs d’une bonne partie de l’œuvre de Louÿs, je verrais ça se soir.
La conduite de la guerre nous emmène donc dans le bourbier Irakien, là où les Marines de notre enfance combattent non plus les russekofs ou autres saletés rouges mais des barbus talibans et terroristes. Un petit nombre de combattants américains, corps de Marines de leur état, emmènent le petit déjeuner à leurs copains… Mais quel ne fût pas leur surprise lorsqu’ils explosèrent sur une mine, bilan du petit déjeuner : 1 morts, 2 blessé grave. Privés de petits déjeuners, les Marines commencent alors à s’énerver et à tirer sur tout ce qui bouge, ou ce qui ne bouge plus trop, bilan : plusieurs familles décimées, toutes civiles, pour un total de vingt-quatre morts. Ne vous inquiétés pas nous affirment les chantres de l’administration américaines, ce ne sont que des soldats devenus fous, ils seront jugés et l’on empalera leurs têtes sur la pique de la bienséance. Langewiesche n’est pas si catégorique, et si les soldats n’avaient fait que leur boulot après tout, et si ce massacre de civiles n’était qu’une conséquence directe de la pratique de la guerre par les États-Unis d’Amérique (et leurs alliés, ne boudons pas notre plaisir) ?
Ce livre de rien du tout (le format est minuscule, le prix également – messieurs de chez Allia, voyez comment je vend bien votre livre !) nous entraîne dans un mécanisme rodé, celle de la guerre en Irak. Au départ d’un fait divers tragique, l’auteur nous conduit dans la psychologie de la guerre, celle que Tzu lui-même ne pouvait prédire, celle de la guerre contemporaine. Loin des pamphlets pacifistes, ce livre nous présente de manière froide ce qu’est la guerre de l’intérieur, à nous de nous faire une idée.

Mon avis, parce que j’en ai envie, et que je me prend pour un critique maintenant que je suis cité dans des hebdos papiers : 9/10, un bon moment à perdre, des interrogations intéressantes, et pas de misérabilisme à deux balles, je prend !

Polichinelle de Pierric Bailly

Posted by Manu | Posted in Livres | Posted on 19-11-2008

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Avant toutes choses, permettez-moi de vous avertir : Polichinelle est un livre étrange, un livre dont les lectures seront surement différentes d’une personne à l’autre, et un livre que vous apprécierez peut-être plus si vous avez connu le monde qui y est décrit, celui des ruraux. Moi, pauvre citadin civilisé, j’ai eu beaucoup de mal, m’a t’on dit à apprécier l’empleur de ce livre. Cela est fait.

Polichinelle nous conte l’histoire d’un groupe d’amis appréciant fortement le rap, habitant une petite bourgade, leurs occupations sont diverses, mais la plus importante est la guerre qu’ils entretiennent avec un autre groupe d’amis, rockeurs eux. L’histoire est en réalité inexistante, n’est qu’un prétexte pour faire jouer la langue, pour donner du sens au texte, un rythme, une mélodie. Chose peu facile où la plupart des poètes se sont cassé les dents. Bailly n’y échappe pas, en voulant en faire trop il finit par démotivé, en jouant plus avec le rythme plus que l’histoire, la forme qu’avec le fond, il se perd et ne retrouve jamais une véritable cohérence. Le monde qu’il a créé a beau être sympathique, cruel et parfois réel, il n’en est pas moins dénué de connexions, et cela est fort regrettable.

Le style est au premier abord déroutant, mais fortement intéressant, on se laisse imprégner par la musicalité, par l’audace dont est capable Bailly, on se laisse transporter par le rythme, le rap et le hip-hop nous imprègnent. Bien vite, il devient lassant, telle une chanson que l’on a trop écoutée ; trop important, il prend trop de place et finit par nous étouffé et c’est bien là le drame de cet ouvrage. Partant d’un bon sentiment, il finit par lassé, surement trop de confiance, surement un éditeur qui n’a pas toujours mis le hola quand il le fallait. Pierric Bailly a certainement fait un livre parfait, pour lui, mais vite difficile pour le lecteur.

Mon avis parce que j’en ai envie : 6/10, on ne change pas une note qui fonctionne ! Ce livre peut plaire, mais il me semble que la lourdeur du style tellement prédominant sur le fond qu’il finit vite par lasser, laissant le lecteur dans l’angoisse de ne plus comprendre ce qu’il se passe autour de lui. L’auteur est allé, une fois n’est pas coutume trop loin dans le style délaissant le fond pour la forme, et c’est bien dommage.

Future implacable et culture inachevée.

Posted by Manu | Posted in Vie du blog, humeur | Posted on 14-11-2008

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YES!!

photo credit: JaimeTeran

Plusieurs billets sont en préparations, ne vous inquiétez pas, je ne vous oublie pas, je vous aime bien trop pour ça, oui même toi le moche au fond de la salle. Sont donc en préparation, dans l’ordre : une critique constructive dont je ne suis pour le moment aucunement satisfait de Nada de Manchette, une autre du plus que moyen Polichinelle et enfin, comme je l’ai promis sur le blog de Nicolas et de sa compagne un sur l’impact des médias sur la vente des livres.
J’essaye d’en faire le maximum la semaine prochaine, puis je vous distillerais le tout petit à petit, juste histoire de vous faire patienter.

En attendant, je ne peux que vous conseiller de lire le fabuleux, le fantastique, le merveilleux livre de Jean Pierre Martinet : Jérôme aux éditions Finitude (quand on aime, on ne compte pas). 30 ans que cet ouvrage n’était plus disponible, croyez moi, il ne vous laissera pas indifférent.

Et pour ceux que la lecture rebute, les arts ont la côte ses derniers temps : Picasso se dévoile un peu partout à Paris, l’expo du Louvre est très bien agencé mais manque un peu de profondeur, celle d’Orsay est très intéressante et complète, reste celle du Grand Palais que je n’ai pu voir, faute de temps et qui, il parait, est très intéressante. Vous pouvez également visiter Beaubourg, histoire d’en connaître un peu plus sur le futurisme, reste que cette expo manque de piquant et de fantaisie. Laissez vous tenter si vous avez quelques instants à perdre, ce courant est hélas aujourd’hui trop peu connu.

Pour ceux qui préfèrent le cinéma, pleins de bons films sont en salle, Séraphine est un beau portrait, d’une peintre (ce qui est déjà trop rare) d’une époque intéressante, le troisième volet des aventures des ruraux de Depardon est sorti, je ne l’ai pas vu, mais si vous aimez Depardon, ne l’oubliez pas. Pour ceux qui préfèrent l’action, Mesrine est à voir, même si le jeu d’acteur est très moyen et l’histoire bien différente de ce que ce dernier raconte dans son livre, l’Instinct de Mort, qui à d’ailleurs été rééditer, jetez vous dessus ! On m’a également dit beaucoup de bien de W, la critique est quand à elle mitiger, et moi je ne l’ai pas vu.

Pleins de choses à faire, j’espère que vous êtes tous chômeurs, parce que là je n’arrive plus à suivre.

Et le Goncourt est…

Posted by Manu | Posted in Librairie -edition | Posted on 11-11-2008

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La sentence est tombé, le nouveau Goncourt est pour Singué Sabour de Atiq Rahimi, encore une fois, aucune surprise donc.

Il parait que le livre est bon. Il à également la chance d’être chez P.O.L., racheté il y a quelques années par Gallimard. Peut-on imaginer un Goncourt sans Gallimard ou Grasset ? À de rares exceptions, je ne pense pas. Je ne vais pas entrer dans la critique des prix, cela a dors et déjà été trop fait et est aujourd’hui trop facile, je vous laisserais par contre le soin de lire les autobiographies d’éditeurs, vous en apprendrez plus que dans n’importe quels articles du monde littéraire. Je conseil, pour ceux que ça intéresse Ascendant Sagittaire de Gérard Guégan, qui même s’il reste fort partial donne une idée de ce milieu.