Après avoir essuyé une vague de froid et de neige sans précédent dans mon grand sud, je remise mes chaussettes de ski au fond de mon placard avec le désespoir secret de ne pas les ressortir avant plusieurs semaines ou mois, hors peut-être, de leur fonction première. L’esprit livré à cette...
Les mutations techniques qu’a vécue la chaîne du livre avec la disparition de certains métiers, la division des taches à certains étages et la concentration à d’autres entraînent aussi des changements dans la stratégie de défense ouvrière. Le Monde dans son édition du 17 janvier rapporte la lutte qui s’opère entre deux courants au sein de la Filpac CGT, ce que certains appellent « Le Syndicat du Livre ». Orthodoxes, partisans de l’existence de la tactique « un syndicat par métier » et rénovateurs, soutiens de Bernard Thibault s’y opposent.
Sur les ouvriers du livre, une référence existe, introuvable en librairie, rare en bibliothèque mais absolument majeure : « Les ouvriers du Livre en France de 1789 à la constitution de la Fédération du Livre » de Paul Chauvet. La bibliothèque municipale de l’école Estienne (paris 13) en possède un exemplaire.
Une fois de plus la police n’hésite pas à attaquer des manifestants pourtant pas très méchants… La dispersion s’est faite rapidement, violemment et la maréchaussée à encore une fois oublié qu’aujourd’hui il est difficile que de tel chose reste lettre morte. Une vidéo, une fois de plus accablante (tadam !)
PS : deux blessés graves (les pompiers ont dû intervenir tout de même) du côté des manifestants, 3 légers chez les flics et trois arrestations.
Alors que les lycéens lyonnais manifestaient comme bon nombre de leurs camarades hier, les flics comme bon nombre de leurs confrères les attaquèrent. Rien de bien nouveau ici, ce n’est pas la première fois qu’une manifestation sauvage se fait déloger de force par les compagnies républicaines de sécurités.
Faits plus inquiétants, cette fois la presse n’a pas été ménagée par les hommes en uniformes. Alors qu’en démocratie occidentale, la coutume est de laisser les journalistes faire leur travail, surtout lorsqu’il y a des faits sur la voie publique, cette fois, il en a été décidé autrement. Ainsi, les deux journalistes de l’AFP qui couvrait la manifestation ont été pris à partie et la maréchaussée effaça toutes traces de photos compromettantes.
Il est marrant de voir que la police se comporte de plus en plus comme des barbouzes, oubliant les droits de la presse, que ce soit en maltraitant les chefs de presse lors de gardes à vue musclés, ou les simples journalistes au jour le jour.
La démocratie en ressort grandit, c’est sur…
Les lycées et les lycéens essayent depuis quelques semaines de sauvegarder leurs acquis et leurs quelques profs. Ils essayent également de sauver le BEP/CAP, dernier maillon professionnel de l’enseignement.
Pour se faire, comme leurs ainées, ils bloquent leurs lycées, et essayent de se faire entendre par les manifestations. Sans droit de grève, et rée préjudice économique, c’est les seuls moyens qui leurs restent pour se faire entendre.
Les forces de l’ordre et leurs commanditaires, l’état donc, ne l’entend pas de cet oreille, et n’hésite pas à user de la force pour les déloger… à l’heure de Youtube et Dailymotion, les vidéos sont vite sur internet et l’impunité de la violence gratuite de l’état ne peut plus exister.
Comme vous le savez tous, aujourd’hui commence une semaine de grève pour les cheminots et les étudiants sont depuis quelques jours déjà en train de revendiquer des mars pour leurs distributeurs. Dans une semaine, c’est les profs qui oseront défier Monsieur le Président de la République française.
Je ne vous obligerais pas à lire mes avis sur cet état de fait, avis dont, malgré ce qu’en pense Le Meur, tout le monde se fout royalement. Je préférerais revenir sur les médias (j’adore taper sur ces pauvres êtres sans défenses que sont les journalistes). Avant-hier ils nous promettaient 1 train sur 3, aujourd’hui on en voit 1 sur 5 à tout casser (20%). Maintenant les médias nous promettent 4 jours de grèves maximum (France Inter, ce matin), et là je dis : STOP ! Les suppositions c’est marrant, c’est sympa, mais ça ne va pas faire avancer grand-chose ! Je veux du concret, du journalisme !
Je propose donc à tous les journalistes de faire un tour chez Mlle Tessier, qui j’en suis sur nous proposera très prochainement une série de prédictions sur la montée du prix du baril de pétrole proche, de la perfection.