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16 août 1972, l’avion de Hassan II, roi du Maroc est attaqué. Baraka royale ou prouesses du pilote, le monarque en sort indemne. Le général Mohamed Oufkir, proche parmi les proches est accusé de la tentative d’assassinat. Arrêté, il est rapidement retrouvé « suicidé ». Sa femme et ses six enfants seront enfermés presque vingt ans, dont une quinzaine dans une prison au fin fond du désert. Après s’être évadée, Malika Oufkir, fille aînée du général alerte l’opinion internationale et met un terme aux souffrances de ses proches.
A leur sortie, certains membres de la famille chercheront à témoigner au travers d’une série de livres. La veuve Oufkir, Fatema publie en 2000 « Les jardins du roi ». Malika, dans son livre « La prisonnière » raconte non seulement son enfermement mais aussi son enfance dans le palais, elle qui avait été adoptée enfant par le roi Mohammed V pour vivre au côté de la princesse. Malika sera passée des fastes de la cour aux affres du bagne mais n’aura jamais vraiment cessée de souffrir. Elle réitère en 2006 et publie « L’étrangère ». Raouf Oufkir, qui suit des études d’histoire après sa libération livre son point de vue de l’affaire dans le livre, plus politique et moins intime « Les invités ». Puis c’est au tour de Soukaïna, la chanteuse, d’écrire « La vie devant moi » qui sort en 2008.
Le parcours du général est quant à lui livré dans le livre de Stephen Smith « Oufkir, un destin marocain » qui revient sur sa vie, des années de formation à son assassinat en passant par la répression des émeutes de Casablanca, l’enlèvement de Ben Barka…
Ces ouvrages permettent de saisir un pan de l’histoire marocaine et de comprendre la gestion violente qui fût de mise sous le règne de Hassan II.

