À lire.

Les Belles américaines

Lire la suite

Bon, j’avais prévu de publier une review par semaine mais devant les attaques de mes détracteurs je me sens obligé de parler des auteurs afro-américains sinon Obama m’envoie la CIA, et SOS Racisme me colle un procès. Je pourrais pousser plus loin et impliquer des auteurs ayant écrit...

Nous suivre par RSS ou e-mail

Hassan II au Maroc

Posted by Jules | Posted in Livres | Posted on 16-03-2010

Mots-clefs :

0

16 août 1972, l’avion de Hassan II, roi du Maroc est attaqué. Baraka royale ou prouesses du pilote, le monarque en sort indemne. Le général Mohamed Oufkir, proche parmi les proches est accusé de la tentative d’assassinat. Arrêté, il est rapidement retrouvé « suicidé ». Sa femme et ses six enfants seront enfermés presque vingt ans, dont une quinzaine dans une prison au fin fond du désert. Après s’être évadée, Malika Oufkir, fille aînée du général alerte l’opinion internationale et met un terme aux souffrances de ses proches.

A leur sortie, certains membres de la famille chercheront à témoigner au travers d’une série de livres. La veuve Oufkir, Fatema publie en 2000 « Les jardins du roi ». Malika, dans son livre « La prisonnière » raconte non seulement son enfermement mais aussi son enfance dans le palais, elle qui avait été adoptée enfant par le roi Mohammed V pour vivre au côté de la princesse. Malika sera passée des fastes de la cour aux affres du bagne mais n’aura jamais vraiment cessée de souffrir. Elle réitère en 2006 et publie « L’étrangère ». Raouf Oufkir, qui suit des études d’histoire après sa libération livre son point de vue de l’affaire dans le livre, plus politique et moins intime « Les invités ». Puis c’est au tour de Soukaïna, la chanteuse, d’écrire « La vie devant moi » qui sort en 2008.

Le parcours du général est quant à lui livré dans le livre de Stephen Smith « Oufkir, un destin marocain » qui revient sur sa vie, des années de formation à son assassinat en passant par la répression des émeutes de Casablanca, l’enlèvement de Ben Barka…

Ces ouvrages permettent de saisir un pan de l’histoire marocaine et de comprendre la gestion violente qui fût de mise sous le règne de Hassan II.

Dessine moi un hawlî

Posted by Jules | Posted in Livres | Posted on 24-12-2009

Mots-clefs :, ,

0

C’était l’événement du Salon du livre de Casablanca : Al Amir Asghir. Le Petit Prince. Celui de Saint-Exupéry, traduit pour la première fois en darija, le dialecte marocain par Abderrahim Youssi. Le Petit Prince connaissait déjà une version amazighe depuis quatre ans, mise au point par un chercheur de l’Institut Royal de la culture amazigh, Lahbib Fouad. Ce sont de véritables actes politiques de la part de ces partisans des dialectes contre ceux, islamistes et protos pan-arabes, qui bataillent pour l’utilisation du seul arabe, langue de la Révélation pour les premiers et de l’unité pour les seconds. L’amazigh comme la darija sont des langues maternelles pour beaucoup et leur utilisation apparaît à certains comme le moyen de lutter contre l’analphabétisme.
L’histoire du Petit Prince présenterait de nombreuses similitudes avec la culture populaire marocaine et berbère – souvents orales – notamment les contes, dans son fonds comme dans sa forme.