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De Trondheim dans les blogs

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Lewis Trondheim, géniallissime auteur de Lapinot, du donjon, de la mouche et de bien d’autres BDs toutes plus sympas les une que les autres nous gratifient depuis quelque temps d’un blog. Et là, c’est le drame, Lewis prend le « journal intime sur le net » au pied de la lettre...

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Punk by the book.

Posted by Manu | Posted in Livres | Posted on 04-05-2010

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Le Punk Rock, musique simplifiée à outrance dont on peut dater les prémices à la fin des années 60 par les rythmes beatlesques, mais énervés des Kinks ou des Troggs, est une source inestimable de récupération littéraire.

Les premiers « protopunks » drogués, pédés et géniaux, que sont les Velvet Underground ou Iggy Pop et ses Stooges ne jurent que par Burroughs. Un type qui raconte si bien la jeunesse, la drogue et l’homosexualité ne pouvait que correspondre à cette bande de vauriens. Pendant ce temps, les MC5 et les New York Dolls prenaient un malin plaisir à définir les bases du Punk. Alors que cette nouvelle musique hallucinée, provocante et exigeante continuait son expansion, en 1976 le punk rock apparut. Pas moins drogués, reprenant la violence qu’ils subissent depuis trop longtemps à leur compte, ils représentent la haine de la jeunesse engendrée par les crises économiques. Et ils aiment ça. Un seul mot d’ordre : choquer. C’est terriblement efficace. Pas besoin de savoir jouer d’un instrument, les aigus et les rythmes binaires suffit à leurs besoins. Véritables hérauts du punk rock, les Sex Pistols s’amusent à détruire, cracher, taper, violenter. D’autres groupes restés cultes s’engouffreront dans la brèche : les Clash, Hot Rods, Stiff Lipper Fingers ou encore les Ramons. Pas besoin de style défini, quelques fringues déchirées, des épingles à nourrice et une bonne dose de provocation à base de svastika suffit pour devenir punk. La jeunesse blanche apprécie et s’engouffre dans la brèche. Bien vite, l’affaire est portée en France, Alain Pacadis dans Un jeune homme chic nous raconte l’année 77 de l’intérieur sous la forme d’un journal. Entre concerts des Stinky Toys, défilés de mode, fêtes sauvages et révolutions des appartements bourgeois parisiens, la vie n’est pas de tout repos pour les punkrockers. Bientôt les années 80 arrivent avec leurs lots de nouveautés : un punk rock aseptisé, moins provocant, parfois politisé ; un punk rock français, pas dénué de qualités, mais loin de l’affolante nouveauté des Velvet ou des Stooges. La période Bérurier Noir, Souris déglinguée ou Garçon bouché bat son plein, avec ses bonnes et mauvaises choses. En Angleterre, on vit sur les reliques du passé.

Please Kill Me de Legs McNeil chez Allia raconte sous forme d’interview l’histoire du Punk prend une saveur toute particulière, les acteurs de l’époque racontent comment on en est arrivé là. Toujours chez Allia, England’s Dreaming de Jon Savage, journaliste rock n’roll bien connu revient sur les années Sex Pistols et la violence de son époque.

D’un point de vue plus sociologique, certaines personnes se sont intéresser de près aux mouvements issus de la classe prolétaire blanche des années 60 et 70, faisant la part belle à tous ces Mods, Teddy, Skins et Punks ; Dick Hebdige avec Sous-Culture (chez Zone) étudie avec minutie comment sont apparus toutes les sous cultures liées au rock n’roll, ce qu’elles incarnent et la façon dont elles évoluent.

On peu noter, parce que ça existe, que de nombreuses biographies des acteurs du mouvement sont éditées par Camion Blanc, ça à les défauts des biographies, c’est chiant à lire, très inégales et peu de choses vous seront nouvelles, mais ça permet de se faire une idée rapide et complète d’un protagoniste.

La littérature, c’est toujours pareil, y’a pleins de livres pour gamins qui présentent des punks méchants et chiants, mais d’un point de vu plus adulte, y’a pas grand-chose. On pourra toujours noter Human Punk de John King, le bonhomme qui a écrit Football Factory ou Aux couleurs de l’Angleterre.

Ouai, je sais, j’ai oublié plein de groupes « trop importants », le punk existe encore aujourd’hui, les groupes francophones peuvent être géniaux. Mais franchement, je m’en tape.

Repose In Peace, Mclaren.

Tient, de la musique !

Posted by Manu | Posted in Vie du blog | Posted on 24-11-2009

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Que ceux qui se disent : « que pourrais-je donc bien écouter aujourd’hui ? C’est vrai ça, mes 25687 mp3 ne me suffisent pas ! » soient heureux ! La playlist du blog fut mis à jour.

Une sélection chanson française trop top la classe. Bon j’avoue, ça à moins de gueule que Britney Spears ou la fantastique Lady Gaga, mais j’ai pas la tête à ça.

À voir, à lire, à écouter

Posted by Manu | Posted in humeur | Posted on 05-10-2009

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Ne vous inquiétez donc pas, ce blog n’est toujours pas le blog de Jules, mais bien le blog de Manu (et de Jules et Michaël). Le manque de messages ces temps si ne présage aucunement de la suite de cette situation. Pour en finir avec le diktat de l’article littéraire, voici quelques petits trucs à lire, à voir ou à écouter lorsque vous vous ennuyez.

Commençons avec le nouveau livre de chez Attila, Paris insolite de Jean-Paul Clébert qui nous invite à visiter le Paris des années 50, le vrai Paris, pas celui où les uns et les autres se complaisent, où la libération à fait d’un Paris outragé, brisé et martyrisé un Paris libéré. Non, Clébert nous montre le Paris des fous, des inventeurs géniaux, des troquets. Accompagné des photos, magnifiques, de Patrice Molinard, je ne vous cache pas qu’il ne peut être qu’intéressant de le lire, de préférence en bougeant dans les quartiers en même temps que l’auteur.

Un autre livre, édité chez Finitude cette fois : Inventions nouvelles et dernières nouveautés de Gaston de Pawlowski présentant les inventions les plus indispensables depuis la Création, mais qui la plupart du temps ne trouveront jamais preneur, et c’est fortement dommageable. Se moquant de l’inutilité du gadget, De Pawlowski nous présente les inventions les plus incongrues, nous les rendant indispensables.

Lorsque vous en aurez marre de lire, mais que vous ne voulez toujours pas sortir, ou si peu, vous pourrez vous déplacer jusqu’à votre cinéma pour le Grand Lyon Film Festival à Lyon, par exemple (sauf si vous n’êtes pas lyonnais, sans cette condition vous devrez faire de longues heures de route avant de trouver le salut) qui au lieu de nous présenter des films qui vont sortir avec moult fracas laissant bien des films sans la moindre chance médiatique nous replonge dans de nombreuses rétrospectives des meilleurs réalisateurs : Sergio Leone, Clint Eastwood (en invité d’honneur), Don Siegel, Eddie Muller accompagnés par d’autres films proches de Clint Eastwood. Thierry Frémaux a eu une grande idée, cette fois, bien plus grande que le festival de Cannes.

Sinon, pour tous ceux qui sont Montreuillois de cœur, laissez-vous tenter par l’Armée du Crime, film retraçant les faits et gestes de la bande à Manouchian. Tuer des communistes ça me rend toujours un peu triste. On se rassure en sachant qu’à l’époque il y en avait par poignées. Vous pouvez également aller voir Un Prophète, bien que la presse apologétique en a une fois de plus bien trop fait.

Sinon, j’écoute en ce moment même l’émission de France Inter, Carrefour de Lodeon et je ne peux que vous le recommander. Vous finirez, si ce n’est déjà fait, par aimer la musique classique.

En attendant un prochain article, j’espère que vous aurez assez à faire pour les prochains jours.

Booba

Posted by Jules | Posted in humeur | Posted on 22-07-2009

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Tous le rappellent direct, ce CD n’est pas à la hauteur comparé à Temps Mort ou à Ouest Side. En même temps, la barre avait été mise vraiment haut. Et là, une chose est sûre, Autopsie volume 3 est une mixtape de bien meilleure qualité que la grande sœur. Booba convoque du monde, monde qui répond à l’appel et fait honnêtement son boulot – quoiqu’il n’y ait pas spécialement d’éclats du côté des invités, pour ce travail en indé (au revoir Barclay). Pour la composition, on ne change pas une équipe qui gagne ; Street Fabulous, Animalsons… Le CD, le clip (Chris Macari pour Double Poney) et tout ce qui accompagne continue à forger l’image d’un artiste j’men foutiste qui réussit en dilettante, loin d’un Rohff stakhanoviste camé au travail. Comme à son habitude, Booba se retourne et change de style une fois de plus, pour aller dans le sens d’un son assez moderne ce coup-ci, amis du voice coder, des boutons et des fils électriques, bonjour. Il n’empêche que ce qui est probablement la chanson phare du scud est celle qui rappelle le plus les bon vieux sons boobdant (booba+bandant=boobdant) : Double Poney. Le son typique, à écouter à la salle de boxe ou en voiture pour aller à la salle de boxe ou au concert de B2o où on se servira de ses souvenirs de la salle de boxe. L’autre grosse réussite est Rat des villes. Booba reste classique en donnant une fois de plus un caractère autobiographique à pas mal de chansons, notamment à Foetus qui clôt la pétarade de Autopsie sur une note plus calme et triste. Ne vous affolez pas, le maître de la prose et des lyrics triviaux et vulgaires garde la ligne (et la pêche) ; on entend encore beaucoup parler de soucis matériels, de bagarre sur le volume 3. A ceux qui attendaient avec empressement le featuring avec Seth Gueko, l’autre roi de la vulgarité du milieu rap (moi j’parie 1 contre 10 que ce mec est en fac à la Sorbonne et prépare une thèse sur… disons Alphonse Boudard), le résultat ne sera pas à la hauteur des attentes, la rencontre promettait pourtant d’être explosive. La chanson avec Humphrey est vraiment trop … rnb, l’apparition de Despo Rutti en revanche est réussie. Il n’y a pas que des inédits sur Autopsie, sont aussi calés les couplets de Booba tirés de l’album de Mac Tyer, celui de Bienvenu au Texas, pour le CD de Tony Parker (seule bonne chanson du susdit CD d’ailleurs) ainsi que celui de Reste en Chien (un bon passage de Booba sur une chanson vraiment mauvaise). Booba, c’est pas de la musique, c’est une ambiance.

wanna be your dog

Posted by Jules | Posted in humeur | Posted on 24-05-2009

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Je sais pas si le gérant de cette fnac est inconscient, suicidaire, si il mène une action syndicale ou si il est siplement génialement classe, toujours est-il qu’il ouvre ses portes à IGGY POP, ce lundi 25 ma ià 18 heures. C’est à la fnac Saint-Lazare et ça risque d’être michto de chez michto. Vérifiez tout de même les horaires et adresse, je dis ça de mémoire.

RAP GAME

Posted by Jules | Posted in Livres | Posted on 23-04-2009

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Le rap n’a jamais été une affaire de livres. Dans les quelques parutions, romans ou études à ce propos, un tri s’impose ; la plupart sont de très médiocres ouvrages, banalités consensuelles, au ton souvent démagogique et peu renseignées. Mais l’on déniche ça et là de meilleurs titres. Des études très poussées avaient été publiés à l’Eclat : « The new beats : culture, musique et attitudes du hip-hop » et chez Allia : « Can’t stop won’t stop : une histoire de la génération hip-hop ». Une anthologie sympathique de textes de rap est sorti à La Table Ronde. Mais s’il y a une culture rap à chercher en librairie, mieux vaut se tourner le roman, particulièrement le noir (roman noir s’entend ici dans les deux sens du terme). Et commencer par le plus magistral d’entre eux. LA Bible des rappeurs, le roman culte ; « Pimp » d’Iceberg Slim (Ice-T tire son nom de l’auteur qu’il cite régulièrement). Pimp, c’est maquereau. C’est aussi probablement le mot le plus usité du rap cainri, un titre de 50 cent et sans doute le nom de scène de centaines de jeunes amateurs. Pimp -le roman- c’est l’histoire d’un jeune mac noir, où la crudité du vocabulaire ne fait concurrence qu’au tranchant du regard social de l’auteur. L’autre polar à lire serait probablement « Le vautour » de Gil Scott Heron, artiste considéré comme le papa du rap. Du côté de l’Hexagone, c’est Izzo avec sa trilogie marseillaise qui fût le plus hip-hop de nos auteurs. Son œuvre rappelle franchement IAM. Le rap a aussi ses mythes, n’importe quel fan sait combien Tony Montana, Mesrine ou Mohamed Ali sont des références. Profitez-en pour lire ou relire « L’instinct de mort » du grand Jacques, « Scarface » de Armitage Trail et une petite bio de Ali, celle de Lelorain par exemple.
Plus généralement , le rap dans ses passions est hanté par l’Islam autant que par les mouvements noir américains et bien sûr par ses ancêtres ; rock, jazz et blues. Ces sujets sont l’objet de régulières parutions de qualité, citons pêle-mêle les meilleurs : « Black Panther » à l’Echappée, « Blaxploitation : 70′s soul fever ! » de Sévéon chez Bazaar and co, « Hellfire » de Tosches chez Allia, « Sly Stone : le mythe de Staggerlle » de Greil Marcus chez le même éditeur. Mais cette vague recension serait nulle sans évoquer les ouvrages du maître en la matière : Nik Cohn. « Soljas » et « Triksta », c’est une incision dans le milieu hip-hop hardcore des plus fascinantes. Le cadre ; la Nouvelle-Orléans, c’est acre forcément. De jeunes you-vois devenus richissimes du jour au lendemain poussent les lyrics à leur maximum de vulgarité et de violence sur des beats endiablés. Des filles en transe finissent à moitié à poil devant les Cadillacs des DJ les plus côtés de la région. Des gosses déchirés au crack et au cognac (pour la reconnaissance sociale le cognac) se tirent dessus à balles réelles, purgent des peines à perpet’ et rêvent de lancer des liasses de billets dans la foule en liesse depuis la scène. Dirty South quoi.

De la flemme le dimanche (13)

Posted by Manu | Posted in Humour | Posted on 15-02-2009

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Je suis un hippopotame !


Un peu de douceurs !

Posted by Manu | Posted in Vie du blog | Posted on 14-11-2008

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La musique adoucit les moeurs, j’ai donc mis à jour la Playlist de la semaine. C’est à votre droite, Mesdames et Messieurs. Tout en douceurs, j’ai dit !

La playliste de la semaine qui change tout les trois mois

Posted by Manu | Posted in Vie du blog | Posted on 08-09-2008

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J’ai mis à jour la playlist présente en bas à droite, vous pouvez l’écouter, ça me fera plaisir. J’espère juste qu’elle plairat à Omar Boulon autant que la dernière.

De la musique sur un blog

Posted by Manu | Posted in Vie du blog | Posted on 21-12-2007

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Juste une petite notule pour vous indiquer que vous pouvez écouter les plus grands de la chanson international, mis régulièrement à jour grace à Deezer et au petit module sur la droite (un peu plus bas).

En plus, il y a du Carla Bruni, si c’est pas de la réactivité ça !