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L’épée étincelante de la dialectique et la fourche pleine de

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A propos d’une époque mouvementée – des millénaristes, des humanistes méprisants, des peintres sympathisants et des princes communisants auront participé à cette Guerre des paysans qui secoua le Saint Empire romain germanique dans la foulée de la Réforme – on a aujourd’hui...

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Emmanuel Pierrat à propos du départ du Seuil de la rue Jacob : « De le couper pour en faire de la pâte à papier ? »

Posted by Jules | Posted in Librairie -edition | Posted on 04-11-2009

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Le départ du Seuil de la rue Jacob (Paris VI) pour Montrouge entraîne une -mini- polémique. On imagine que certains employés trouvaient plus plaisants Paris centre, et quelques « intellos » types crient déjà au scandale. Emmanuel Pierrat, conseiller à la mairie du VIème, romancier et éditeur répond à Jules à ce propos.

J. – Quels sont les dangers, pour le quartier, du départ du Seuil de la rue Jacob? On imagine que les cars de touristes ne s’y rendaient pas par centaines, mais l’identité du quartier n’est-elle touchée?

E.P. Les restos, cafés, etc. vont changer de clientèle… et tout sera peu à peu aseptisé.

J. – Lorsque le divan avait cédé la place à Dior, beaucoup s’étaient offusqués – alors même qu’une enseigne Dior a le don d’attirer un nombre incroyable de jolies filles. Avez-vous eu vent d’indignations de ce genre?

E.P. Non, car le Seuil était caché dans des étages… et d’accès privé.

J. – Peut-on voir le déplacement des grandes maisons d’éditions comme un pas vers une démocratisation de la culture?

E.P.
Certainement pas, car ce sont des entreprises où l’on ne rentre pas comme dans un lieu public…

J.- Qu’avez-vous prévu pour le mythique if qui était dans la cour du Seuil?

E.P. De le couper pour en faire de la pâte à papier ?

la rentrée littéraire : c’est parti

Posted by Michael | Posted in Librairie -edition, Livres | Posted on 01-07-2009

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bernard-wallet1A partir d’aujourd’hui et jusqu’à indigestion totale, je publierai un article tous les jours ( sauf le jeudi soir, j’ai cricket ) à propos d’un livre à paraître au cours de la prochaine rentrée littéraire. Je prend un livre au hasard dans ma petite pile de Services de Presse, et c’est parti.

Aujourd’hui donc, je commence avec BW, de Lydie Salvayre, aux éditions du seuil qui paraîtra le 20 aout prochain.

le sujet du livre, c’est lui, c’est BW, comme l’appelle Lydie à longueur de temps, sans doute par respect pour sa vie privée ( un peu comme dans les livres qui portent des titres genre  » moi, GB, 13 ans, violée par mon oncle » ) alors qu’on l’identifie dès le premier tiers du livre comme Bernard Wallet, fondateur des éditions verticales. Et il se trouve que notre bon Bernard perd plus ou moins la vue à la suite d’un décollement de rétine, et cela le mécontente quelque peu. Bon. Et comme Lydie, qui est gentille, passe le voir à l’hopital, il se dit ‘tiens, je vais lui raconter mon histoire de quand je suis parti au liban en mob’, et elle ‘tiens justement ça tombe bien je n’ai toujours pas commencé mon livre de la rentrée littéraire prochain’

bon, récapitulons, nous avons en A un éditeur ex champion d’athlétisme ex voyageur ex voyant qui raconte, et en B une écrivaine complètement en admiration face à ce type, qui écrit. Au final cela nous donne un livre relativement indigeste dans la forme puisqu’écrit entièrement à la troisième personne avec un BW majuscule placé toutes les deux phrases ( « BW fait ci, BW fait ça, BW prend un coup de fil, etc.. ) entrecoupé de réflexions de BW qui dit « tu vas le dire ça ? » et Lydie de répondre « oui BW, je vais le faire » ( vous voyez, j’ai placé six fois BW en deux lignes et vous en avez marre, eh bien Lydie, elle, place entre quatre et six fois BW par page, pendant 200 pages ), et pour ce qui est du fonds, on suit BW un peu au moyen orient mais de façon anecdotique, on apprend que lorsqu’il est toujours à l’hopital, les éditions verticales continuent de fonctionner ( Oh! ), on apprend ( mais seulement à la fin du livre, parce qu’il faut garder le suspens ) que le père de Bernard Wallet roule en Mobylette, et on s’ennuie tout le temps, on s’attend à un démarage de grande histoire qui n’arrive jamais, ce livre n’est qu’une réunion de deux personnes qui discutent et qui se lancent des petites réflexions et des anecdotes, et qui prennent du plaisir à être là tous les deux, mais pas un gramme de ce plaisir ne parvient jusqu’au lecteur, ce qui est bien dommage, tout de même.

verdict : achetez plutôt un lonely planet sur le liban, et ‘l’édition sans éditeur’ d’André shiffrin.